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Commission Habillement – Compte-rendu du 3 juillet 2025

Ce jeudi 3 juillet 2025 se tenait la seconde commission habillement de l’année avec plusieurs points à l’ordre du jour, notamment :

► Validation de la couleur du galon de poitrine des surveillants adjoints :

Pour FO Justice, et au vu de leurs missions, il était nécessaire de différencier ces surveillants adjoints éventuellement recrutés. Ainsi, FO Justice a proposé qu’ils soient porteurs d’un auto-agrippant de carré de 5 cm de couleur verte, ce que l’administration a validé et soumettra prochainement.

► Validation du nouvel uniforme de surveillance (pantalon) :

La DAP souhaite que tous les Personnels de Surveillance soient dotés de nouveaux effets d’uniforme. Il s’agit d’un pantalon droit, avec poches conservées, mais avec un élastique avec bloqueur en bas de pantalon, permettant soit de le retrousser sur la chaussure, notamment lors de cérémonie, soit de le maintenir droit par-dessus la chaussure.

Concernant le polo, il est totalement repensé, doté d’une broderie bleu/blanc/rouge AP (mettant fin à la bande gitane bleue), du polyamide sera ajouté afin d’apporter une résistance plus importante et d’éviter les rayures. D’un poids de 200g, en manches courtes ou longues, il sera produit à compter de septembre prochain pour un déploiement un an plus tard, en taille XXS à 8XL soit, du 34 au 76, afin que tous les Collègues n’aient pas de contrainte. Si tous les représentants des organisations syndicales ont validé ce nouvel uniforme, FO Justice a émis des réserves s’agissant d’un changement très important pour les Personnels, sans processus de test ni enquête de satisfaction alors qu’il s’agit d’une nouvelle matière, d’une nouvelle coupe et d’une réelle nouvelle identité visuelle des Personnels de Surveillance de l’Administration Pénitentiaire.

►Point d’information sur les chaussures ADIDAS :

Lors de la précédente commission habillement, l’administration avait trouvé souhaitable de répondre à une demande (mais on ne sait pas de qui) : changer les chaussures de tous les Personnels de surveillance ; exit la fameuse (mais pas historique) Magnum de 2018 ! L’ATIGIP avait alors présenté un modèle ADIDAS, spécial AP, qui n’était pas, semble-t-il, encore commercialisé.

FO Justice avait alors demandé qu’une phase de tests soit entreprise auprès de Personnels de plusieurs services différents : ERIS Dijon, CD Uzerche et PREJ Béziers. Les retours que nous avons reçus ainsi que ceux de l’administration sont sans équivoque : ce modèle de chaussures n’est pas adapté aux missions AP. En effet, elle est bien trop haute, trop rigide, trop lourde, trop chaude, d’aspect plastique et testée sans ZIP latéral. Les Collègues n’en veulent pas. Mais cette nouvelle expérience à a révélé ce que FO Justice demande depuis 2018 ! Il faut DEUX types de chaussures pour les Personnels. En effet, les Collègues en missions extérieures n’ont pas les mêmes contraintes et les mêmes besoins que ceux majoritairement en détention. Cette demande que nous avions déjà formulée en 2018 et qui avait trouvé écho favorable à l’époque, n’avait pas été suivi d’effet. Aujourd’hui, devant les nouveaux retours d’insatisfaction des Personnels, FO Justice réitère sa demande.

La DAP confirme qu’il y a bien un sujet et qu’une réflexion pourra être menée dans l’année, autour d’un modèle de type MID. Enfin, des retours de non-distribution de la dotation 2024 sont portés à la connaissance de la DAP. L’ATIGIP confirme que les DISP de Rennes, Dijon, Strasbourg et Toulouse sont les DI non encore livrées en Magnum pour l’année 2024. Seule la MOM a été livrée en dotation 2025.

