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Prison de Toulouse-Seysses : Nous ne sommes pas le fusible de l’état !

Chers COLLEGUES, Chers CAMARADES,

Comme vous avez pu le lire ou l’entendre, notre gouvernement souhaite une fois de plus mettre le paquet sur le dos des FONCTIONNAIRES !!!!!

A SAVOIR :

◼ Gel du point d’indice sur 2 ans minimum !

◼ La fin de la GIPA (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat)

◼ Passer à 3 jours de CARENCE au lieu de 1 jour !

◼ Diminution de l’indemnisation de l’arrêt maladie ! 90% par jour de maladie au lieu de 100% !

◼ Ajout d’une nouvelle journée travaillée et non payée !

RIEN QUE CA !! OUI … TOUT CELA POUR UNE GESTION CATASTROPHIQUE DES FINANCES PUBLIQUES !

FO JUSTICE SEYSSES NE PEUT RESTER INSENSIBLE A CES ANNONCES

FO JUSTICE SEYSSES APPELLE A UNE MOBILISATION

DEVANT LES PORTES DE TOULOUSE SEYSSES :

LE JEUDI 5 DECEMBRE 2024

DES 06h30 !!

VENEZ NOMBREUX NOMBREUSES !

MERCI DE PREVOIR PALETTES ET AUTRES !!!!

L’HIVER EST LA .. NOUS ALLONS DEVOIR NOUS RECHAUFFER !!!

Le café et viennoiseries seront également au rendez-vous !!

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Plus c’est gros, plus ça passe !

Dans un communiqué du 28 novembre, l’Ufap-Unsa semble découvrir, au travers du décret 2024-1067 paru au journal officiel le même jour, la création du statut de Surveillant-Adjoint… ce qui semble les émouvoir au plus haut point.

Les émouvoir avec un léger temps de latence toutefois, puisque cette disposition est inscrite dans le code pénitentiaire depuis plus d’1 an…un peu tard pour verser des larmes de crocodile et présenter des pseudo-condoléances teintées d’alarmisme.

Toujours est-il qu’en effet ce décret vient préciser les dispositions générales applicables aux surveillants adjoints de l’administration pénitentiaire, leurs conditions de recrutement, de formation et les missions qui pourront leur être dévolues.

FO Justice tient à rappeler trois éléments au sujet de la création des surveillants adjoints :

• C’était l’une des conditions pour la mise en place de la réforme historique de FO Justice qui, pour mémoire, a permis de passe le CEA et le CDC respectivement en catégorie B et A, avec d’importants gains financiers.

• Le statut de « surveillant adjoint » permet également d’avoir un accès à la catégorie B de surveillant pénitentiaire aux personnes non-détentrices du baccalauréat au bout d’une seule année d’exercice.

• C’est le moyen de recruter, en urgence, les personnels dont nous avons besoin pour couvrir les postes laissés vacants à l’issue des campagnes de recrutement à l’ENAP, le temps que les effets de la réforme se fassent ressentir sur les recrutements… ce qui est déjà le cas. Cette disposition est d’ailleurs inscrite dans les annexes de la loi de programmation de la justice.

FO Justice reste pragmatique et ne saurait adopter le comportement schizophrénique de ces messieurs qui, d’un côté, hurlent qu’on manque de personnel, et de l’autre, rejettent en bloc ces potentiels recrutements.

« Potentiels » oui, car contrairement à leurs affirmations, les DISP ne pourront pas recruter « à leur guise », mais uniquement si le plafond d’emploi n’est pas atteint.

MENSONGE ÉNORME, MAIS PLUS C’EST GROS, PLUS ÇA PASSE !

Pour ce qui concerne l’évolution de carrière de ces agents, effectivement les surveillants adjoints pourront, par la voie d’un concours interne après une année d’exercice, accéder à un emploi statutaire. Et il faut bien admettre qu’accéder à un emploi de catégorie B, après un recrutement sans condition de diplôme constitue une formidable opportunité.

Et voilà qu’aujourd’hui l’Ufap-Unsa s’attribue la paternité de cette mesure alors qu’elle a été portée par FO Justice, qu’elle est inscrite dans le décret statutaire, et que ces amnésiques ont voté CONTRE ce décret lors du CSA-M du 19 octobre 2023.

