Une nouvelle fois, les personnels du Centre Pénitentiaire de Saint-Denis ont vécu une journée sous haute tension, ce jeudi 29 mai.
Dès le deuxième tour de promenade du matin, sur le bâtiment F, deux détenus sont descendus avec la ferme intention d’en découdre.
À leur arrivée, ils ont violemment agressé d’autres détenus à l’aide d’armes artisanales.
Grâce à la réactivité et au professionnalisme exemplaire des agents présents, le pire a été évité.
Les détenus présents dans la cour ont pu être réintégrés sans incident, et les belligérants immédiatement placés au quartier disciplinaire.
Compte tenu de la tension ambiante, des palpations systématiques ont été mises en place pour les tours de l’après-midi.
Celles-ci ont permis la récupération de nombreuses armes artisanales, preuve supplémentaire de l’extrême dangerosité et du climat délétère qui règne actuellement dans notre établissement.
Pendant ce temps, certains décideurs parisiens continuent de sous-estimer la réalité des établissements pénitentiaires réunionnais :
Surpopulation, violences, trafics… le tout aggravé par un taux de couverture en personnel de seulement 88 % au CP de Saint-Denis.
Nous sommes très loin de l’image idyllique que certains se plaisent à entretenir depuis leurs bureaux, à 10 000 kilomètres d’ici.
Votre mépris envers les personnels pénitentiaires réunionnais est flagrant : pas de réponses, pas de mesures, malgré nos alertes répétées.
Jusqu’à quand allons-nous être ignorés ?
Le bureau local FO Justice exige une prise de conscience immédiate de la DSPOM et des réponses concrètes, à commencer par un abondement urgent en effectifs pour notre établissement.
Le bureau local FO Justice apporte son soutien total à l’ensemble des personnels, tous corps confondus, qui font preuve d’un courage et d’un dévouement exemplaires, malgré des conditions de travail extrêmement dégradées.
L’UNSa Justice, dans un communiqué aussi long que venimeux, tente laborieusement de masquer ses propres responsabilités en s’attaquant avec véhémence à FO Justice. Nous ne laisserons pas diffuser de telles contre-vérités, les manipulations et les invectives gratuites de ce communiqué honteux, illustre davantage une panique face au désaveu des personnels qu’un réel souci d’information.
L’UNSa Justice ne peut pas fuir devant ses responsabilités !
L’UNSa affirme avoir toujours été opposée à l’adhésion obligatoire à la Protection Sociale Complémentaire (PSC), tout en reconnaissant avoir signé l’accord interministériel qui encadre cette même PSC.
Quelle cohérence ? FO Justice n’a jamais caché son vote initial favorable à l’ordonnance, mais nous avons été les seuls à nous opposer publiquement et fermement au choix de l’opérateur Intériale en CPPS, contrairement à l’UNSa qui a validé tout le processus.
Quand on assume ses choix, on ne joue pas les vierges effarouchées a posteriori.
Entre mensonges et manipulations sur l’objet du vote en CPPS, l’UNSa tente de détourner le sens du vote en CPPS en parlant d’un simple vote « sur la forme ».
La réalité est tout autre : FO Justicea voté CONTRE la validation d’un processus opaque et a dénoncé des documents de travail truffés d’erreurs.
Pour rappel, à l’issue du processus, l’administration et certains syndicats ont imposé Intériale, comme nouvel opérateur. Ce qui n’est pas le cas de FO Justice.
S’agissant de l’anonymat des offres, comment l’UNSa Justice peut-elle affirmer que nous avons travaillé sur des documents anonymes ?
FO Justiceavait lors de cette séance demandé au ministère de déposer une plainte contre X car des journalistes avaient pris contact avec les Organisations Syndicalesavant même la CPPS et le vote indiquant que Intériale avait remporté l’appel d’offre.
La seule organisation syndicale de l’aveu même de son Secrétaire général à ne pas avoir été contacté par ce journaliste serait l’UNSa Justice, vous avez dit bizarre comme c’est bizarre !