► Validation du nouveau blouson des surveillants SOFTSHELL :

Du 2XS à 8XL, coupe PREJ, en tissus sergé, micro polaire, déperlante degré 4, ce nouveau blouson sera testé par les Personnels de Saint-Martin de Ré, lieu de production. Selon l’ATIGIP, les différences avec celles des PREJ résident dans l’absence de capuche, du col type ERIS, et d’un tissu différent. Une proposition avec des ZIP latéraux permettant une meilleure adaptation pour les porteurs d’arme (supprimera de fait l’élastique de taille), ainsi que pour cacher les pressions de la capuche amovible.

► Tenue en dotation pour les moniteurs (MSP, ISP, MTIR, TIO) :

Il s’agit là de mettre en évidence une carence de l’administration envers tous les moniteurs. En effet, ceux- ci n’ont aucune dotation spécifique et pourtant ont des besoins bien identifiés. Le tissu des pantalons d’uniforme n’est pas adapté aux séances de TI à répétition, les températures parfois extrêmes entrainant des séances éreintantes pour les moniteurs… Pour répondre à cela, la DAP informe qu’elle autorisera les établissements à doter individuellement ses moniteurs. Pour FO Justice, cela est injustice et proposed’aller vers une tenue spécifique pour tous les moniteurs, selon leur spécialité, cela représentant à peine un millier de Collègues. La DAP met en avant des contraintes budgétaires importantes et dit qu’elle va étudier avec les établissements et les DISP ce qui est envisageable.

► Retour PARKA MDS :

La parka type KARIBAN avait été proposée aux moniteurs de sport. Elle avait la spécificité d’être étanche, mais pour FO Justice, cette contrainte technique l’a rendue trop lourde, trop chaude et trop rigide. L’ATIGIP évoque alors un prototype de coupe-vent technique, en trois couches qu’elle pourrait adapter. Cela sera vu prochainement.

► Ceinture de confort :

Une ceinture de confort a été proposée en test lors de la précédente commission. Pour FO Justice, elle a accueilli majoritairement des bons retours là où elle a été testée. Elle a été jugée confortable à porter, apportant un maintient important. Une révision est cependant demandée, notamment concernant sa largeur : augmenter de quelques centimètres (jusqu’à 5 cm), avoir des tailles plus longues. La production et le déploiement généralisé ne sont pas envisagé à ce stade, en raison d’une contrainte de coût : 100€.

► Remplacement de la dragonne ATIGIP par une dragonne avec âme en Kevlar :

L’ATIGIP avait proposé de modifier le modèle de dragonne qui dote actuellement les ESP. Pour FO, comme évoqué lors de la précédente commission, le modèle proposé présente une faiblesse flagrante au niveau du clip et du mousqueton. Il est donc proposé de supprimer l’attache et de mettre un mousqueton de meilleure qualité. FO Justice évoque également la nécessité de doter TOUS les Personnels de surveillance de cette nouvelle dragonne, ce qui n’était pas envisagé par l’ATIGIP et la DAP FO Justice rappelle qu’à terme, TOUS les Personnels seront formés ESP et donc auront les mêmes besoins.

Point d’information sur la tenue de cérémonie des personnels du CEA et CdC :

(hors chefs emploi de re présentation (CE, ACE, CDD)

FO Justice avait réclamé la mise en place d’un groupe de travail spécifique pour qu’une tenue de cérémonie soit remise à TOUS les Personnels de surveillance. À l’issue d’une première rencontre sans arbitrage, nous étions restés dans l’attente. 2/3Aujourd’hui, la DAP nous informe ne pas avoir progressé favorablement sur ce point, mettant en avant des difficultés d’approvisionnement en tissu pour les industriels français. S’agissant des couvre-chefs, inexistants également en France, la DAP informe qu’elle va se rapprocher de l’intérieur pour évoquer leur marché / industrie. Le coût estimé par la DAP de la dotation en uniforme de cérémonie est de 20 millions d’euros. FO Justice comprend donc que la contrainte est d’abord financière…

► Cagoule :

Le modèle de cagoule choisi par la DAP est présenté à la Commission Habillement. Il s’agit d’un modèle noir, en aramide, « flame retardant » (par effet mécanique), avec un seul trou dont le déploiement est à venir. Les DISP ne doivent donc pas se doter de modèle différent.

