Force Ouvrière Justicetient à saluer le professionnalisme et la vigilance des collègues qui, lors d’une fouille minutieuse au sein du bâtiment D5 le samedi 26 juillet 2025, ont permis la découverte de matériel illicite dissimulé dans une cellule.
Bilan de la saisie :
• 7 iPhones
• 1 paire d’écouteurs filaires
• Plusieurs accessoires de recharge (câbles, adaptateurs, etc.)
Le tout soigneusement conditionné dans du cellophane et dissimulé dans une bassine placée sous le lavabo, démontrant une nouvelle fois l’ingéniosité des personnes détenues dans l’introduction et la dissimulation de matériel prohibé.
Cette découverte interpelle une nouvelle fois sur les défaillances structurelles et l’ampleur du trafic téléphonique en détention. Les surveillants ne peuvent pas seuls faire face à cette menace quotidienne, qui met en péril la sécurité de tous au sein de l’établissement.
Force Ouvrière Justiceexige :
• Le renforcement des moyens humains et matériels pour les fouilles ciblées ;
• L’installation de brouilleurs performants et fiables dans tous les bâtiments ;
• Une politique pénale ferme vis-à-vis des détenus impliqués dans ces trafics.
Cette saisie prouve une chose : la détermination des agents à maintenir l’ordre et la sécurité malgré un contexte de plus en plus tendu.
Force Ouvrière Justicereste aux côtés des personnels pour défendre leurs conditions de travail, leur sécurité, et leur engagement sans faille au service public pénitentiaire.
Objet : Urgence sécuritaire au Quartier Mineur du CP de Baie-Mahault.
Monsieur le Directeur Interrégional,
Le Syndicat Régional FO Justice Guadeloupe vous adresse cette lettre ouverte avec gravité. En effet, la situation sur le terrain devient chaque jour plus inquiétante au Quartier Mineur du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault.
Depuis le début de l’année, nous constatons une augmentation effrénée et alarmante de l’effectif du Quartier Mineur. Aux derniers chiffres, près d’une vingtaine de mineurs incarcérés ; un chiffre inédit sur le Centre Pénitentiaire !
Faut-il croire que ce sont les mineurs les plus impliqués dans les violences à l’extérieur ?
FO JUSTICE Guadeloupe DENONCE et surtout vous lance une ALERTE sur la gestion difficile de ce quartier tant au niveau des affectations que des conditions de travail. La direction locale a déjà pris la décision de doubler les cellules.
Monsieur le Directeur Interrégional, cette situation ne peut plus durer et devient de plus en incontrôlable pour les personnels de surveillance, ainsi que pour nos partenaires : les intervenants PJJ par exemple sont débordés face à cette montée de violences.
Cette surpopulation carcérale au Quartier Mineur est source de violences entre les jeunes détenus mais aussi à l’encontre des personnels. Depuis le début de l’année, plusieurs incidents ont émaillé les journées au Quartier Mineur. A plusieurs reprises il a fallu l’intervention du personnel, en cours de promenade, en salle d’activité ou en cellule, pour séparer et/ou empêcher ces jeunes en ébullition de passer à l’acte et de commettre l’irréparable. Fort heureusement pour l’établissement et pour nous personnels, aucuns blessés graves. Mais au cours de ces différentes interventions, un Gradé s’est blessé et dernièrement une Gradée a été agressée par un mineur. Au moment où je vous écris, un Surveillant s’est fait agresser hier après-midi par l’un de ces jeunes.
Bilan de ce premier semestre, le personnel de surveillance est à bout ; le personnel est usé par des jeunes en manque d’activités, qui sont excités par une chaleur accablante, qui sollicitent et insultent tout le temps le personnel pour un rien.
Monsieur le Directeur Interrégional, FO JUSTICE Guadeloupe refuse que le personnel du Quartier Mineur soit les nounous « d’enfants gâtés pourris », et surtout irrespectueux envers un personnel entièrement dévoué au service.
FO JUSTICE Guadeloupe vous demande de prendre toutes vos responsabilités face à ce problème et de trouver des solutions adaptées pour ces jeunes. Notre priorité est d’éviter de mettre les personnels en danger et d’éviter une souffrance au travail qui pourrait se transformer en découragement, en absentéisme ou en Burn Out.
D’où notre question, Monsieur le Directeur Interrégional, à quand la création d’un EPM (Etablissement pour Mineur) sur notre territoire ? Sachant que l’actualité sociale guadeloupéenne (et caribéenne) mentionne souvent les problèmes liés à la délinquance juvénile, la circulation des armes, mais aussi l’emploi des jeunes par des gangs et des narcotrafiquants.
