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ERIS de Marseille : 20 ans d’excellence !!!

Mercredi 20 décembre 2023, la direction interrégional des services pénitentiaires (DISP) de Marseille a célébré avec grande fierté le 20e anniversaire de l’équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) de Marseille.

Cet événement a été présidé par Monsieur RIDEL, le directeur de l’administration Pénitentiaire (DAP), et Monsieur ALVES, le directeur interrégional (DI) de la DISP de Marseille, au stade vélodrome de Marseille.

La matinée s’est déroulée par des démonstrations de l’ERIS en situation.

L’ERIS 13 A SU FAIRE HONNEUR À NOTRE ADMINISTRATION PAR SON PROFESSIONNALISME, SON DÉVOUEMENT

ET SA CONTRIBUTION SIGNIFICATIVE À LA SÉCURITÉ ET AU BON FONCTIONNEMENT DES ÉTABLISSEMENTS PÉNITENTIAIRES.

Leur travail a été essentiel pour assurer la protection du personnel et des détenus, et pour maintenir un environnement sécurisé au sein de nos établissements.

FO Justice PACA-Corse était présent lors de cette célébration et a échangé avec le DAP et le DI sur le professionnalisme de l’ensemble des agents et de la plus-value de la réforme travaillée et obtenue par FO Justice, véritable reconnaissance pour le personnel du CEA et CDC de l’administration Pénitentiaire !!!

L’équipe FO Justice PACA-Corse tient à exprimer sa reconnaissance envers l’ERIS de Marseille pour ses 20 années de service exemplaire, ainsi qu’à tous les agents qui œuvrent au quotidien pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement de nos établissements.

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Prison de Draguignan : Double combos demande d’explication !!!

Que se passe-t-il à la Maison d’Arrêt de DRAGUIGNAN ? Nous pensions avoir changé de Direction mais de nouveau il semble que la chasse aux surveillants est réouverte !

Car, c’est simple, tu fais ton boulot, peut être mal car fatigué ou sans l’aide et l’encadrement adéquat, et de suite on te demande de te justifier !

En effet, en ce mois de décembre, notre collègue apprécié de tous pour sa présence et son assiduité au travail fut l’objet d’un manque de chance pour certain ou d’un acharnement pour d’autre.

Lors d’une mise en prévention suite à l’inondation de la coursive et de son inertie physique, un voyou fut mis en prévention au Quartier Disciplinaire.

Le collègue ici présent avec l’aide des surveillants sur place ont utilisé la force strictement nécessaire afin de mettre l’individu en prévention.

AUCUN SOUCIS ??? NONNNNN selon la direction, qui décide de faire sortir le détenu de prévention ! Détenu qui a reconnu lui-même son inertie et qui a été le premier étonné de sortir…

Le prétexte ? Le surveillant a fait un usage abusif de la force… Qu’est-ce qu’un usage abusif ? Il y a des experts de cet usage ? On travaille en Prison ou en centre aéré ? Le détenu n’a pas le coude à la place de la jambe… Bref, cela ne nous étonne qu’à moitié car lorsque la direction va faire du footing le weekend avec nos pensionnaires, il est en effet normal d’avoir plus d’affinité ou d’empathie pour nos pauvres LouLou !

Donc à l’issue de cette débâcle, la direction remet une DE à l’agent, qu’elle fera monter à la DI, message fort à l’ensemble du personnel. Ne prenez plus de risque les gars, ne faites plus rien, aux moindres soucis péter l’alarme et attendez un gradé, officier ou Directeur, ils nous montreront comment utiliser la force !

L’histoire continue, car comme vous pouvez le remarquer, un seul agent a pris une DE.

A l’issue, il est maintenant tout à fait normal de se demander s’il est bon à Draguignan de faire son boulot et de faire remonter toutes difficultés. Car en effet, cette semaine, un énième survol d’hélicoptère fais l’objet d’une DE pour notre collègue, oui encore lui ! Pourtant d’habitude, le survol d’aéronef n’affole et n’inquiète personne.

Le collègue, le seul surveillant de toute la MA à l’avoir vu et signalé !

Mais selon la direction trop tard…

Rassurez-vous c’était encore l’armée, car spoil alert, Draguignan se situe au milieu d’une zone militaire et l’aviation civile détecte difficilement les hélicos car ils volent trop bas… Suite à cette difficulté une note de service est ressortie afin d’expliquer la procédure à adopter lors d’un survol, procédure qui n’a jamais été appliqué depuis 2017 date d’ouverture.