Au titre de point divers, sont abordés :

  • Pantalon technique de cuisine :

Il est demandé que des poches soient rajoutées à ces pantalons mais l’ATIGIP confirme que la suppression répond à un besoin d’hygiène et de sécurité par rapport aux queues de casseroles notamment et renvoyant aux normes HACCP.

  • Problème d’approvisionnement des GPB Femme :

Ce problème est une nouvelle fois évoqué en Commission Habillement. Si pour la DAP c’est un non-sujet, pour FO Justice c’est un sujet qui depuis 2018, ne cesse d’être évoqué et ne trouve pas d’issue. Il existe, aujourd’hui encore, et ce depuis 2018, des difficultés d’approvisionnement en GPB pour les Collègues féminines, et FO Justice a déjà identifié la carence : LES DISP !! Ce sont bel et bien les DISP qui n’appliquent pas les règles de marché prévues par la DAP et qui font n’importe quoi, rendant bordélique ce point. Il faut que cela cesse une bonne fois pour toutes.

  • Renouvellement des cartes professionnelles :

Même si ce sujet a déjà été évoqué, encore aujourd’hui, des DISP peinent à permettre le renouvellement des cartes professionnelles pour les Personnels. La DAP avait dit qu’elle ferait une note à destination des DISP pour permettre de faciliter le renouvellement des cartes, mais force est de constater que des difficultés perdurent. FO Justice demande une nouvelle fois, qu’un rappel soit fait aux DISP. Grâce à la réforme historique des Personnels de Surveillance, d’ici à 2028, pas moins de 13 000 promotions au grade de Brigadiers-Chefs sont à venir, nécessitant un changement de carte professionnelle.

FO Justice reste mobilisé et vous tiendra informés dès que possible.

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Prison d’Argentan : Quand les chiffres prennent le pas sur la sécurité !

A chaque jour son lot de déconvenues au centre de détention d’Argentan !

Pourquoi un tel marasme en cette belle période me direz-vous ? Le bureau local FO justice ne sait même plus par où commencer.

Tout d’abord une gestion cataclysmique du personnel de surveillance avec un regard sévère sur la réalisation des missions confiées sans tenir compte ni de la résilience des personnels présent ni de leurs fatigues accumulées avec les rappels incessants, oppressants et les heures supplémentaires à n’en plus finir !

Malgré tout cela nous ne trouvons rien de mieux que de demander aux personnels présents d’effectuer le sondage et les fouilles sans pouvoir assurer leurs sécurités et tout cela pour la sacro-sainte statistique dont sont friands nos hauts dirigeants pour pouvoir fliquer notre travail en ces temps de vache maigre en effectifs.

Le bureau FO justice demande que des mesures urgentes soient prises pour assurer une gestion fluide de notre été de travail à tous :

  • Fermeture de la bibliothèque au vu du manque de personnels sur la zone
  • Fermeture des UVF pour la période d’été pour récupérer du personnel
  • Arrêt des activités sans surveillance
  • Fin des extractions et transferts sans le nombre d’agents requis sous réserve d’un droit de retrait pour assurer en sécurité nos missions régaliennes

Comme les mauvaises nouvelles ne viennent pas seules maintenant, l’encadrement devient désormais une variable d’ajustement plus de brigadier-chef (2 sur 9 brigadier-chef), des officiers qui doivent maintenant faire les missions de gradé de roulement sur la pause méridienne.

L’été promet d’être chaud pour l’ensemble de la structure sans une réaction rapide de notre administration à nos problématiques RH.

Le bureau local FO félicite l’ensemble des collègues présents pour l’exceptionnel travail effectué au vu de la ressource.

