Cette semaine, la MA de Brest a dû faire face à un énergumène multipliant les simulacres (dixit le détenu) de tentatives de suicide, déclenchant à chaque fois une extraction médicale d’urgence.
Lors de sa première extraction, celui-ci a subi un examen psychiatrique ne le déclarant pas suicidaire, ce qui a conduit à son retour à l’établissement. Il a alors été placé en CPROU (Cellule de Protection d’urgence).
Le temps pour l’équipage de rédiger un CRP et de mettre une observation sur GENESIS, le détenu simulait à nouveau une tentative de suicide.
Une seconde extraction médicale d’urgence est alors décidée. Après plusieurs heures d’attente à subir les provocations du détenu, un nouvel examen psychiatrique est réalisé. Décision : placement en hôpital psychiatrique.
Pourquoi a-t-il fallu attendre autant de temps pour qu’une telle décision soit prise ?
Le bureau local Force Ouvrière Justice s’interroge sur les conséquences pour le personnel si l’une de ces tentatives avait abouti.
Une nouvelle fois, l’Administration Pénitentiaire aurait-elle été mise sous les projecteurs ?
Malheureusement, la MA de Brest en a déjà fait l’amère expérience. Nous ne souhaitons pas que cela se renouvelle.
Le bureau local Force Ouvrière Justice ne cesse de rappeler que vos extraction médicale d’« urgence » ont un impact direct sur le fonctionnement de l’établissement.
À chaque sortie, la sécurité des escortes, de vos collègues hospitaliers, des patients et des autres détenus est mise à mal.
Qui assurera l’escorte d’une urgence vitale si un équipage est déjà engagé sur une de vos sorties « Doliprane » ?
Depuis plusieurs mois, le bureau local Force Ouvrière Justice appelle à une réunion entre l’US, la Direction et les Organisations Syndicales afin de mettre en place un fonctionnement plus adapté aux contraintes de sécurité, tant pour la gestion interne que pour les extractions médicales.
La construction de la nouvelle Unité Sanitaire avait, entre autres, pour objectif de faire baisser le nombre d’extractions médicales.
Au vu des chiffres actuels, force est de constater l’échec de cet objectif !
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande donc la mise en place de la télémédecine au sein de notre établissement.
À l’heure où certaines pharmacies adoptent cette pratique, pourquoi pas l’Unité Sanitaire de la MA de Brest ?
À quoi bon avoir autant de personnel sur place si c’est pour multiplier les consultations externes ?
Nous donnons donc rendez-vous aux interlocuteurs de bonne foi souhaitant travailler dans l’intérêt de chacun.
L’affaire d’Incarville doit nous servir de rappel : chaque sortie comporte des risques considérables pour le personnel et la sécurité publique.
L’Administration Pénitentiaire doit cesser de multiplier ces extractions inutiles et privilégier des solutions internes adaptées.