Donc le surveillant lui seul encore une fois, écope d’une deuxième DE.

Pour rappel le surveillant en question effectue sa 13ème année au sein de notre belle administration et c’est la première fois qu’il prend une DE, ou plutôt deux. Et qui dit DE, dit risque de sanction à la clef.

Le surveillant a fait son travail et si des erreurs ont été faites, cela est dû aux manquements de notre établissement, manquements en termes de procédure et d’application réelle concernant le survol d’hélicoptère.

Manquement de jugement et de justice à la suite de la remise en cause d’une prévention légitime suite à l’inertie d’un détenu aux injonctions des agents.

Le SLP FORCE OUVRIÈRE JUSTICE de la Maison d’Arrêt de Draguignan interpelle notre Directrice, plutôt qu’une DE, un rappel des dangers et des consignes afférentes au survols d’hélicoptères aurait été plus juste et moins choquant pour les personnels de la MA de Draguignan.

Le SLP FORCE OUVRIÈRE JUSTICE de la Maison d’Arrêt de Draguignan reste consterné, alors que nous souffrons d’un manque en personnel chronique, cet usage abusif des DE ne peut que démotiver les personnels toujours présents.

Le SLP FORCE OUVRIÈRE JUSTICE de la Maison d’Arrêt de Draguignan apporte son soutien au surveillant et l’assistera pour les suites de la procédure.

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Prison de Fleury-Mérogis : D4, agression sur personnel / feux de cellules. Nouvelles résolutions de la voyoucratie ?

Le bureau local Force Ouvrière Justice fait le constat alarmant d’un ras- le- bol généralisé des violences commises envers les personnels dans l’exercice de leurs missions régaliennes.

L’autorité des personnels est de plus en plus mise à mal par une voyoucratie qui défie le règlement intérieur, les failles sécuritaires et juridiques de notre administration.

Force Ouvrière Justice appelle à une solidarité et sursaut de la communauté pénitentiaire et un soutien indéfectible de la direction.

Force Ouvrière Justice ne cautionnera aucune frilosité et banalisation dans la fermeté des réponses apportées par l’administration contre les auteurs et co-auteurs d’agressions sous ses différentes formes envers les personnels.

Depuis plusieurs jours, le bâtiment D4 marche sur des braises, sans jeu de mots, au rythme d’un détenu ingérable à qui on peut prêter toutes les qualificatives au vu de ses faits d’armes en détention : pyromanes multirécidivistes, auto-agressifs, tentatives de suicides ou chantage au suicide, tapages, violence envers les personnels etc…

Les personnels sont à bout de nerfs et à cran dans la gestion de ce pyromane qui multiplie les allers –retours au quartier disciplinaire et D4. Sans compter la mise en danger de la vie d’autrui et de lui-même, la destruction du mobilier pénitentiaire dans un contexte de surpopulation carcérale …

Le bureau local Force Ouvrière Justice rappelle à ce pyromane « à jouer avec le feu, on finit par se brûler »!

Par conséquent, notre organisation professionnelle alerte sur un épuisement professionnel des collègues dans la gestion de ce détenu et sollicite des mesures pour un accompagnement psychologique sur cette structure justifiée par la répétitivité des actes délictuels à mettre à son actif, dans un laps de temps assez court.

De plus, le nombre de gestions renforcées des ouvertures de cellules reste un indicateur inquiétant sur l’agressivité potentielle de certains détenus dont la grande partie souffre de troubles du comportement.

A titre d’exemple le quartier mineur est sous tension avec 6 ouvertures à 2+1 auquel il faut ajouter la gestion énergivore d’un TIS. Quant au 4eme étage, on aurait dit une annexe« SMPR » mais sans la prise en charge qui va avec, on compte plus 7 ouvertures à 2+1 et 7 ouvertures à 2 agents.

Pas étonnant de constater la pression exercée sur les agents sur ses différents secteurs et la dangerosité à chaque ouverture de cellule.

Ainsi, l’une de nos collègues a fait les frais de l’agressivité d’un de nos pensionnaires affectés sur cette « unité » lors de la distribution du repas en ce mercredi 20 décembre 2023.

Mécontent d’un simple rappel au règlement intérieur de la surveillante qui lui demanda de baisser le volume de sa radio, il laissa exploser sa colère en insultant copieusement l’une des collègues avant de balancer son assiette de repas vers la fenêtre.

Puis, d’un geste brusque dans l’incapacité de se contrôler, il lança violemment un bol en verre rempli de denrées sur le genou de notre collègue avant qu’elles ne puisent refermer la porte.

