Publié le Laisser un commentaire

SPIP Grand-Est : Prisme pour les uns… APPI pour les autres. La cacophonie règne au sein du Ministère de la Justice

Depuis le 15 avril 2024, le nouveau progiciel PRISME est déployé sur 6 SPIP pilotes. Après un premier échec de lancement en décembre 2023, le nouvel applicatif des SPIP et des services de l’application des peines (SAP) a relégué APPI aux oubliettes… enfin c’est ce que l’on pensait !

Plus de 4 ans après le lancement de l’élaboration de cet outil, plusieurs millions d’euros d’argent public dépensés pour moderniser un logiciel commun aux SAP et aux SPIP, les services concernés constatent, la mort dans l’âme, que ce projet n’est toujours pas abouti ni fonctionnel.

En effet, du côté de la DSJ, la Cour d’Appel de Colmar a même pris le contre- pied de la DAP en ordonnant une remise en service d’APPI sans délais.

Du côté de l’Administration Pénitentiaire, les SPIP doivent poursuivre l’utilisation de PRISME quand bien même de nombreux dysfonctionnements altèrent son utilisation.

UNANIMEMENT tous les utilisateurs constatent des bugs et autres incohérences dans les manipulations qui conduisent fatalement à un surcroit d’activités, plongeant les agents dans une insécurité professionnelle.

Non seulement cet outil de travail n’est pas fonctionnel mais en plus il ne permet plus d’interagir avec les magistrats mandants.

FO Justice dénonce le manque d’anticipation par des procédures alternatives durant cette période de transition

FO Justice dénonce l’augmentation des risques psychosociaux induite par l’épuisement des personnels mis sous pression

FO Justice prône pour une position commune entre la DSJ et la DAP sur l’utilisation de PRISME pour assurer la continuité du service public auquel nous sommes toutes et tous attachés.

Lire le communiqué

 

Publié le Laisser un commentaire

DISP PACA-Corse : Alerte rouge sur la population carcérale !!!

La surpopulation carcérale dans nos établissements atteint des seuils critiques et insoutenables ! Les chiffres dans nos Maisons d’arrêts (MA) et Quartiers Maisons d’Arrêts (QMA) sont alarmants avec une densité moyenne de 144,5 % :

➢ Centre Pénitentiaire (CP) Aix Luynes : 150,1 %

➢ CP Avignon-Le Pontet : 160,4 %

➢ CP Borgo : 113,5 %

➢ CP Marseille-Les Baumettes : 176,8 %

➢ CP Toulon-La Farlede : 137,1 %

➢ MA Ajaccio : 113,2 %

➢ MA Draguignan : 123,6 %

➢ MA Grasse : 122,5 %

➢ MA Nice : 146,2 %

La situation n’a jamais été aussi précaire. Les conditions de travail et la sécurité des agents, des établissements et des détenus sont quotidiennement mises à mal !!!

FO Justice a alerté le Garde des Sceaux sur l’urgence de la situation. Notre Organisation Syndicale (OS) attend une réponse concrète et exige des actions rapides pour résoudre cette situation critique.

LES TENSIONS MONTENT, LES TENSIONS MONTENT, LES AGRESSIONS S’INTENSIFIENT, LES AGRESSIONS S’INTENSIFIENT,

ET LES ÉMEUTES MENACENT ET LES ÉMEUTES MENACENT !!! !!!

Avec l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP), la pression n’a jamais été aussi forte. Comment assurer la sécurité et le bon fonctionnement de nos établissements dans de telles conditions ?! FO Justice a décidé d’interpeller les plus hautes instances de l’État pour lancer un SOS… pour éviter un drame imminent !!!

FO Justice PACA-Corse EXIGE la mise en place immédiate de mesures d’urgence similaires à celles du COVID-19 pour des aménagements des peines et des libérations anticipées. Il faut désengorger nos prisons avant les JOP !

FO Justice PACA-Corse EXIGE l’ouverture de négociations pour envisager des réformes profondes et efficaces contre la surpopulation carcérale.

