Depuis plusieurs semaines, l’effectif de la SAS de Caen-Ifs ne cesse d’augmenter. Une montée en charge prévue, certes,
Mais pas dans de telles conditions !
Dernièrement, des détenus en provenance de Laval ont été transférés directement sur site. Une arrivée problématique, et pour cause : AUCUN volontaire parmi eux. Pire encore, ces détenus ont été trompés par des promesses irréalistes :
Téléphone portable en cellule
Permissions de sortie quotidiennes
Et, cerise sur le gâteau : “C’est Ifs ou la SAS.”
Qu’en est-il alors des projets individualisés censés accompagner ces détenus ? Comment, à plus de 300 km de chez eux, peuvent-ils entamer des démarches pour trouver un emploi à Laval, rechercher un logement ou maintenir leurs liens familiaux ? Le coût des permissions familiales en train devient prohibitif, les parloirs se raréfient… Ces absurdités ne concernent pas que Laval : des détenus du Havre ou encore de Vannes subissent également ces conditions incohérentes.
Un tel système compromet autant le sens de la peine des détenus que la mission des personnels.
Derrière cette situation, un désengorgement des établissements à peine voilé (Il suffit de lire le titre).
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande que des choix clairs soient faits :
Soit la SAS devient une Maison d’Arrêt Hommes au même titre que celle de Caen-Ifs,
Soit le projet initial de la structure est respecté.
Les personnels ne peuvent tolérer de travailler dans un cadre où tout est improvisé et précipité, sans aucune planification sérieuse.
La population pénale est à l’image de notre société. Une partie d’entre elle, toujours plus violente, ne recule devant rien, ignorant tout de la valeur de la vie humaine.
Révolue l’époque des grands bandits, des gros braqueurs, qui respectaient un certain « code d’honneur » et qui se respectaient entre eux.
Place aujourd’hui aux petites frappes qui, par appât du gain, sont prêts à tout, y compris à tuer de sang-froid. Les sommes colossales que leur rapportent quotidiennement les trafics de drogue ont fini par faire tomber toutes les barrières morales.
L’Administration Pénitentiaire n’est hélas pas épargnée. Le 14 mai, des criminels attaquaient un transfert et tuaient deux de nos collègues et en blessaient 3 autres très grièvement.
Personne n’a oublié le drame d’Incarville.
Dernièrement, on apprend dans la presse que 2 collègues du Centre Pénitentiaire de Marseille font l’objet d’un « contrat ».
La somme de 120 000€ est offerte à qui voudra bien les abattre !
Une première Loi devait être présentée au mois de septembre pour s’attaquer à ce fléau. La dissolution de l’Assemblée nationale a reporté ce projet en janvier, et la récente censure du gouvernement risque bien de repousser encore un peu plus cette Loi dont nous avons tant besoin.
Des solutions existent pourtant. Nous allons, au grand désespoir de certains, évoquer de nouveau 2018, le mouvement historique, et les mauvaises décisions actées par l’administration sous l’impulsion, à l’époque, de l’Unsa justice.
FO Justice revendiquait la classification des établissements. Ils ont réfuté cette idée et ont préféré créer des quartiers spécifiques au sein même des établissements. Sachant que nous courrions au fiasco, FO Justice avait alors dénoncé ce mauvais choix…
Hélas, nous avions vu juste !
PourFO Justice, la classification des établissements reste l’une des solutions permettant de prendre en charge de manière efficace et sécuritaire les personnes détenues, en choisissant des lieux d’affectation en adéquation avec leur profil et leur dangerosité.
Notre revendication se trouve d’ailleurs aujourd’hui confortée par le fait que, curieusement, ce même syndicat reprend désormais à son compte cette demande… alors même qu’il l’a combattue, taxant par la même occasion FO Justice de vouloir créer des « Guantanamo ». Cherchez l’erreur !
MENSONGES & TRAHISON…
Plus c’est gros, plus ça passe !
L’idée est donc d’avoir à disposition un panel d’établissements, avec des niveaux de sécurité adaptés, allant du strict minimum jusqu’aux établissements de haute sécurité, avec, pour chaque type de structure, un mode de fonctionnement et de gestion spécifique et adapté aux profils des détenus.
