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Prison de Maubeuge : Visite de notre nouvelle Directrice Interrégionale

Le Mardi 30 Juillet 2024 a fait l’objet d’une visite de Madame la Directrice Interrégionale accompagnée de sa Secrétaire Générale.

Après une présentation de l’Etablissement et de son fonctionnement par l’équipe de Direction, Madame La Directrice Interrégionale a effectué une visite générale de l’établissement dans un délai assez court.

Malgré un manque de temps certain, elle a tenu à convier les représentants syndicaux afin d’échanger avec eux. C’est pourquoi le futur représentant UFAP et les représentants régionaux du SPS étaient aux côtés du secrétaire FO Justice.

Les sujets abordés ont été les suivants :

EFFECTIFS :

Nos homologues ont de suite soulevé le problème d‘effectif, où FO Justice n’a pas manqué de rappeler ce que nous avions proposé au DAP et à la dernière DI lors de leur visite l’an passé : devancer les départs en retraite pour éviter de perdre du temps pour combler ces postes et demander d’anticiper les CAP de Mobilité.

Madame la Directrice nous a informé que la mobilité d’automne prioriserait ministériellement les manques en détention mais nous ne possédons aucune information sur les structures concernées.

MIRADORS :

Il a été rappelé la vétusté des vitres devenues opaques ne permettant plus d’assurer nos missions correctement, le remplacement de celles-ci ne sont pas faisables puisque les nouvelles fenêtres aux normes sont trop lourdes pour le châssis actuel.

Reconstruire des miradors ne serait pas envisageable puisque trop coûteux. Il a donc été évoqué la potentielle fermeture de ceux-ci par la Directrice ce à quoi nous nous sommes opposés. De nombreux établissements fermeraient progressivement leurs miradors.

DOMAINE ET PARKING :

Nous avons de nouveau parlé de la sécurisation du domaine et du parking des agents. Un projet est finalisé mais doit attendre faute de moyens financiers.

Le CP Laon obtient cette sécurisation pendant que nous obtenons un greffe neuf.

Il faudra là aussi patienter faute de moyens financiers. Il a été rappelé que l’ensemble des problèmes rencontrés avaient fait l’objet d’un communiqué FO Justice le 03 juillet dernier.

PARC DE VEHICULE DES ESP :

Le parc de véhicule étant incomplet, FO Justice a demandé à notre Directrice s’il était prévu et possible d’obtenir un véhicule supplémentaire adapté aux missions diverses de nos ESP Locaux. Etant bien entendu précisé qu’il serait souhaitable qu’en lien avec le dernier relevé de conclusion, ce véhicule soit banalisé.

La Secrétaire Générale nous a informé qu’un parc de véhicule devrait être livré à la DI en fin d’année (39 véhicules banalisés) et que si possible nos ESP seraient dotés du véhicule manquant.

ENFIN FO JUSTICE A FAIT UN RAPPEL SUR LES ACT ET DEMANDE A MADAME LA DIRECTRICE DE BIEN VOULOIR ETUDIER NOTRE REQUETE DE RENDRE LES ACT AUX AGENTS POUR NE PAS QUE CETTE ENVELOPPE BUDGETAIRE NE SOIT UTILISEE POUR UN REMPLACEMENT DE QUELQUES METRES DE BITUME.

Notre Chef d’Etablissement à tout le soutien de sa hiérarchie et a précisé qu’il répondrait aux besoins du personnel comme à son habitude.

Enfin, le Bureau Local Force Ouvrière Justice Maubeugeois réitère la bienvenue dans notre belle région à Madame la Directrice Interrégionale et tient à la remercier pour le chaleureux mot laissé à son départ de l’établissement où elle souligne l’investissement du personnel particulièrement impliqué dans le fonctionnement de la structure.

Félicitations relayées par Mail du Chef d’établissement qui a remercié l’ensemble des acteurs de notre établissement.