À ce jour, aucune réponse sur ce point et un mensonge de plus malgré une rupture de confidentialité avérée !
Une mascarade révélée au grand jour !
L’UNSa Justice s’indigne sur le fait que FO Justiceinforme les personnels sur les tarifs et les conséquences de cette réforme. Faut-il comprendre qu’il faudrait laisser les agents dans le flou pour mieux les contraindre à adhérer, sans débat ni explication ?
Les personnels ne sont pas dupes. Ils ont vu clair dans la mascarade et ont découvert l’inaction et la duplicité de ceux qui prétendent les défendre.
Sur les attaques personnelles et diffamatoires, les insultes (« populistes », « crapuleux », « imposteurs syndicaux ») témoignent davantage d’une perte de sang-froid que d’un argumentaire syndical sérieux.
FO Justicene répondra pas sur ce terrain. Notre rôle est de défendre les droits des personnels, pas de tomber dans l’invective.
FO Justice, seul syndicat à porter la voix des personnels trahis !
Alors que d’autres se perdent en justifications techniques et en connivences avec l’administration, FO Justicereste fidèle à ses principes : transparence, indépendance, et défense des agents.
FO Justice continuera d’exiger une meilleure couverture à des tarifs justes.
Et surtout, nous continuerons d’informer les agents, sans filtre, sans manipulation, et sans chercher à leur imposer un opérateur qu’ils n’ont pas choisi.
Quant à l’UNSa Justice qui indique vouloir régler les propos diffamatoires devant les tribunaux, nous les attendons de pied ferme ! Faire éclater la vérité devant un prétoire ne rendra que la vérité encore plus claire et cruelle devant les Personnels !
Dans l’attente nous communiquerons très prochainement sur les solutions que nous vous proposerons afin de limiter l’impact sur le pouvoir l’achat qu’aura cette réforme.
FO Justice, le seul syndicat qui ne trahit pas la confiance des Personnels !
Le Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, étouffe littéralement sous une surpopulation carcérale alarmante :
• Près de 4 700 détenus écroués
• Plus de 220 matelas au sol
• Une densité carcérale record de 171 %.
Dans ce contexte de promiscuité extrême, les tensions explosent et les agressions contre les agents se multiplient. Chaque mutation de cellule est vécue avec beaucoup d’appréhension par les personnels. Aucune structure n’est épargnée et la maison d’arrêt des femmes, jusque-là préservée ne fait exception.
Les marges de manœuvres sont réduites et deviennent un véritable casse-tête pour les affectations des détenus. Sans compter ceux qu’on ne peut doubler en raison de leur trouble du comportement. Le nombre de cellules disponibles restent une denrée aussi rare que l’effectif des personnels.
La section locale Force Ouvrière Justicecondamne fermement deux agressions violentes en deux jours : l’exaspération des personnels monte !
Mardi 27 mai 2025 – bâtiment D5
A l’ouverture d’une cellule, sans raison apparente, un autre détenu (pour le coup pas seul dans sa tête) assène un violent coup de tête à un agent, le blessant à l’arcade.
L’agresseur revendique “zéro social“, et exprime un rejet total de toute forme de dialogue.
Mercredi 28 mai 2025 – bâtiment D3
Lors d’une mutation inter-tripale du bâtiment D1 vers le D3, un détenu refuse de rejoindre sa nouvelle cellule déjà occupée par deux codétenus.
Motif de sa colère ? L’annonce qu’il devra dormir sur un matelas au sol.
Résultat : crachat au visage de l’agent de l’aile.
Il sera maîtrisé et conduit au quartier disciplinaire.
Force Ouvrière Justice réplique pour « une tolérance zéro » pour les auteurs d’agressions envers les personnels !
• Chaque agent agressé est un agent de trop.
• Chaque acte de violence doit faire l’objet de poursuites pénales systématiques
• Il est temps que l’administration prenne la mesure de l’urgence sécuritaire.
Force Ouvrière Justice réaffirme son soutien total à l’ensemble des agents victimes de violences !