MENSONGE ÉNORME, MAIS PLUS C’EST GROS, PLUS ÇA PASSE !

Enfin, au sujet des missions, le cadre est posé, il est assez restrictif et protecteur. La mission principale des surveillants adjoints reste et demeure le renfort en détention. Ils ne pourront pas occuper de postes armés ni de postes protégés en autonomie. Alors, brandir le spectre de la suppression des postes hors détention à leur profit n’est que pure élucubration pour effrayer les personnels.

MENSONGE ÉNORME, MAIS PLUS C’EST GROS, PLUS ÇA PASSE !

Quand un syndicat n’a plus comme dernière arme que le mensonge aux personnels qu’il est censé représenter, c’est qu’il est véritablement aux abois et que, comme il l’affirme, l’avenir est incertain… le sien en l’occurrence !

POUR CE QUI EST DE L’AVENIR DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE, MERCI DE LAISSER FAIRE FO JUSTICE !

Après avoir trahi les personnels en 2018, après les avoir vendus pour une paire de “MAGNUM”, après 30 ans passés en tant que majoritaires dans cette administration sans parvenir à faire évoluer le salaire de base d’un Surveillant en début de carrière au-delà du smic, il ne leur reste plus, pour camoufler leur fiasco, que le mensonge !

Pour le plaisir et rafraichir les mémoires, voici un petit florilège non exhaustif des plus récents mensonges de l’Ufap-Unsa :

UFAP A AFFIRMÉ « Les heures supplémentaires ne seront plus payées »  UFAP A MENTI !

UFAP A AFFIRMÉ « En 2024 seront recrutés 500 contractuels »  UFAP A MENTI !

UFAP A AFFIRMÉ « Tous les officiers seront soumis à l’article 10 »  UFAP A MENTI !

UFAP A AFFIRMÉ « Les surveillants adjoints vont occuper les miradors et postes fixes »  UFAP A MENTI !

Mais en attendant, ce sont bien des recours qui sont déposés par leur colistier syndical du CSA Ministériel contre la mise en place du « PROTOCOLE DU DRAME D’INCARVILLE » pour imposer la sortie des détenus même si les conditions de sécurité ne sont pas garanties pour les personnels !

ET ÇA, C’EST UNE VÉRITÉ !!!

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Prison de Borgo : La vérité du matin n’est plus celle de l’après-midi

Le lundi 25 novembre 2024, le surveillant en charge des extractions médicales a reçu l’ordre de son supérieur hiérarchique d’annuler le transfert qui était prévu le lendemain, ce qu’il a fait immédiatement.

La raison de cette annulation était qu’un capitaine faisait partie de l’escorte.

Quelques minutes plus tard, ce même supérieur hiérarchique le rappelle et lui dit que finalement il allait reprogrammer le transfert avec un autre agent. Le surveillant étant déjà en transfert sur le continent, l’officier avait donc la charge et la responsabilité de l’organisation de cette reprogrammation.

Cela a eu une fâcheuse incidence sur ce qu’ont vécu les agents assurant ce transfert !

En effet, ils ont dû attendre 45 minutes devant la BGTA, dans le noir et en toute insécurité, car les gendarmes n’étaient pas prévenus. Cela a engendré un retard de 15 minutes pour le décollage de l’avion, vous devinez à quel point le commandant de bord était ravi !

A l’arrivé à l’aéroport de Marseille, personne du PSIG pour les prendre en charge. Ils sont arrivés avec quelques minutes de retard car ils pensaient eux aussi que c’était annulé. Heureusement que la BGTA de Borgo a eu le bon réflexe de les avertir !

Toute cette mise en danger des nos collègues vient du fait qu’un officier ne pouvait partir sur le continent car on pouvait avoir besoin de lui.

Ce même jour, apprenant que l’officier qui a annulé ce transfert allait partir la semaine suivante récupérer des véhicules à la DI alors que son brigadier-chef sera absent, FO justice Borgo a demandé à ce que les raisons évoquées le matin soient appliquées pour cette mission. D’autant plus qu’un agent, dont cette tâche fait partie de ses missions, était disponible et volontaire.

Résultat, l’officier part bien la semaine prochaine, prouvant une fois de plus le double discours de notre Directeur, et peut-être même un souci d’équité envers l’ensemble de ses personnels !

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Prison de Borgo : Le bateau coule !