Bilan : 2 collègues sous le choc et une qui se plaint d’une vive douleur au niveau du genou.

Quant au détenu il a été acheminé au quartier disciplinaire pour retrouver un peu de quiétude et de calme…

Le bureau local Force Ouvrière Justice appelle l’ensemble des personnels tous corps et grades confondus à redoubler de vigilance dans ce contexte particulier.

Le bureau local Force Ouvrière Justice incite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.

Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient nos collègues et les accompagneront dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.

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Prison de Moulins-Yzeure : Lettre ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur,

Après une réunion de sécurisation du QMC, notre faisant fonction chef de détention, et son adjoint, ont déboulé dans les coursives, le regard froid, la tête tournée vers l’opportunité de faire un exemple, pour contrôler la fermeture de la moindre porte, ignorant (ou non d’ailleurs) qu’ils déboulaient en plein dans le créneau de mouvement le plus sensible de la détention.

Cette action, qui fait certes partie de leurs prérogatives, dénouée de tout humanisme, était tellement frigide, qu’il ne manquait plus que la marche impériale comme musique de fond. Nous sommes conscients de la manière dont «certains officiers» (fort heureusement qu’ils ne sont qu’une minorité) utilisent leur grade doré pour se créer un charisme sur mesure, mais le chef adjoint, hier encore, était premier surveillant avec un soutien inconditionnel envers les agents et le travail commun était accompagné par notre professionnalisme commun. Que s’est-il passé pour qu’il change de cap?

Récemment, notre établissement a été confronté à une situation troublante, le “faisant fonction” chef de détention, normalement chargé de maintenir l’ordre et le respect, a franchi une limite inacceptable. Son comportement a été perçu par tous les agents présents comme insultant, dégradant et humiliant. Ces actions ont non seulement créé une atmosphère de tension et de mécontentement, mais ont également soulevé des questions sur sa capacité à diriger efficacement.

Un leader doit être capable de reconnaître et d’apprécier le dévouement et le professionnalisme de son équipe, malheureusement, dans ce cas, il semble que cette reconnaissance et cette appréciation soient absentes. De plus, il a non seulement enfreint les règles d’éthique, de bienséance et d’exemplarité attendues de sa position, mais il a également impliqué tout le monde, y compris les personnes détenues qui passaient par là à ce moment-là.

Depuis cet incident, il est devenu clair pour nous qu’il n’y a plus d’espoir ni de soutien de la part de notre hiérarchie, Ce comportement inacceptable n’en est malheureusement pas à sa première manifestation, c’était déjà le cas en MA. Ces excès de colère sont de notoriété publique et sont mêmes connus du directeur de l’établissement, cependant, l’absence de mesures correctives est d’autant plus préoccupante qu’elle semble être tolérée, voire couverte par la directrice adjointe du centre pénitentiaire. Il est clair que les liens amicaux n’ont pas leur place à l’intérieur des murs de notre enceinte, il est plus que temps que des actions soient prises pour rectifier cette situation.

Monsieur le Directeur, vous devez aborder cette situation avec sérieux et prendre des mesures pour rétablir le respect et la dignité au sein de notre établissement, chaque fonctionnaire doit se sentir valorisé et respecté. C’est la seule façon de maintenir un environnement de travail positif et productif pour tous.

Monsieur le Directeur, le bureau local FO Justice exige que des mesures nécessaires soient appliquées pour garantir un environnement de travail respectueux et sécurisé pour tous les agents. Nous demandons également que le faisant fonction de chef de détention soit tenu responsable de ses actions et que son maintien à un poste d’une telle importance soit remis en question.

Enfin, Monsieur le Directeur, FO Justice tient devant vous par cette lettre ouverte, à remercier et féliciter tous les agents qui ont permis le bon fonctionnement de l’établissement en cette période difficile pour tous et nous les encourageons à s’unir pour que cet affront à leur encontre soit réparé!

Nos deux responsables sont actuellement en arrêt, est-ce que leur mépris s’étend au-delà des simples agents ou vous incluent-ils également pour laisser une centrale dite sécuritaire dans une telle situation?

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Prison de Villepinte : Agression sur un équipage ELSP

Ce lundi 18 décembre 2023, aux environs de 9h00 alors que les agents ELSP effectuaient un transfert d’un de nos TIS vers la maison d’arrêt de ROUEN.

Lorsque le véhicule d’escorte arriva sur l’autoroute A86, à la hauteur du stade de France, les agents ont aperçu plusieurs motards qui remontaient la file au milieu de la voie.

