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Prison de Rennes Femmes : Déclaration liminaire CSA du 23 avril 2025

FO Justice souhaite débuter ce CSA en dénonçant, encore une nouvelle fois, les conditions de travail dans lesquelles exercent les collègues de détention. La fatigue est visible, l’épuisement s’installe, et l’inquiétude grandit face à une situation qui devient critique.

Après maintes alertes : tracts, lettres ouvertes, échanges en CSA, entretiens, nous constatons que les choses restent inchangées. Il n’est pas concevable de laisser la situation se dégrader encore. Il devient urgent de cesser de privilégier l’image du CP, au détriment des réalités de terrain, beaucoup moins glamours…

En coulisse, les collègues, pourtant sérieuses et investies, sont à bout, elles s’effondrent les unes après les autres. Rien ne peut légitimer que la santé et la sécurité des personnels soient sacrifiées pour préserver une façade.

Madame la Directrice, il est temps de regarder la réalité en face, l’effectif actuel ne permet pas d’assurer l’ensemble des missions dans des conditions acceptables, et rien ne laisse présager une amélioration à court terme. Le taux de couverture continue de chuter, à tel point que le CP Rennes est devenu l’un des établissements les plus carencés de la DI.

Il est nécessaire d’épargner les agents, à travers une diminution et une meilleure gestion des mouvements (devenus incessants et handicapants) et un recentrage des priorités (très et trop nombreuses activités). Il faut alléger le rythme de manière plus générale. La sécurité est mise à mal, faute de temps pour les contrôles et les fouilles, pour l’observation, pour les écrits, faute de surveillance en activités… Sans oublier que trop de personnes extérieures accèdent facilement à l’établissement, quid de la sécurité, dès la PEP et à l’intérieur ?

Il est grand temps de reconsidérer le CP Rennes comme un établissement pénitentiaire à part entière. Il ne s’agit pas pour FO, de tout remettre en cause, mais de trouver un équilibre pour un meilleur fonctionnement de l’ensemble et dans l’intérêt de la préservation des agents.

Les réalités humaines doivent passer avant toute autre considération. La sécurité, supposée prioritaire en établissement pénitentiaire, doit être remise à l’ordre du jour.

Madame la Directrice, FO Justice attend des réponses concrètes et des engagements fermes, dans l’intérêt de l’hygiène, de la santé et de la sécurité des personnels.

Dans un contexte de plus en plus tendu pour les personnels pénitentiaires, FO Justice réaffirme son soutien à toutes et tous et appelle à la plus grande vigilance. La DI n’est plus épargnée, à l’instar de ce qui s’est récemment passé au SPIP de Caen, à Rouen ou encore à Nantes.

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Prison d’Avignon-le-Pontet : Jet de liquide au Quartier Disciplinaire !

Le 22 avril 2025, lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, un détenu a PROJETÉ un liquide non identifié, dégageant UNE FORTE ODEUR D’URINE sur les agents présents.

LE BRIGADIER-CHEF PRESENT A REÇU DU LIQUIDE SUR SON BRAS AINSI QUE SUR SON PANTALON, ET L’AGENT DE JOURNEE PRESENT A REÇU DU LIQUIDE AU NIVEAU DU VISAGE !!

CET ACTE, D’UNE IGNOMINIE SANS NOM, S’INSCRIT DANS LA CONTINUITE DES ACTES D’INCIVILITE ET DE VIOLENCE ENVERS LE PERSONNEL !

Il aura fallu mobiliser quatre membres du personnel pour placer l’individu en cellule équipée de plexiglas, afin d’éviter tout futur incident.

Malgré les événements qui se déroulent à l’extérieur, les agents continuent d’assurer leurs services, et ce, dans ces conditions déplorables !

FO Justice SOUHAITE un prompt rétablissement à nos collègues.

FO Justice EXIGE Le transfert du détenu dans les plus brefs délais !

FO Justice EXIGE des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires à l’encontre de cet énergumène.

FO Justice DEMANDE à tous les agents de rester vigilants face au comportement agressif et extrêmement violent des détenus.

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Prison de Strasbourg : Drone le jour, drone toujours. On ne se cache même plus

Aujourd’hui, vers 9H, lors de la promenade du bâtiment B, un drone a effectué une livraison à un groupe de détenus en promenade sur la cour 1 de la maison d’arrêt.

Suite à cet incident l’ordre a été donné de faire la remontée de la promenade et une fouille à corps individuelle de chaque détenu, pour une sécurisation de l’établissement.