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Prison de Grasse : Enième Agression au Quartier Disciplinaire !

Le dimanche 06 juillet 2025, vers 11h35, alors que nos collègues assuraient la distribution du repas au Quartier de Disciplinaire, un nouvel incident grave s’est produit avec un détenu coutumier des faits.

À l’ouverture de sa cellule, ce détenu exige qu’un surveillant aille lui chercher une cigarette. Devant l’absence de réponse, il s’emporte, insulte, menace de mort notre collègue et sa famille.

Malgré les tentatives de désescalade et les ordres donnés pour qu’il regagne sa cellule, le détenu persiste, refuse d’obéir, puis agresse physiquement la cheffe de poste en lui assénant un coup au visage avec une baguette de pain, avant de lui cracher au visage et de l’inonder d’insultes sexistes et racistes.

EN MOINS DE 2 MOIS,

9 COMPTES-RENDUS D’INCIDENT

7 PLAINTES DE PERSONNEL POUR CE MEME INDIVIDU !!!

LES AGENTS EN ONT MARRE D’ÊTRE VICTIME DE CETTE VIOLENCE DANS UN CONTEXTE DE SURPOPULATION PENALE ET DE CARENCE EN PERSONNELS QUI RENDENT LES CONDITIONS D’EXERCICE PARTICULIEREMENT DIFFICILES !

Face à la fréquence des actes de violence de cet individu qui met en danger la sécurité de nos personnels au quotidien :

FO justice compte sur le traitement en commission de disciplinaire de chacun des 7 autres Comptes Rendus d’Incident restés en attente.

FO Justice attend de la Direction des sanctions exemplaires avec un transfert immédiat à l’issue de sa peine.

FO Justice soutien les agents dans ces épreuves difficiles, pour que plus jamais une agression ne soit banalisée.

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Prison de Caen-IFS : Le SAS – La Cour des Miracles à Ciel Ouvert !

Depuis des semaines, un sentiment d’impunité alarmant règne au sein de la SAS de Caen. Les détenus se présentent désormais devant la commission de discipline avec un sourire provocateur ! La possession de téléphones portables et de produits stupéfiants semble être devenue tout à fait tolérable, puisque la direction a donné consigne par mail de ne pas prononcer de sanctions disciplinaires fermes. Les retours de permission alcoolisés font eux aussi partie de notre quotidien, et de la même façon, les détenus ont droit à plusieurs “beuveries” avant de réintégrer le CP Caen-Ifs. Les agents qui s’efforcent de faire leur travail en procédant aux contrôles de sécurité essentiels, passent pour des surveillants procéduriers, voire pire, pour des guignols n’ayant plus aucun moyen de pression pour maintenir un semblant de discipline ! Cette situation est inacceptable et met en péril la sécurité de tous.

Des Promesses Bafouées et des Risques Accrus

L’amertume de nos personnels ne fait que s’accentuer lorsque nous nous remémorons les belles promesses initiales concernant la sélection des profils. On nous envoie désormais des détenus au comportement violent, à l’influence négative, des personnes ne sachant ni lire ni écrire, des poly-toxicomanes qui passent leur temps à ingérer tout ce qu’ils trouvent pour planer… En somme, une partie des indésirables délestés par notre hiérarchie ! Malgré nos alertes répétées et nos remontées de terrain, la direction continue d’ignorer nos avertissements, nous laissant gérer des situations potentiellement explosives avec des effectifs notoirement insuffisants. C’est une négligence dangereuse qui met en péril notre sécurité et celle des détenus.