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Prison de Maubeuge : Alerte agression

Ce Jeudi 1er Août 2024 à 11h35 une collègue s’est faite lâchement agresser au Centre de Détention !

Après avoir demandé à un détenu de ne pas se promener sur les coursives torses nu, et voyant qu’après plusieurs demandes restées vaines, elle décida d’enfermer l’intéressé en cellule afin qu’il puisse prendre ses dispositions pour se vêtir.

Quelques minutes plus tard, L’heure du repas arrivant, elle décida de lui ouvrir sa porte de cellule mais c’était sans compter sur la folie de l’individu.

Porte à peine ouverte, il s’est jeté sur elle, l’agrippant aux épaules et au torse pour la propulser à l’autre bout de la coursive.

Un autre détenu présent sur les lieux a porté secours à la collègue en maitrisant l’agresseur de suite et en le bloquant dans sa cellule.

La collègue a difficilement donné l’alerte (bouton d’alarme du Motorola ne fonctionnant pas selon elle), elle a verbalisé une demande de renfort.

L’individu fût logiquement mis en prévention par l’équipe ESP rapidement arrivée sur les lieux de l’agression.

Le Bureau Local FO Justice souhaite un prompt rétablissement à la collègue et se tient à sa disposition si elle avait encore besoin de nos services pour toute démarche utile.

Le Bureau Local FO Justice ne doute pas que la sanction disciplinaire sera à la hauteur de nos attentes, et espère que les poursuites pénales seront également rapides et fermes, avant bien entendu d’obtenir un transfert disciplinaire en toute logique !

Nous ne devons pas banaliser ce genre de violence tant en dehors que dans nos murs.

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Drame d’Incarville : Rapport d’inspection

À la suite des révélations parues dans la presse concernant le drame du 14 mai 2024 ayant entraîné l’assassinat d’Arnaud et Fabrice ainsi que les blessures graves de Nicolas, Arnault et Damien, FO Justice avait obtenu que soit diligentée une enquête de l’Inspection Générale de la Justice (IGJ) afin de clarifier les faits autour de cette tragédie, d’identifier d’éventuelles responsabilités, et surtout d’éviter qu’un tel drame ne puisse se reproduire.

Les conclusions de cette enquête viennent aujourd’hui confirmer les premiers éléments à notre disposition, à savoir que les Personnels de l’Administration Pénitentiaire n’ont rien à se reprocher dans la genèse de ce drame.

En revanche, dès les premiers jours, FO Justice martelait que nos Collègues ont été conduits à la mort par la seule responsabilité de personnes qui, au sein des services judiciaires, savaient mais n’ont rien dit !

Malheureusement, c’était sans compter sur le TOTEM D’IMMUNITÉ que procure le sacro-saint « SECRET DE L’INSTRUCTION » !

Comment peut-on imaginer qu’aucune responsabilité ne puisse être engagée, même si celle-ci a pour conséquence la mort tragique de deux fonctionnaires ?

Et ceci, sous le simple sceau d’une enquête en cours afin d’essayer de sortir des affaires qui feraient les gros titres.

En effet, le rapport pointe uniquement le manque de communication et la mauvaise circulation de l’information au sein du ministère de la Justice. Communication et informations qui ne sont laissées, de fait, qu’à l’appréciation de certains magistrats estimant, en leur âme et conscience, que telle ou telle information peut être importante à partager pour garantir la sécurité des Personnels Pénitentiaires.

Pour FO Justice, même si la Loi protège certaines personnes, et qu’il n’y a pas de responsabilité légale, il n’en demeure pas moins que la responsabilité morale est établie !

Il s’agit donc de profiter de cette dramatique expérience et des préconisations de l’enquête de l’IGJ pour faire changer la Loi afin de permettre de ne pas laisser des Personnels pénitentiaires en danger dans l’exercice de leurs fonctions.

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Dire ce qu’on le fait et faire ce que l’on dit. Tel est la ligne de conduite de Force ouvrière depuis 2017… Nul doute que certains devraient s’en inspirer !