FO Justice PACA-Corse EST CONVAINCU que la seule solution efficace et durable pour gérer la densité carcérale est de confier cette responsabilité à l’Administration Pénitentiaire.

FO Justice PACA-Corse a entamé un boycott des instances liées à la qualité de vie au travail (QVT) et des CSA formations spécialisées.

NE SOYONS PAS LES TÉMOINS PASSIFS NE SOYONS PAS LES TÉMOINS PASSIFS D’UNE CATASTROPHE ANNONCÉE 

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Procédure alternative aux poursuites disciplinaires des personnes détenues

Le 18 avril dernier, se tenait un CSA-AP avec à l’ordre du jour un sujet portant sur la procédure alternative aux poursuites disciplinaires des personnes détenues.

Pour rappel, le décret qui nous était présenté ne fait que répondre à la nécessaire mise en conformité avec la loi 2023-1059 du 20 novembre 2023, laquelle a déjà intégré cette mesure dans le code pénitentiaire à l’article L. 231-4.

En d’autres termes, qu’on le veuille ou non, la procédure alternative aux poursuites disciplinaires entrera en vigueur, puisqu’elle est déjà inscrite dans la Loi depuis l’année dernière. En réalité, elle doit simplement être encadrée puisqu’elle est déjà mise en application sur de nombreux établissements, sans aucune harmonisation ni cohérence, au bon vouloir des Directeurs Interrégionaux voire des Chefs d’Établissements, et surtout en dehors de tout cadre règlementaire. C’est bien la raison pour laquelle le ministère et la DAP ont estimé nécessaire de légiférer.

FO Justice est, par nature et par conviction, réfractaire à toute mesure visant à réduire ou remettre en cause l’autorité des Surveillants dans nos détentions. Nous restons et resterons opposés à toute disposition visant à assouplir le régime disciplinaire des personnes détenues ou affaiblir l’ascendant des personnels.

Aujourd’hui, face à la recrudescence des infractions, toujours plus nombreuses, nous sommes confrontés à une embolisation des commissions de discipline avec le constat accablant que bon nombre de procédures ou de comptes-rendus d’incident n’aboutissent jamais.

Dès lors, la question se pose : quand un Surveillant dresse un compte-rendu d’incident, vaut-il mieux une procédure disciplinaire qui se retrouve classée sans suite, ou alors en assurer le traitement et le suivi au moyen d’une procédure alternative, moins lourde et moins chronophage ?

Mais en réalité, la question est ailleurs : à quel niveau placer le curseur pour définir ce qui relève de la procédure disciplinaire « classique » ou de la procédure alternative ?

Alors plutôt que laisser l’administration mettre en place le projet tel qu’elle l’a conçu et nous l’a présenté il y a déjà plusieurs semaines, FO Justice a préféré mettre en garde et imposer des limites à ne pas franchir.

C’est ainsi que FO Justice est parvenu à amender le texte avant même qu’il ne soit présenté en instance consultative afin d’exclure l’ensemble des fautes du 1er degré de son champ d’application. Mais nous ne pouvions nous satisfaire de cette première victoire. C’est la raison pour laquelle nous avions proposé, lors de ce CSA-AP, un amendement visant à exclure du dispositif plusieurs fautes du 2ème degré.

L’administration n’a satisfait notre demande que partiellement, acceptant d’exclure de la procédure alternative les infractions en lien avec la détention de stupéfiants, les tentatives de corruption et le fait de se soustraire à une sanction prononcée en commission de discipline.

Hors de question pour nous de leur donner quitus sans avoir été totalement entendus sur l’ensemble de nos demandes. Mais après la validation partielle de nos amendements, c’est en responsabilité et avec pragmatisme que nous nous sommes abstenus sur le vote.

En effet, nous savions pertinemment que l’administration, s’il le fallait, passerait en force sur ce sujet puisqu’il faut satisfaire la commande politique.