“Débrouille-toi, Cher Surveillant Acteur !” : Le Zéro Moyen face aux Vaines Promesses

Et avec tout cela, me demanderez-vous ? La réponse est cinglante : “Débrouille-toi pour organiser des activités gratuites, cher surveillant acteur.” Zéro centime pour les activités, zéro moyen pour un réel accompagnement. On nous vend un projet de réinsertion, on nous parle de résilience, de préparation à la sortie… Mais avec quoi ? Avec quelles ressources ? Avec quels outils ? Une structure censée motiver, stimuler et redonner du sens se retrouve à fonctionner à coups de promesses creuses et d’illusions administratives. Comment permettre à des détenus de se reconstruire si la SAS n’a rien à leur proposer ? À part les faire tourner en rond dans la cour ou leur dire d’attendre patiemment la fin de leur peine, que fait-on concrètement ? Aucune activité structurante digne de ce nom, aucun programme éducatif, et des personnels livrés à eux-mêmes, contraints de faire des miracles avec le néant.

SEMI-LIBERTÉ : Le quartier des multirécidivistes « en réinsertion »

Au quartier de semi-liberté, c’est encore pire. Ce qui devrait être une étape vers l’autonomie s’est transformée en zone grise où la discipline est inexistante et où la JAP (Juge d’Application des Peines) distribue des secondes chances comme des confettis, même après des comportements gravissimes.

  • Drogue dure, évasions, manquements répétés… sans réelles conséquences
  • Des PPSMJ cumulant incidents sur incidents mais continuant à bénéficier du régime de semi- liberté
  • Une gestion laxiste qui met en danger non seulement les surveillants, mais aussi les citoyens.

Nous sommes évidemment favorables à la réinsertion, mais à condition qu’elle repose sur des bases solides et qu’elle ne devienne pas un prétexte à fermer les yeux sur des comportements criminels.

Quel Avenir pour la Réinsertion à Caen ?

Entre les “cadeaux disciplinaires” offerts à la population pénale, les profils inadaptés que nous accueillons sans discernement, et les engagements non tenus en termes de mobilisation de ressources humaines et matérielles par la direction du CP Caen-Ifs, les agents s’interrogent légitimement sur l’avenir de ce quartier censé préparer à la réinsertion. Il est clair que cette gestion irresponsable ouvre grand la porte à la récidive. La structure restera cet été une quinzaine de jours sans personnel de Direction ni officier. Qui gérera cette “Cour des Miracles” pendant ce temps ? Nous exigeons des réponses et des actes concrets pour la sécurité de tous et l’avenir de la réinsertion.

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PJJ : Plafond Annuel d’Emploi – Suppression et non-renouvellement des contrats en cours

► ILS SUPPRIMENT DES CONTRATS ESSENTIELS, ET NOS SERVICES S’ÉCROULENT… MAIS CHUT, TOUT VA BIEN !

Depuis des années, nos services tiennent… uniquement grâce aux fameux contrats de renforts.

► Ces « petites cerises sur le gâteau » couvrent en fait :

  • L’accompagnement éducatif indispensable
  • La gestion des flux croissants et des mesures en attente
  • L’absorption de la paperasse administrative qui s’accumule comme neige en hiver.

Et que nous sert-on en retour ?

« Le Plafond d’Emplois est stable, pas d’inquiétude ! » Ah bon ?

► FAUX ET ARCHI-FAUX !

Ces renforts ne figurent pas dans le Plafond Annuel d’Emploi (PAE). Alors, quand on supprime ces contrats, les chiffres officiels restent beaux et ronds, mais nos effectifs réels plongent dans les abîmes. Et avec eux, nos conditions de travail s’effondrent.

► NOUS SOMMES DÉJÀ EN SOUS-EFFECTIFS !

Dans un contexte où les dossiers s’empilent, les audiences s’éternisent, les procédures se complexifient et les jeunes affluent sans cesse, supprimer les renforts, c’est signer l’asphyxie programmée des équipes sur le terrain.

► LE VRAI PROBLÈME ? UN PAE FIGÉ, UNE ADMINISTRATION DÉCONNECTÉE ET UNE VISION DÉLIRANTE.

Ce qu’on nous vend encore comme un « besoin conjoncturel » ?

Ça fait des années que c’est un besoin structurel !