La situation de notre établissement nous force à faire le parallèle avec l’univers nautique. En effet, les décisions de l’ensemble de notre capitanat ont engendré de multiples avaries dans le navire « CP Borgo », et la situation est telle que nous sombrons !

FO Justice Borgo, avec le concours du délégué régional FO Justice Région Corse, a tenté à de multiples reprises d’alerter « la capitainerie DI », mais visiblement nos signaux de détresse n’arrivent pas à traverser la Méditerranée puisque nous restons sans réponses.

Nous allons donc par voie de tract faire un petit rappel de ce que nous subissons au CP Borgo :

° les heures supplémentaires des agents postées qui explosent, si bien qu’ils dépassent le montant de l’exonération fiscale !

° les conditions de travail qui se détériorent à une vitesse folle.

° Un service des fêtes qui donne 6 jours de repos mais qui oblige à revenir travailler sur un de ces jours de repos ?!?! Et si jamais on ne veut pas se positionner, on punit en affectant les agents sur les colis de Noël.

° On s’acharne sur les surveillants des brigades, en allant jusqu’à refuser des jours de détachement syndicaux pour les placer sur le service des agents postés, à qui on donne des repos pour faire tomber les heures supplémentaires.° On lance des travaux non essentiels alors que nous devons déjà gérer ceux de l’hypervision et du PCD. Le tout avec très peu de personnels techniques qui ne peuvent pas se multiplier, et donc on demande encore un effort aux brigades et postes fixes pour surveiller ces travaux ! Et on ne parle pas de la sécurité avec une ossature métallique mise à disposition de personnes détenues qui voudraient « embrocher » un surveillant ou un codétenu.

° Le service des extractions médicales qui ne sait plus comment travailler faute de directives claires et conformes aux différentes notes et doctrines, le tout dans l’insécurité !

° Une MAF en surpopulation, avec des profils difficiles, où les sanctions en commission de discipline sont surprenantes et choquantes ! Comment donner pour la 2ème fois une privation d’activités alors qu’il y a eu des menaces, et auparavant des violences verbales, sur une de nos collègues ? Comment accepter qu’une personne détenue qui cache une lame de rasoir ne passe pas en commission de discipline ? C’est inadmissible !

° Un service administratif qui « survit » malgré le manque de personnels et les nouvelles tâches qu’on leur donne.

° L’éclairage de l’établissement qui est un exemple en matière d’économie d’énergie car presque plus rien ne fonctionne. Ce n’est pas comme si cela était important pour la sécurité…

° Terminons par l’organigramme et les effectifs. Comment l’organigramme actuel a pu être validé alors qu’il y a un service qui n’existe même pas ? Comment comprendre que l’on affecte toujours plus d’agents aux EJV au détriment de la détention qui est en souffrance ?

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive, mais montre à quel point la gestion de notre établissement est catastrophique.

Nous devinons malheureusement la suite, le capitaine du navire suivra les pas d’un tristement célèbre capitaine italien qui, voyant son navire couler, préféra le quitter…

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Prison de Tarascon : Une journée éprouvante, un final vraiment sciant !!!

Le matin du mardi 26 novembre 2024, vers 10h20, un détenu a escaladé le toit du local à poubelles du bâtiment B, menaçant de mettre fin à ses jours.

Son message était clair :

IL DEMANDAIT À ÊTRE REÇU PAR UN PSYCHIATRE ET UN MEMBRE DE LA DIRECTION, EN QUÊTE D’UNE SORTIE DU RÉGIME FERMÉ !!!

L’intervention rapide de l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ÉRIS) de Marseille a permis de

le ramener à la raison. Celui-ci a été placé en prévention au Quartier Disciplinaire.

Plus tard, vers 16 heures, alors que les agents réalisaient des fouilles ciblées sur le bâtiment A, une

découverte alarmante a été faite :

UNE LAME DE SCIE A MÉTAUX

ET DIVERS OBJETS PROHIBÉS, DONT DES

STUPÉFIANTS ET UN TÉLÉPHONE AVEC OREILLETTE.

FO Justice CD de Tarascon SALUE le professionnalisme et le sang-froid exemplaires de tous les agents, quelle que soit leur fonction.

FO Justice CD de Tarascon DEMANDE des sanctions pénales et disciplinaires exemplaires contre les détenus.

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