Rien ne sera découvert sur les promeneurs à l’issue, mais l’inspection de la cour de promenade permettra de trouver caché dans l’herbe, des feuilles longues et 247g de substance illicite.

QU’ALLONS NOUS TROUVER LORS DE LA PROCHAINE LIVRAISON ?

FO Justice demande en urgence que le dispositif anti-drone soit installé très rapidement.

FO Justice félicite les agents pour leurs Professionnalismes et leurs disponibilités.

LA MAISON D’ARRET DEVIENT UNE VRAI PASSOIRE,

IL EST TANT D’AGIR AVANT UN DRAME.

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Prison de Fleury-Mérogis : Renforcement de la sécurisation du domaine pénitentiaire

À l’attention des autorités compétentes,

Des représentants de l’État,

Des élus locaux,

La sécurité du domaine pénitentiaire du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis est une priorité majeure et constante pour notre organisation professionnelle, et plus largement pour l’ensemble des personnels, des familles, et des usagers concernés.

Nous sommes conscients des efforts consentis pour améliorer la sécurité de notre domaine pénitentiaire.

Mais face aux risques croissants dans un contexte de plus en plus pesant et sensible sur la profession, il est impératif de renforcer par des mesures concrètes, rapides et durables pour garantir la sérénité des lieux et la sécurité de tous.

Nous demandons avec insistance :

1. Le rehaussement des grillages entourant les parkings du personnel ainsi que les foyers-hôtels et résidences des fonctionnaires. Ces zones d’accès doivent être mieux protégées contre toute tentative d’intrusion ou d’acte malveillant.

2. Renforcement des barrières au niveau des différents points d’accès à l’établissement.

3. La mise en œuvre d’un poste de police avancé sur l’avenue des Peupliers. Ce point d’ancrage de proximité permettrait une réponse rapide en cas d’alerte, tout en exerçant un effet dissuasif fort.

4. Le déploiement d’équipes de sécurité périmétrique aux abords du centre, afin de renforcer la surveillance constante des zones sensibles, prévenir les intrusions et garantir un maillage sécuritaire cohérent. La réalisation de ses missions ne saurait se faire à effectif constant en prenant de nouveau sur le dos de la bête.

5. La sécurisation de l’abri famille, lieu d’attente souvent fréquenté par des proches de personnes détenues, qui reste aujourd’hui insuffisamment protégé et particulièrement vulnérable. Il est essentiel que ce lieu bénéficie de conditions de sécurité adaptées.

Le renforcement des dispositifs existants est essentiel pour préserver non seulement l’intégrité du personnel et des visiteurs, mais également pour garantir les missions régaliennes de l’institution pénitentiaire.

6. La sécurisation de l’unité de vie, une structure d’hébergement temporaire indispensable à l’accueil de nos futurs agents. Ce lieu stratégique doit faire l’objet d’une attention en matière de sûreté.

7. La sécurisation de l’accès au niveau de la barrière dite « coca » point sensible du domaine. Ce secteur doit impérativement faire l’objet d’un renforcement des contrôles et d’une surveillance adaptée pour prévenir toute tentative d’intrusion ou de contournement des dispositifs en place.

8. Renforcement des dispositifs de vidéosurveillance sur des zones répertoriées comme aveugles.

Nous appelons donc à une mobilisation rapide et coordonnée des services de l’État et des collectivités afin de faire de la sécurisation du domaine une réalité concrète.

Dans l’attente d’actions tangibles, veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de notre vigilance et de notre détermination.

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Maison d’arrêt de Rouen : Urgence absolue

Monsieur Gérald DARMANIN

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Ministère de la justice

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : MA Rouen urgence absolue

Monsieur le Ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice,

Il est des situations qui ne peuvent plus être ignorées, des réalités qui exigent une réponse immédiate.

L’état de la Maison d’Arrêt de Rouen en fait partie. Ce n’est plus une simple alerte, c’est une urgence absolue.

Bien que des travaux d’extrême urgence aient été entrepris, la dégradation de l’établissement se poursuit à un rythme effréné. Chaque jour apporte son lot de nouvelles difficultés : des cellules condamnées, des douches hors service, des plafonds qui s’effondrent sous l’effet du temps et de l’humidité. La moisissure ronge les murs des cellules, rendant l’environnement insalubre pour ceux qui y vivent comme pour ceux qui y travaillent.