Cher(e)s Collègues, Cher(e)s Camarades,

Depuis mon élection en mai 2017 et la reconstruction de Force Ouvrière au ministère de la Justice, mon équipe et moi-même avons été fidèles à nos revendications et engagements.

De manière non exhaustive, nous avons obtenu en faveur des personnels de surveillances, la fusion des grades Surveillant/brigadier, la parité police s’agissant de la PSS, la catégorie B pour le CEA et A pour le CDC, le doublement de l’ICP et de l’IFO, le repyramidage de la chaîne hiérarchique avec à la clé plus d’une dizaine de milliers d’avancement dans les 5 ans à venir…

Pour ce qui concerne la sécurité, sont actés le déploiement des caméras, des PIE, des bombes incapacitantes, des brouilleurs de drones et de portables, des brigades cynophile, l’expérimentation des chiens d’appui et des brigades motorisées…

Nous pouvons nous réjouir et nous féliciter de ces avancées, défendues et obtenues par notre seule et unique Organisation Syndicale. Nous étions bien les seuls à les défendre lors du mouvement historique de 2018, alors que les autres OS les rejetaient en bloc, nous accusant d’être hors sol en matière indemnitaire et statutaire. Pourtant, aujourd’hui les feuilles de paye parlent d’elle-même. Pour le volet sécuritaire, ces mêmes OS nous accusaient de vouloir transformer nos établissements en « camps de concentration » : chiens, PIE, bombes incapacitantes etc. Autant de sujets dont ils tentent aujourd’hui de s’attribuer la paternité !!

Que de temps perdu, avec des conséquences que nous payons très cher aujourd’hui, et dont l’entière responsabilité revient à ces OS. « Qui oublie son passé n’a pas d’avenir ! »

Grâce à la réforme historique obtenue par FO Justice, en 2023 les schémas d’emplois ont été atteints, ce qui n’était pas arrivé depuis 10 ans. Il devrait en être de même en 2024. Car l’objectif prioritaire est bien de recruter. Recruter pour avoir la capacité d’accomplir l’ensemble de nos missions en toute sécurité, tout en conciliant vie privée et vie professionnelle.

FO l’avait annoncé, FO l’a fait !

Le 14 mai dernier, deux collègues étaient exécutés et trois autres grièvement blessés. Immédiatement après le choc et la sidération, toute l’institution était bloquée. Les personnels, comme un seul homme, étaient devant les portes, plus forts que jamais, bien au-delà du mouvement de 2018, démontrant leur solidarité et faisant ainsi démentir toutes celles et ceux qui nous expliquaient que jamais nous n’aurions la capacité de nous mobiliser de nouveau.

Après 3 jours de négociations en intersyndicale, nous avons obtenu un protocole d’accord qui, au moment où j’écris cet édito, se déploie et se concrétise au travers de mesures à court, moyen et long terme. FO Justice s’assurera que chacun des engagements pris devienne effectif pour que, plus jamais, un tel drame ne puisse se reproduire.

Pour l’heure, nous restons dans l’attente du rapport de l’Inspection Générale de la Justice, demandé une fois encore par notre seule Organisation Syndicale, afin de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont pu rendre possible ce drame, afin de déterminer qui savait et n’a rien dit ? Car notre Organisation Syndicale reste convaincue que ce drame n’aurait jamais dû arriver, et aurait pu être évité !

Force Ouvrière dénonce à nouveau le comportement des syndicats de magistrats corporatistes USM et SM qui, la veille de l’hommage national rendu à nos Collègues, ont rejeté le relevé de décisions de l’intersyndicale. Force Ouvrière dénonce le comportement de l’UNSA Justice et de la CGT à qui ils sont affiliés et qui, dans les instances ministérielles, se rendent complices du rejet de certains points essentiels du protocole d’accord.