Dans un contexte plus général, FO JUSTICE Guadeloupe dénonce par-dessus tout, la dégradation des conditions de travail des différents personnels. Dans ce climat de violence perpétuelle, de lassitude au travail, des risques psychosociaux, etc…qui peut nous aider ? Les personnels se sentent délaissés par les instances nationales. Souvent nous faisons remonter à la direction locale, à la DSPOM nos difficultés rencontrées sur le terrain et aucune solution et/ou préconisation ne nous est apportée.
Notre détermination à faire respecter les conditions de travail des personnels est sans faille et nous restons vigilants face à la situation désespérée des personnels du Quartier Mineur du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault.
Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de nos salutations respectueuses.
Résumé des faits : Le samedi 26 juillet 2025, à 16 heures 15 encore au QM, un détenu refuse de réintégrer sa cellule, sous le prétexte fallacieux de vouloir récupérer « une commission » auprès d’un autre détenu.
Face au refus des agents, le ton monte, insultes racistes, menaces, intimidation physique, allant jusqu’à tenter de faire les poches d’un surveillant. Malgré les injonctions, l’individu persiste. Connu pour ses antécédents disciplinaires, son comportement agressif a contraint la surveillante à déclencher l’alerte. L’arrivée des renforts a permis de mettre fin à l’incident
FALLAIT S’Y ATTENDRE, UN PERSONNEL EXTÉNUÉ !
UN DÉSASTRE AU QM, UN QUARTIER LAISSÉ À LA DÉRIVE, UNE ÉQUIPE DÉDIÉE EN SOUFFRANCE :
02 agents en arrêt ;
01 agent en poste aménagé ;
01 agent démissionnaire.
LES ACTIONS INADAPTÉES DE LA DIRECTION :
La couverture de ces postes par des agents non formés ;
Des œilletons toujours obsolètes pour travailler ;
Le partenariat avec la PJJ fragilisé voir inopérant.
Ce bilan catastrophique est le résultat d’un laxisme persistant au sein de la direction du CP de Nouméa.
Malgré nos alertes répétées, le personnel continue de subir une dégradation constante de leurs conditions de travail, tandis que les incidents se multiplient. Faut-il désormais considérer la fidélisation aux agressions comme un élément intégré à la fiche de poste des agents ? FO Justice du CPN dit NON ça suffit ! Les résultats parlent d’eux même, les risques psychosociaux se manifestent au sein des équipes. Le stress chronique, la fatigue mentale et physique persistante, la perte de motivation, pouvant aller jusqu’au burn-out ou à la dépression professionnelle. Dans des contextes où les personnels sont exposés à des agressions, à des effectifs réduits, ou à un manque de moyens, ces facteurs s’amplifient et FO Justice du CPNdénonce avec force l’inaction et le silence de l’administration.
Le bureau local FO Justice exige des mesures urgentes et appropriées dans la gestion propre de ce quartier spécifique, avant que d’autres n’abandonnent le navire ;
Le bureau local FO Justice tient à exprimer son soutien aux collègues exposés aux agressions et se tient à disposition pour les accompagner dans toutes les démarches.
Le quartier mineur n’est pas une zone de non-droit, les autres aussi !
Le gouvernement brandit l’austérité comme si c’était une vertu. Ce n’est pas un redressement, c’est un abandon. Le budget 2026 n’est pas un plan de rigueur, c’est une déclaration de guerre contre les Personnels du ministère de la Justice.
Les promesses pleuvent, les actes ne suivent pas. L’Union FO Justicen’est pas dupe. Nous avons assez entendu « ça arrive bientôt », « on y travaille », « faites confiance » … À ce jour, les protocoles d’accord pour les Personnels administratifs et techniques, incluant notamment des dispositifs indemnitaires concrets et une revalorisation pluriannuelle significative, ne sont toujours pas signés. Aucune date, aucun engagement ferme. Nous sommes dans le brouillard, et les Personnels sont en train d’être sacrifiés sur l’autel du silence.
L’Union FO Justice l’affirme haut et fort : nous ne laisserons personne sur le bas-côté.
Madame la Secrétaire Générale,
Dans les établissements pénitentiaires, c’est l’explosion. La surpopulation carcérale a atteint un niveau non pas critique mais catastrophique ! Il y a quelques jours encore, à Osny, un surveillant a frôlé la mort, égorgé dans l’exercice de ses fonctions. Une agression de plus ? Non. Une tragédie évitable.
L’État regarde ailleurs pendant que nos collègues tombent !