Face à cette situation, les Personnels sont contraints de faire face à des solutions précaires, entassant trois personnes détenues par cellule de 9m², espace conçu pour en accueillir une voire deux, exacerbant ainsi les tensions et multipliant les risques de violences.

Cette surpopulation, ajoutée à des conditions de détention indignes, crée un climat explosif. L’insécurité grandit pour les collègues, dont la charge de travail devient insoutenable.

Ainsi, comment garantir l’ordre et la sécurité dans un tel chaos ?

Les travaux en cours, bien qu’indispensables, ne suffiront pas. Cet établissement a besoin d’une rénovation complète, pas de simples pansements sur une plaie béante.

Pour FO Justice, il est impératif de repenser la vocation de cette maison d’arrêt. En effet, si cet établissement reste une structure vieillissante avec un plan de travaux sur quinze ans, il ne peut continuer à accueillir la même population pénale.

Il y a urgence à redonner une lettre de mission au personnel de direction, une nouvelle vocation pour Bonne-Nouvelle qui se situe en plein cœur de ville, à proximité des transports en commun et ainsi, alléger la charge pour les Personnels et la structure.

Laisser cet établissement dans son état actuel, c’est mettre en danger tous ceux qui y vivent et y travaillent. C’est accepter que l’insécurité et la violence deviennent la norme.

Monsieur le Ministre, l’heure n’est plus aux constats, mais aux décisions. Il est de votre responsabilité d’agir sans attendre, avant qu’un drame ne vienne s’ajouter à l’insoutenable.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’expression de nos salutations distinguées.

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Prison de Saint-Denis : Lettre ouverte au Directeur Adjoint des services pénitentiaires de l’outre-mer

Monsieur le Directeur Adjoint des services Pénitentiaires de l’outre-mer,

Tout d’abord le syndicat local FO Justice CP ST Denis apporte son soutien indéfectible à l’ensemble des personnels pénitentiaires, frappés par des actes d’intimidations et de violences sans précèdent.

Ce climat de violences répétées suscite une vive inquiétude et un profond désarroi parmi l’ensemble des fonctionnaires.

Le syndicat FO justice du centre Pénitentiaire de ST Denis se voit dans l’obligation de s’adresser à vous, par la présente lettre ouverte, face à la gravité de la situation que traverse notre établissement et à l’inertie persistante de l’administration.

Depuis plusieurs mois, voire années, nous alertons sur une surpopulation carcérale devenue intolérable. Avec 880 personnes détenues pour seulement 575 places, le seuil de saturation impacte non seulement les conditions de détention, mais surtout les conditions de travail des personnels, aujourd’hui à bout de souffle.

A cette situation s’ajoute une pénurie des effectifs. Il nous manque 23 agents, sans compter les départs à venir. Le personnel restant est soumis à une pression constante : rappels sur les repos, heures supplémentaires à répétition, fatigue physique et mentale. L’épuisement est devenu la norme, et la qualité de vie au travail est gravement compromise.

Dans ce contexte dégradé, les agents continuent pourtant de remplir leur mission avec conscience et professionnalisme, assurant la continuité des services.

Mais à quel prix ? Leur santé, leur vie personnelle sont sacrifiés.

Par ailleurs, nous dénonçons fermement les atteintes répétées au statut des fonctionnaires :

rémunération à 90 % en congé maladie, journée de carence, gel du point d’indice, suppression de la GIPA, application restrictive du droit aux gardes d’enfants uniquement sur le CP de ST Denis.

Ce sont autant de signaux d’un désengagement de l’état envers ses propres agents.

Nous n’avons pas oublié les engagements avec l’ancienne directrice interrégionale concernant la régularisation des MAD.

Aujourd’hui aucune suite concrète n’a été donnée. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la légitimité des agents en poste, mais bien de rappeler la nécessité de régulariser une situation devenue inacceptable.

Enfin, la mise à disposition de postes en CAP est dérisoire : 5 pour ce semestre, alors que 23 sont nécessaires. Ce décalage criant entre les besoins réels et les décisions administratives témoigne d’’un manque de considération insupportable.

Notre parole est ignorée. Pire, elle semble déranger.

Nous exigeons avec force et détermination :

– Des effectifs adaptés à la réalité du terrain

– Le respect des engagements pris

– Une reconnaissance réelle du travail accompli dans des conditions hors normes.

Monsieur le Directeur, la coupe est pleine. Il est temps que l’administration assume ses responsabilités et cesse de détourner le regard de la souffrance des agents.

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