Il est temps pour l’UFAP-Unsa Justice et de la CGT Pénitentiaire de prendre une décision en responsabilité : rompre leur alliance avec ces syndicats de magistrats qui n’ont que faire de notre sécurité, ou rester à leur botte et mettre un terme à cette intersyndicale.

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Prison de Villepinte : Compte rendu de la visite de la SAS

Lundi 29 juillet, Force Ouvrière Justice a visité la SAS de Noisy le Grand.

Cette structure a été ouverte depuis le 1 juillet avec les détenus du CP de la Seine St Denis. La visite a permis d’apprécier les conditions de travail des collègues et les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur fonction.

Dès l’entrée du parking nous avons remarqué le dysfonctionnement du portail pour les véhicules du personnel.

Une fois passée la porte d’entrée, nous constatons qu’il manque un agent sur le poste de la PEP/PCI. Avec cette mutualisation des fonction PEP/PCI il est essentiel d’avoir trois agents à minima pour un fonctionnement normal.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande que les agents en poste à la PEP/PCI soient sanctuarisés afin de garantir les ouvertures en urgence des grilles aux agents pour les interventions notamment. Cette gestion à deux agents met objectivement nos collègues en danger.

Nous avons ouvert cette structure avec le nombre de 34 agents mais malheureusement nous constatons déjà un manque RH et aussi de nombreux rappels ainsi que des changements de plannings.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande à la direction de la SAS la possibilité aux agents de pouvoir consulter la charte des temps.

Pendant la visite des lieux, nous avons pu constater le manque de propreté au niveau des patios, mais également dans les toilettes des surveillants, en effet, il n’y a pas de distributeurs de papiers toilettes, de savons ni de sèche-mains.

Il ne faudrait pas que le bien-être de nos pensionnaires passe avant celui des agents !!!

Concernant les repas des agents lors des différentes réunions et CSA, il a été acté qu’il n’y aura pas de mess mais qu’une solution devrait être trouvée notamment avec un partenariat avec un restaurant. Finalement, cette solution a été abandonnée car trop onéreuse, une solution avec un frigo connecté a été retenue. Force de constater qu’il n’est toujours pas mis en place.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande à la direction pourquoi le frigo n’est toujours pas installé ?La réponse de la direction : il faut faire une installation avec des prises. Le devis étant réalisé, ils attendent l’autorisation de la DISP DE PARIS.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande à la DIPS DE PARIS de valider le devis afin que les travaux puissent être fait.

Durant la visite, Le bureau Local Force Ouvrière Justice a fait remonter un gros problème de sécurité notamment du côté de l’entreprise voisine où il y a déjà des projections et des parloirs sauvages.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande à la DISP de PARIS de faire un mur suffisamment haut pour empêcher les projections ou au moins les ralentir.

Lors de la prise de service des agents à 8 heures, nous avons observé une voiture stationnée devant l’établissement sans chauffeur. Les services de police ont été prévenus mais ne sont intervenus qu’à 13h00. Au regard du plan Vigipirate le temps d’intervention semble très long.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice demande un rappel de la part de la direction envers les forces de l’ordre, pour des interventions plus rapides.

Le dernier point noir lors de cette visite est l’affection des détenus à la SAS notamment ceux qui viennent des autres établissements de la DISP.

Entre les détenus qui ne veulent pas venir, les addictions aux substances, la gestion est dès l’ouverture compliquée.

Une situation nous a particulièrement choqué : Un arrivant de PLS été en fait sortant de 30 jrs de QD, pour avoir agressé son codétenu avec une fourchette.

Est-ce là sa récompense d’être affecté sur une telle structure à l’issue de son QD ? Cela pose question pour le moins…

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice demande que l’affectation des autres établissements soit mieux encadrée afin que les détenus ne fassent pas un simple aller/retour. Nous demandons aussi que chaque établissement d’origine vient chercher leurs détenus quand il y a un problème car les agents ELSP du CP on déjà une grosse charge de travail.

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