Depuis plusieurs semaines, l’effectif de la SAS de Caen-Ifs ne cesse d’augmenter. Une montée en charge prévue, certes,
Mais pas dans de telles conditions !
Dernièrement, des détenus en provenance de Laval ont été transférés directement sur site. Une arrivée problématique, et pour cause : AUCUN volontaire parmi eux. Pire encore, ces détenus ont été trompés par des promesses irréalistes :
- Téléphone portable en cellule
- Permissions de sortie quotidiennes
- Et, cerise sur le gâteau : “C’est Ifs ou la SAS.”
Qu’en est-il alors des projets individualisés censés accompagner ces détenus ? Comment, à plus de 300 km de chez eux, peuvent-ils entamer des démarches pour trouver un emploi à Laval, rechercher un logement ou maintenir leurs liens familiaux ? Le coût des permissions familiales en train devient prohibitif, les parloirs se raréfient… Ces absurdités ne concernent pas que Laval : des détenus du Havre ou encore de Vannes subissent également ces conditions incohérentes.
Un tel système compromet autant le sens de la peine des détenus que la mission des personnels.
Derrière cette situation, un désengorgement des établissements à peine voilé (Il suffit de lire le titre).
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande que des choix clairs soient faits :
- Soit la SAS devient une Maison d’Arrêt Hommes au même titre que celle de Caen-Ifs,
- Soit le projet initial de la structure est respecté.
Les personnels ne peuvent tolérer de travailler dans un cadre où tout est improvisé et précipité, sans aucune planification sérieuse.