Et pendant ce temps, la DAP tergiverse sur la mise en œuvre du PIE (Pistolet à Impulsion Électrique) et de la bombe incapacitante. Ces dispositifs ont été obtenus par FO Justice, mais leur déploiement traîne et certains aérosols achetés vont bientôt périmer sans jamais avoir été mis en service ! Quelle ironie en temps d’austérité : on achète, on stocke, on gaspille. Quelle gabegie. FO Justice exige leur généralisation immédiate pour tous les Personnels de surveillance. Assez de blabla, il faut agir. La DAP est en déliquescence !
Nous ne la laisserons pas couler sous le poids de décisions hasardeuses ou de l’inaction !
Madame la Secrétaire Générale,
Que dire également des taux de promotion obtenus dans le cadre de la réforme des Personnels de surveillance, négociée seule par FO Justice. Un arrêté triennal devait paraitre pour ne pas se retrouver dans la situation que nous avons connue. A-t-il été publié ? Non, toujours pas. Encore une fois, les Personnels attendent dans le silence d’un ministère qui semble avoir oublié qu’il a des obligations. Aujourd’hui, chaque jour d’attente supplémentaire est un mépris de plus.
Madame la Secrétaire Générale,
L’Union FOJustice n’a pas l’intention de faire de la figuration. La rentrée sociale sera explosive, et le ministère doit s’y préparer. Nous combattrons la suppression des jours fériés avec la plus grande vigueur. Nous combattrons les réformes autoritaires avec toutes les armes syndicales à notre disposition. Si le pays doit se bloquer, l’Union FO Justiceprendra toute sa part.
Ce ras-le-bol n’est plus une émotion. C’est une position.
Madame la Secrétaire Générale,
S’agissant enfin de l’unique point à l’ordre du jour, l’Union FO Justicea tenté de négocier pour apporter une véritable garantie en matière de respect du contradictoire et d’accompagnement des agents. La DPJJ reste arc-boutée sur sa position, en conséquence, nous voterons contre la déconcentration des actes disciplinaires de premier groupe.
FO Justice est préoccupé par les nombreux départs du service RH à la DI.
Bonne continuation aux personnes qui ont été mutées, mais également bonne chance à ceux qui restent en poste.
Aucune assistance supplémentaire n’est prévue pour l’instant dans un service déjà en difficulté et exigeant une technicité élevée.
Nous sollicitons notre hiérarchie pour connaître les mesures prises afin de combler ces manques, et ne pas imposer une charge supplémentaire aux agents déjà en place
Depuis 3 ans l’effectif des personnels de surveillance, telle la banquise, ne fait que diminuer pour atteindre un record bien triste. Les agents, toujours professionnels et solidaires, continuent à faire de leur mieux afin de garantir la sécurité de l’établissement.
Les heures supplémentaires s’accumulent, les compteurs explosent, la fatigue s’installe. Mais ils sont toujours là, présents !
Leurs familles, leurs amis se demandent parfois s’ils les verront plus souvent à l’avenir. Mais ils répondent présents, pour l’Administration.
On leur demande toujours plus, toujours plus vite, toujours mieux, on les presse tels des vaches à lait. Mais ils répondent présent, au détriment parfois de leur santé.
Ils désamorcent des conflits et des situations explosives. Ils ne sont pas parfaits, mais ils sont toujours présents.
Ils sont présents, mais pas infaillibles ! Et ils n’ont pas le droit à l’erreur !
Parce que la fatigue s’installe lentement avec les heures supplémentaires qui augmentent, chaque geste semble important.
La reconnaissance tarde à se manifester, alors que la sanction est rapide et foudroyante !
Des efforts pendant des mois (voire des années), des services rendus à l’Administration, et tout d’un coup un faux pas et la sanction tombe : 1/30ème pour « service mal fait » ou pour une absence.
Au lieu d’améliorer les conditions de travail de son personnel et le remercier de son investissement de tous les jours, le Directeur du CD de Neuvic préfèrerait-il le mépris ?
Il aura fallu la mort de 2 surveillants pour qu’enfin l’Administration Pénitentiaire se penche sur les rythmes de travail des agents de détention. Est-ce qu’il faudra encore un autre drame avant que tous les agents du CD de Neuvic puissent aspirer à des cycles de travail qui leur permettent de concilier mieux leurs vies personnelle et professionnelle ?
Il aura fallu un travail de longue haleine entre la Direction d’antan et les OS pour mettre en place un service de nuit cohérent, sécuritaire et équitable. Est-ce que la volonté d’un homme suffira à tout détruire pour cacher ses propres carences et des dysfonctionnements techniques ?