Le Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, étouffe littéralement sous une surpopulation carcérale alarmante :
• Près de 4 700 détenus écroués
• Plus de 220 matelas au sol
• Une densité carcérale record de 171 %.
Dans ce contexte de promiscuité extrême, les tensions explosent et les agressions contre les agents se multiplient. Chaque mutation de cellule est vécue avec beaucoup d’appréhension par les personnels. Aucune structure n’est épargnée et la maison d’arrêt des femmes, jusque-là préservée ne fait exception.
Les marges de manœuvres sont réduites et deviennent un véritable casse-tête pour les affectations des détenus. Sans compter ceux qu’on ne peut doubler en raison de leur trouble du comportement. Le nombre de cellules disponibles restent une denrée aussi rare que l’effectif des personnels.
La section locale Force Ouvrière Justice condamne fermement deux agressions violentes en deux jours : l’exaspération des personnels monte !
Mardi 27 mai 2025 – bâtiment D5
A l’ouverture d’une cellule, sans raison apparente, un autre détenu (pour le coup pas seul dans sa tête) assène un violent coup de tête à un agent, le blessant à l’arcade.
L’agresseur revendique “zéro social“, et exprime un rejet total de toute forme de dialogue.
Mercredi 28 mai 2025 – bâtiment D3
Lors d’une mutation inter-tripale du bâtiment D1 vers le D3, un détenu refuse de rejoindre sa nouvelle cellule déjà occupée par deux codétenus.
Motif de sa colère ? L’annonce qu’il devra dormir sur un matelas au sol.
Résultat : crachat au visage de l’agent de l’aile.
Il sera maîtrisé et conduit au quartier disciplinaire.
Force Ouvrière Justice réplique pour « une tolérance zéro » pour les auteurs d’agressions envers les personnels !
• Chaque agent agressé est un agent de trop.
• Chaque acte de violence doit faire l’objet de poursuites pénales systématiques
• Il est temps que l’administration prenne la mesure de l’urgence sécuritaire.
Force Ouvrière Justice réaffirme son soutien total à l’ensemble des agents victimes de violences !
La sécurité des agents n’est pas une option, c’est une priorité.