La sécurité des agents n’est pas une option, c’est une priorité.
Ce mardi, au quartier d’isolement, un de nos camarade s’est fait cracher en plein visage par le bien trop connu détenu D, lors du mouvement douche. Un geste ignoble et profondément humiliant qui aurait dû appeler une réponse ferme et exemplaire !
Ce matin, la commission de discipline a rendu son verdict : 15 petits jours de QD ! Pour rappel, la peine maximale pour une agression sur un agent est de 30 jours ! Pourquoi la commission de discipline a-t-elle offert un demi-tarif à ce voyou ?
Une réponse dérisoire et un crachat supplémentaire en plein visage pour notre collègue mais cette fois ci de la part de l’administration !
Pendant que les collègues encaissent l’inacceptable, l’administration joue les grands humanistes. Elle minimise les violences subies, déshabille l’autorité et fragilise, chaque jour un peu plus ceux qui assure tant bien que mal leurs missions !
FO JUSTICE VAL DE REUIL ne laissera pas passer cette injustice !
Nous exigeons alors le transfert immédiat de cette énergumène qui met chaque jour en péril la sécurité des personnels !
Nous dénonçons fermement la clémence dont l’administration a fait preuve envers ce détenu et exigeons que pour chaque agression envers le personnel la sanction maximale devienne la règle !
FO Justice Val de Reuil apporte tout son soutien à notre camarade agressé et méprisé par sa propre administration !
Nous ne sommes pas des punchingballs, nous sommes des professionnels et tant que l’administration continuera de mépriser les agents, nous hausserons le ton !
Les mois passent, les années aussi… et rien ne change à la Direction Territoriale.
Une Direction Territoriale en expérimentation depuis plus de 4 ans.
Le constat est clair : C’est un échec total.
D’ailleurs, qui parmi nous peut mettre un visage sur la Directrice Territoriale ? Personne.
Vous avez été nombreux à nous poser la question lors du dernier mouvement :
“Qui est cette personne ?”
Même certains de ses voisins sur le domaine ne la connaissent pas. C’est un fantôme, le fantôme de la DT.
Un fantôme qui erre dans les sous-bois de l’arboretum…
Un fantôme qui veut tout changer, même ce qui fonctionne bien.
Ce même fantôme qui, prétextant une réunion de dernière minute, cherche à éviter la visite d’un Député de la République.
Mais vous aviez peur de quoi ?
Qu’il vienne intervenir dans l’officialisation de la DT ?
Dixit vos paroles : “Monsieur le Député a l’interdiction formelle d’entrer dans les locaux du CSP.”
Petit rappel utile : La DT n’existe toujours pas officiellement.
Vous n’avez aucun pouvoir légal.
Les locaux du CSP appartiennent au CD du Port, tout comme le personnel mis à votre disposition. Ils dépendent toujours du CD du Port.
Comme le H de Hawaï, vous ne servez à rien.
Madame, quel est votre rôle ?
Connaissez-vous les problématiques des établissements pénitentiaires de La Réunion ?
Participez-vous aux CSA dans ces établissements ? NON.
Tout cela semble vous être égal.
Pour vous et votre adjointe, venue à La Réunion par dépit et faute d’affectation en Polynésie ici, c’est les vacances. Un Village Vacances Familles, version Direction Territoriale.
Non, nou lé pa un mang à terre. Nou lé fort, nou lé fier. Nou laisse person rabaisse a Nou.
FO JUSTICE n’attendra pas éternellement vos réponses sur des sujets cruciaux :
• L’arrêt des transferts de détenus du CP Majicavo vers le CD du Port
• La création de l’ELSP du CD du Port avec les effectifs nécessaires
• La régularisation des mises à disposition dans les établissements
• Le remplacement de tous les départs à la retraite
FO JUSTICEdit STOPau retrait brutal, en une seule fois, des sommes versées par erreur aux agents.
FO JUSTICE EXIGEque la récupération de ces montants soit étalée sur plusieurs
Comme piment, avec Nou y maille pa ! NOU VA MONTE A OU BIENTÔ DE QUEL CÔTÉ BRINGELLE Y CHARGE.