Quand soudain, l’un des motards a délibérément mis un coup de poing dans l’une des vitres de l’escorte probablement avec l’aide d’un objet.

Cette action a complètement fait exploser la vitre et a même projeté des éclats de verres sur les 3 agents au niveau du visage et dans tout le véhicule, par chance cette agression a fait aucune blessure sur l’équipage.

Les agents ont malgré tout essayé de relever le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule mais au regard de la densité de circulation et aussi la vitesse du 2 roues cette identification s’est avéré impossible.

Les agents ont alors immédiatement prévenu le gradé de l’établissement en poursuivant leur mission de transfert.

Le bureau local Force Ouvrière justice tient à féliciter les agents pour leur professionnalisme et leur sans froid sur cette agression.

Le bureau local Force Ouvrière justice alerte sur la recrudescence des incidents sur les missions extérieures et demande des réactions fortes de notre Ministère pour protéger nos personnels dans leurs différentes missions régaliennes.

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Prison du Havre : Le bateau chavire, ou quand il n’y a plus de places, il y en a encore

Au 16 décembre 2023, le centre pénitentiaire comptait 775 personnes détenues pour une capacité théorique de 690 (soit 112%).

Les centres de détention affichent presque complets.

Le QSL est rempli à moitié, mais quand nous savons qu’il sert de fourre-tout pour désengorger l’établissement, nous voudrions qu’il le soit moins.

FO-justice CP Le Havre rappelle qu’un Quartier de Semi-Liberté a pour objectif d’accueillir des personnes détenues qui ont un projet d’insertion, bénéficiant de sorties pour se rendre sur leur lieu de travail ou pour en chercher. Et l’agent est seul en permanence.

Quant à la maison d’arrêt…325 personnes détenues pour 209 places (soit 155 %). 34 matelas au sol. 7 devant être seule en cellule. 9 ouvertures à deux agents et/ou avec gradés. Le rez-de-chaussée ressemble à un Service Médico-Psychologique.

FO-justice CP Le Havre alerte quant au remplissage constant de l’établissement quand on sait que coté personnel… il se vide depuis 2 ans.

L’EQUILIBRE N’Y EST PAS ! Un manque de 17 personnels de surveillance !!! Et nous n’osons pas parler du manque d’agents en roulement pour la détention. A ce rythme-là, le bateau va couler.

Chaque jour, c’est un casse-tête pour les gradés de permettre aux agents de prendre des pauses convenables.

Chaque jour, ce sont des agents qui ont une surcharge de travail en gérant une population pénale de plus en plus exigeante du fait de vouloir changer de cellules.

Chaque jour ce sont donc des mutations pour éviter des violences physiques et verbales envers le personnel (243 CRI soit 20 par mois).

FO-justice demande donc à la Direction de faire tout son possible auprès des autorités judiciaires pour stopper l’incarcération dans son établissement au moins durant la période de fêtes.

Nous souhaitons avoir un maximum de postes pour la 216eme promotion pour combler ce manque d’effectif qui se pérennise.

Pour cela, nous souhaitons que l’Administration facilite de son coté les procédures de reclassements des agents ne pouvant plus travailler dans ces conditions tellement ils se sont sacrifiés physiquement et moralement.

FO-justice CP Le Havre félicite l’ensemble des agents (tous corps et grades) pour leur IMPLICATION et leur DEVOTION permettant à l’établissement de ne pas couler.

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Prison de Lutterbach : Tentative d’évasion extraction médicale. Un surveillant blessé

Ce 18 Décembre 2023, à l’occasion d’une extraction médicale, un détenu calme dans un premier temps, s’est énervé arrivé aux urgences.

Ensuite à l’ouverture des portes de l’ambulance, il tente de prendre la fuite en courant. Retenu par les agents ELSP, il fit mine de ne plus tenir debout.

Par la suite, il retente sa chance dans le couloir des urgences en se levant d’un coup et blessant avec les menottes, le collègue qui le tenait.

A son retour, il attend le service de nuit pour simuler un malaise dans l’espoir d’être de nouveau extrait. La lucidité et le professionnalisme du Premier Surveillant et de l’équipe de nuit a permis d’éviter une nouvelle tentative.

FO Justice demande que les sanctions pénales et disciplinaires envers ce détenu soient exemplaires.

FO Justice félicite les ELSP qui ont su gérer cet incident avec professionnalisme.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue qui a été blessé lors de cette extraction.

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