En complément de ces dispositions, FO Justice a formulé une proposition innovante : permettre à l’administration de prononcer des amendes administratives (à distinguer, bien sûr, des amendes pénales). Une telle mesure permettrait d’apporter une réponse immédiate et dissuasive à certaines infractions.

Le DAP, intéressé par notre proposition, s’est engagé à ouvrir le débat pour lever les difficultés règlementaires préalables à la mise en œuvre d’un tel dispositif.

FO Justice restera force de proposition sur ce sujet dont nous sommes les instigateurs.

Il reste désormais à rédiger la circulaire d’application, et FO Justice sera très vigilant quant à son contenu. Elle devra rappeler que la procédure alternative n’est qu’un outil supplémentaire, qu’elle ne constitue en aucun cas un automatisme et que toutes les infractions pourront toujours faire l’objet d’un traitement disciplinaire classique.

En aucun cas FO Justice n’acceptera de bafouer l’autorité des personnels en tenue !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

DISP de Lille : 7600 détenus, 0 solution !

Les personnels pénitentiaires des Hauts-de-France tirent une fois de plus la sonnette d’alarme. Face à une surpopulation carcérale galopante, dépassant désormais la barre symbolique des 7600 détenus incarcérés, ils sont épuisés, sur le point de craquer, et en ont ras la camisole…

La surpopulation carcérale pose d’innombrables problèmes de gestion quotidienne, mettant en péril la santé mentale et physique des personnels. Dans ces conditions, les personnels pénitentiaires ne sont plus en mesure d’assurer correctement leurs missions.

Alors qu’on approche des Jeux Olympiques, l’inquiétude grandit. Les personnels pénitentiaires craignent que la situation n’empire encore davantage, amplifiant des difficultés déjà insurmontables.

Malheureusement, les 15000 nouvelles places de prison annoncées arriveront trop tard. Nous payons aujourd’hui les décisions prises en 2018, et encore une fois, ce sont les personnels qui les prennent de plein fouet.

Face à cette situation digne d’un scénario de film catastrophe, FO Justice demande des mesures d’urgence pour « désenfler » les établissements pénitentiaires des Hauts-de-France et garantir des conditions d’exercices dignes et sécurisées pour TOUS.

#STOPÉCROUS

Lire le communiqué

 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Brest : Tentative d’évasion

Ce mardi 23 avril 2024, le détenu K s’étant automutilé (36 points de sutures entre le cou et l’abdomen), il a été conduit aux urgences sous bonne escorte par l’équipe ELSP.

Ce détenu, est déjà connu pour avoir tenté de voler l’arme d’un gardien de la paix lors de son déferrement.

Celui-ci avait également essayé de s’échapper du véhicule de police en ouvrant la porte sur le trajet.

L’équipage bien informé des possibles velléités d’évasion du détenu a maintenu tout au long de l’extraction une très grande vigilance.

BIEN LEUR A PRIS !

En effet, arrivé sur le parking des urgences, le détenu sur un fauteuil roulant a tenté lors de sa montée dans le véhicule de fausser compagnie aux collègues ELSP, en courant malgré des menottes aux chevilles.

La vigilance et le professionnalisme de nos collègues aura permis de mettre un terme à cette tentative d’évasion et de ramener le détenu à la Maison d’Arrêt.

Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à rappeler la sensibilité des missions d’extractions judiciaires et médicales.

L’équipe ELSP a montré toute son utilité et sa compétence.

Force Ouvrière justice demande à ce que le détenu K soit classé en escorte 3.

Force Ouvrière Justice demande également à ce que la doctrine des ELSP soit scrupuleusement respectée, notamment sur les compositions d’escorte.

Il n’est pas question pour notre organisation syndicale de programmer des escortes à 2 agents seulement, encore moins en état de plan Vigipirate rehaussé au niveau urgence attentat.

CE N’EST PAS UNE PROMENADE DE SANTÉ !

Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les collègues qui, grâce à leur vigilance et leur professionnalisme, ont permis d’éviter une évasion.

Lire le communiqué