Mardi 27 mai 2025, alors que deux agents de nuit effectuaient la ronde de fermeture à bord de leur véhicule, vers 20h00, nos deux collègues aperçoivent un véhicule identifié par les phares et des lumières rouges suspectes, circulant sur une piste à l’intérieur même du CD de Casabianda.
Les agents rondiers faisant preuve d’un professionnalisme irréprochable rattrapent le véhicule en question et tombent sur deux personnes armées de fusil à lunette.
Les agents pénitentiaires apprennent de la part de ces chasseurs, qu’ils font parties des louvetiers en charge de la campagne de régulation invasive du sanglier, sur le domaine agricole de Casabianda.
Les agents de nuit vérifient auprès de l’officier d’astreinte si des louvetiers sont prévus cette nuit-là ?
L’officier leur répond qu’il n’est pas au courant !!!
POURQUOI ces agents de nuit n’ont été pas avertis, ainsi que l’officier d’astreinte ?
FO JusticeCasabianda exige pour la sécurité de nos agents qu’ils soient prévenus en amont de ce genre d’évènements, surtout en service de nuit, à l’intérieur même du centre de détention.
FO Justice Casabianda félicite les agents pour leur réactivité et qui ont su, eux, faire preuve de professionnalisme !!!!!!!
LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE CP RÉAU dénonce une situation explosive qui perdure depuis des mois au sein de l’établissement. Les trafics prospèrent, et les parloirs se transforment en zones de non-droit incontrôlées mettant en insécurité les agents sur le terrain.
Les chiffres, accablants et non exhaustifs, parlent d’eux-mêmes :
– 2 avril : 107 g de stupéfiants, 2 téléphones, 2 chargeurs.
– 7 mai : 200 g de drogues saisis.
– 29 mai : 15 comprimés identifiés comme dérivés de crack ou substances synthétiques.
Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Comment tolérer les comportements inacceptables signalés à répétition ? Une personne détenue suspectée d’être sous emprise alcoolique après les visites, des tentatives de contournement des contrôles…
À QUAND UNE RÉPONSE À LA HAUTEUR ?
Réau n’est pas un centre de loisirs mais un établissement sécurité. Pourtant, les carences sécuritaires persistent. Les commissions disciplinaires, affaiblies, ne dissuadent plus.
Les trafiquants jouent avec le système, sûrs de leur impunité.
Combien d’objets prohibés ont franchi les portes ? Combien de téléphones alimentent les réseaux parallèles ? L’urgence est criante.
FO JUSTICE EXIGE DES ACTES MAINTENANT :
1. Audit sécuritaire pour identifier toutes les failles, des parloirs aux cellules.
2. Fouilles aléatoires renforcées à l’issue des visites et suspension immédiate du permis de visite en cas d’incident.
3. Déploiement imprévisible de brigades cyno pour briser les filières.
4. Fouilles généralisées de l’établissement (cellules, ateliers, coursives).
5. Sanctions exemplaires : transfèrements systématiques des meneurs et signalements au pénal sans délai.
RÉAU MÉRITE MIEUX QUE CE LAXISME.
Le centre héberge des détenus à haut risque, mais la sécurité est reléguée au second plan. FO Justice refuse que les agents soient les seuls à porter le fardeau d’un système sous-équipé.
Chaque gramme de drogue saisi est un échec collectif, pas une victoire. Nous exigeons des moyens humains et matériels, pas des discours.
LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE CP RÉAU salue la détermination des personnels, en première ligne face à un système qui les abandonne.
LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE CP RÉAU exige des réponses concrètes à nos revendications..
LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE CP RÉAUne baissera pas la garde tant que Réau ne redeviendra pas un rempart, pas une passoire.
LÀ OÙ D’AUTRES SE TAISENT, FORCE OUVRIÈRE JUSTICE DENONCE ET RESTERA EN SOUTIEN AUX PERSONNELS.