Les responsables ont simplement décidé de cacher cette réalité sous le tapis avec le mot magique ʺconjoncturelʺ.

Sauf que ce PAE figé et dépassé ne répond plus à rien. Il met même en péril la survie de nos missions. Sans ces postes, c’est simple : ça ne tourne plus.

► ON VEUT DES POSTES SOCLES, UN PAE QUI RESSEMBLE À LA RÉALITÉ, PAS À DES TABLEAUX EXCEL !

Ces renforts doivent devenir des postes pérennes.

Le PAE doit être revu à la hausse pour enfin intégrer nos besoins réels.

Les normes et cibles ETP doivent être recalibrées, selon la vraie vie, pas selon des graphiques virtuels.

► PAS D’AUGMENTATION DU PAE ? QU’ILS OSENT LE DIRE CLAIREMENT !

Sans renforts, on ne peut plus tout faire. On ne remplira plus le vide avec notre santé.

Et si l’administration continue à faire la sourde oreille, qu’elle annonce franchement aux jeunes, aux familles, et aux magistrats que la PJJ est dépassée, en sous-effectif et qu’elle ne peut plus assurer ses missions !

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : UN BRIGADIER CHEF ENCADREMENT PASSÉ À TABAC PAR UN DÉTENU

Aujourd’hui encore mes camarades, du sang a coulé !

Celui de notre camarade, un brigadier calme, mesuré et responsable. Notre chef venait de faire une mise en prévention sur le bâtiment A, les agents s’étaient équipés donc plus personne de dispo. Les postes sont déjà découverts. Une course après le temps pour que les promenades soient sorties à l’heure.

Il ramène avec la collègue de la brigade arrivant notre détenu excité, il le calme, du moins il tente. Les ouvertures de porte se font à 2 plus 1, le profil est donc connu et reconnu comme cas à troubles psy, mais en ces temps de disette, le personnel se compte sur le bout des doigts.

Arrivés à la cellule, notre chef ouvre, la surveillante est à ses côtés, et le détenu tape dans la porte de sa cellule ouverte puis assène de violents coups de poing à notre chef qui ne recule pas et tente de parer la rasade de violence du mieux qu’il le peut ; notre chef tente de repousser du pied son assaillant, mais ce dernier attrape notre camarade, le tire dans la cellule et le coince entre le lavabo et la cloison, la dragonne du chef se coince au niveau du lavabo, il est bloqué. Il sera roué de coups et sonné. Notre chef réussit à se dégager et sortir de la cellule. La collègue refermera en s’aidant du pied.

Notre brigadier est défiguré, ouvert à l’arcade, il attend encore aux urgences de savoir s’il va avoir des points.

Le détenu suite au quartier disciplinaire a manqué sa tentative de suicide, tentative suffisant pour sortir du QD, nous parlons d’un détenu qui connait les rouages. Il a été placé en CPROU. Il partira en HO à 22H30

Pauvre camarade, encore aux urgences à 22h45.Pauvre chef qui s’est donné encore à courir dans tous les sens entre les bagarres ; les mises en préventions, les ouvertures, le Tetris pour le manque de personnel !!

Et ce détenu ultra violent pour lequel le dossier MA 127 est déjà validé depuis le 28/03/2025, avec l’attente de réponse de la DISP écrit sur le suivi des DOT. Ce même dossier que nous avons relancé pour un transfert parmi nos transferts prévus suite au blocage, ce même dossier relancé encore aujourd’hui.

La responsabilité incombe intégralement à notre administration pénitentiaire, à notre DISP de Toulouse !!

Cela fait déjà bien longtemps que notre DAP aurait dû se saisir de ces problématiques d’urgence !

Le bureau local Force ouvrière va prendre la mesure des choses et réagir en conséquence.

Ce détenu ne doit plus jamais revenir sur la maison d’arrêt. Et tant que nous ne serons pas entendus, tant que nous n’aurons pas le retour rapide de cette demande, nous repartirons en blocage, sans préavis.

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