►Mais pour cela, il faut une volonté et un courage politique, POUR :
Passer outre le rapprochement familial des détenus.
Imposer l’utilisation de la visioconférence aux magistrats.
Imposer à ces derniers de se déplacer dans les établissements pour les détenus les plus hauts du spectre…
Comme cela est d’ailleurs prévu dans le protocole signé à l’issue du drame d’Incarville.
PourFO Justice, la sécurité des personnels du ministère de la Justice est une priorité. Nous invitons nos têtes pensantes à prendre à bras le corps nos propositions pour ne pas reproduire les erreurs du passé.
FO Justice apporte tout son soutien aux personnels des Baumettes et plus largement à la Direction interrégionale de Marseille gangrénée par ce fléau qui, malheureusement, va étendre sa toile sur l’ensemble des territoires…
Ce lundi 9 décembre, vers 14h55, lors du sondage de barreaux le surveillant d’étage trouve un téléphone dans la cellule. A la demande de notre collègue le détenu lui remet le téléphone.
Alors que le surveillant quittait la cellule le « délinquant » l’a pourchassé sur la coursive en exigeant qu’il verrouille le téléphone.
Après des menaces le « voyou » est passé à l’acte et a agressé violemment notre collègue et cassé le téléphone.
La vigilance du PIC et l’arrivée des renforts permettront de maîtriser le « voyou » et sortir le collègue de la cellule où le détenu l’avait poussé l’empêchant de sortir.
Après un temps d’attente ce détenu procédurier sera enfin conduit en cellule disciplinaire.
Le laxisme de notre institution permet à une pointure et un gros profil du milieu nantais de disposer d’un téléphone en cellule !!!
Quelques mois après l’évasion sanglante de Mohamed Amra et les assassinats de nos collègues les détenus peuvent toujours continuer librement de se réinsérer……
Nul doute que de sa cellule disciplinaire un drone pourra venir le réapprovisionner pour lui permettre de conserver un lien avec l’extérieur.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesinvite la Direction locale et interrégionale à prendre en considération l’insécurité nantaise et à agir pour la sécurité des personnels par le développement d’une sécurité passive efficace.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesfélicite l’ensemble des personnels présents sur le terrain pour leur professionnalisme et leur réactivité.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes apporte son soutien à notre collègue agressé et espère que ce détenu heureux de la vie nantaise puisse découvrir de nouveaux horizons.
Depuis le mois de juin,l’UISP FO Justice se démène pour que la réglementation concernant l’alimentation du CET pour les Agents Postés soit suivie par la DISP de TOULOUSE et son DIOS.
C’est GAGNÉ. La DAP a tranché en faveur de la lecture faite par FO Justice Note DAP du 13/11/2024 – 20 jours pris pour pouvoir alimenter un CET
Pour le DIOS, il était de rigueur de se référer à une directive européenne qui pourtant n’avait aucun lien avec l’alimentation du CET mais qui stipule: «Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que tout travailleur bénéficie d’un congé annuel payé d’au moins 4 semaine,…». D’où l’exigence du DIOS que 28 jours soient posés pour un Agent Posté avant de pouvoir alimenter son CET.
En date du 03 juillet, l’UISP FO Justice a fourni au DIOS la Note DAP-CET-Agents en service posté du 23/10/2012. Le DIOS nous a avoué ne pas connaître l’existence de cette Note. Extrait: «Aussi, le seuil de 20 jours s’applique à l’ensemble des agents. Vous ne pouvez donc pas imposer à l’agent d’avoir pris 28 jours de congés annuels, pour les personnels en service posté, avant de pouvoir alimenter son CET».
Pour autant, le DIOS est resté campé sur sa position en balayant d’un revers de main cette réglementation toujours en vigueur et pourtant particulièrement explicite.
Pour l’UISP FO Justice de Toulouse, il n’était pas question que la DISP par l’entremise de son DIOS mette en place des règles non conformes, suite à leurs interprétations fallacieuses. Il était de notre obligation de faire respecter la réglementation qui cadre l’ensemble des personnels de l’Administration Pénitentiaire.
