Chers collègues,
Après plusieurs mois de réunions en intersyndicales (UFAP, FO Justice, CGT) avec la direction locale, la DSPOM et la DAP, durant lesquelles nous avons exprimé nos revendications et nos inquiétudes concernant l’ouverture prochaine de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre 2, le constat est sans appel : NOS ALERTES ET NOS DOLÉANCES SONT IGNORÉES.
Voici les revendications de l’intersyndicale :
⇒ Demande de 10 Agents supplémentaires
⇒ L’installation immédiate de grille palière
⇒ Le binômage à chaque étage
⇒ Le déploiement immédiat de l’équipe locale de sécurité pénitentiaire
⇒ Le respect des acquis sociaux (journées vaquées)
⇒ Le respect du télétravail
⇒ L’installation des filets anti-projections et systèmes anti-drones
Malgré un courrier argumenté en date du 16 avril 2025, dans lequel l’intersyndicale démontre, point par point, les insuffisances de l’organigramme de référence et le manque d’effectifs nécessaire à une ouverture dans des conditions de sécurité acceptables pour le personnel et pour l’établissement, nos dirigeants font la sourde oreille.
Le 1er juillet, le Directeur de la Maison d’arrêt de Basse-Terre a reçu les représentants du personnel pour nous transmettre verbalement les retours de la DAP.
• 2 agents supplémentaires (1 agent pour l’ELSP, 1 agent poste fixe cantine/buanderie),
• Aucune date de remise des clefs,
• Grilles palières actées pour les trois étages,
• Sécurisation de la cour de promenade (filet) validée,
• Détecteurs sur le toit du RACING prévus,
• Terrain de sport avec revêtement synthétique (travaux déjà en cours).
AUCUNE TRACE ÉCRITE DE CETTE DÉCISION DE LA DAP !
L’INTERSYNDICALE (UFAP, FO, CGT) dit STOP !
STOP à l’absence totale de reconnaissance pour le personnel guadeloupéen, face à ce mépris manifeste,
STOP au passage en force de la direction, qui tente d’imposer une charte de gestion du temps sans la présence des représentants du personnel. Un véritable 49.3 déguisé.
STOP au chantage de la Direction. Les agents de la future ELSP de Basse-Terre : après plus d’un mois de formation, de sacrifices personnels, d’efforts considérables pour valider leur parcours, la Direction leur annonce qu’ils retourneront en détention, alors qu’ils devraient pouvoir s’imprégner de leur futur outil de travail. Motif invoqué par la Direction ? Il n’y a pas eu de CSA… Pathétique de la part de cette Direction.
Diviser pour mieux régner : tel semble être le credo de notre direction et de notre administration.
Nous avons utilisé, en vain, tous les moyens pour faire avancer le dialogue social et permettre une ouverture saine de la MABT2 et sécurisante pour les personnels. Mais le dialogue ne fonctionne plus.
AUJOURD’HUI, IL EST GRAND TEMPS D’AGIR.
Parce que nous n’obtenons rien par la parole, nous l’arracherons par la lutte.
Parce que nous REFUSONS d’être les ETERNELS LAISSÉS POUR COMPTE.
Face au MEPRIS, à l’INJUSTICE et à l’IRRESPECT…
FAISONS ENTENDRE LA VOIX ET LA COLÈRE DES AGENTS PÉNITENTIAIRES GUADELOUPÉENS !