L’UISP FO Justice a pris attache auprès de ses nationaux afin de clarifier la situation avec la DAP directement. La DAP a donné des consignes claires en rédigeant la Note DAP 13/11/24.
L’UISP FO Justice exige que le DIOS revoie sa copie concernant l’alimentation du CET et qu’il soit donné des consignes dans ce sens aux CE ainsi qu’aux services OMAP des structures du ressort.
IL Y A URGENCE NOUS SOMMES À QUELQUES JOURS DE LA FIN D’ANNÉE.
LES AGENTS SOUHAITANT DÉPOSER DES JOURS SUR UN CET SONT INVITÉS À LE FAIRE AVANT LE 31 DÉCEMBRE 2024.
FO Justice souhaite débuter ce CSA en dénonçant fermement la gestion des effectifs alloués au QPR. Initialement prévu avec 24 agents, cet effectif est passé à 18, puis réduit à 17 aujourd’hui. Comment nos politiques peuvent-ils imposer l’ouverture d’un QPR au CP Rennes sans garantir les effectifs de surveillance nécessaires à son bon fonctionnement et à la sécurité des agents ?
Le QPR, qui a pris place à la MA, qui a elle-même pris place au CD, a eu pour conséquence une consommation RH deux fois plus énergivore sur la MA. Pourtant, aucun renfort en personnel n’a été accordé à nos collègues afin de compenser cette réorganisation, qui met à mal leur sécurité sur des étages isolés.
Avec un effectif en surveillantes aussi réduit sur le QPR, et face aux exigences sécuritaires liées à la prise en charge de détenues radicalisées et incarcérées pour des faits de terrorisme islamiste, le fonctionnement optimal du quartier est tout simplement impossible.
Au QPR de Roanne dont la capacité d’accueil MAXIMALE est de 12 détenues (pour un effectif réel qui n’a jamais dépassé 9), l’équipe dédiée compte 12 surveillantes pour un fonctionnement quotidien à 5 agents : 4 en 13H et 1 en journée.
Au QPR de Condé dont la capacité d’accueil MAXIMALE est de 20 détenus (pour un effectif réel de 13 détenus actuellement), l’équipe dédiée compte 27 agents (25 agents détention et 2 postes fixes BGD QPR pour les écoutes). Côté détention, le QPR fonctionne avec 9 agents par jour, tous en service 13H : 2 agents par aile soit 4 agents ; 2 en poste activités socioculturelles ; 1 en promenade ; 1 au PIC et 1 au mirador.
Comment est-il possible d’acter un effectif à 17 agents…
… pour un QPR dont la capacité d’accueil est de 29 détenues ?
Pour FO Justice, aucune amputation sur les équipes 3/2, déjà en souffrance RH, n’est envisageable à la suite du second recrutement pour l’ouverture totale du QPR. Les personnels de surveillance font déjà trop souvent les frais de décisions irréfléchies au détriment de leur santé et de leur sécurité.
FO Justice exige un retour à l’effectif initialement prévu de 24 agents, avec un respect du binômage par étage soit 6 agents ; 1 agent promenade et 1 agent activités socioculturelles. Soit une présence quotidienne de 8 agents du lundi au samedi et 7 le dimanche.
FO Justice demande à ce que toutes travaillent en service 13H, permettant d’interchanger l’occupation des postes sur la journée, et de ne pas travailler en mode dégradé en début et fin de service, comme c’est le cas actuellement.
En l’état deux possibilités : soit l’Administration engage une approche responsable et intelligente en renforçant les effectifs, soit FO Justice exigera une réduction drastique des mouvements et activités, mais aussi d’accueil des détenues, faute d’effectif et afin d’assurer la sécurité des collègues et intervenants.
Dans l’attente d’un effectif de 24 agents (avec une ouverture des 6 postes manquants à la prochaine CAP surveillants-brigadiers), acté initialement pour l’ouverture totale du QPR et INDISPENSABLE à son fonctionnement.
FO Justice ne validera pas la pérennisation d’une organisation de service à 17 agents, pour un QPR d’une telle capacité.