Le bureau local Force Ouvrière Justice fait le constat alarmant d’un ras- le- bol généralisé des violences commises envers les personnels dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
L’autorité des personnels est de plus en plus mise à mal par une voyoucratie qui défie le règlement intérieur, les failles sécuritaires et juridiques de notre administration.
Force Ouvrière Justice appelle à une solidarité et sursaut de la communauté pénitentiaire et un soutien indéfectible de la direction.
Force Ouvrière Justice ne cautionnera aucune frilosité et banalisation dans la fermeté des réponses apportées par l’administration contre les auteurs et co-auteurs d’agressions sous ses différentes formes envers les personnels.
Depuis plusieurs jours, le bâtiment D4 marche sur des braises, sans jeu de mots, au rythme d’un détenu ingérable à qui on peut prêter toutes les qualificatives au vu de ses faits d’armes en détention : pyromanes multirécidivistes, auto-agressifs, tentatives de suicides ou chantage au suicide, tapages, violence envers les personnels etc…
Les personnels sont à bout de nerfs et à cran dans la gestion de ce pyromane qui multiplie les allers –retours au quartier disciplinaire et D4. Sans compter la mise en danger de la vie d’autrui et de lui-même, la destruction du mobilier pénitentiaire dans un contexte de surpopulation carcérale …
Le bureau local Force Ouvrière Justice rappelle à ce pyromane « à jouer avec le feu, on finit par se brûler »!
Par conséquent, notre organisation professionnelle alerte sur un épuisement professionnel des collègues dans la gestion de ce détenu et sollicite des mesures pour un accompagnement psychologique sur cette structure justifiée par la répétitivité des actes délictuels à mettre à son actif, dans un laps de temps assez court.
De plus, le nombre de gestions renforcées des ouvertures de cellules reste un indicateur inquiétant sur l’agressivité potentielle de certains détenus dont la grande partie souffre de troubles du comportement.
A titre d’exemple le quartier mineur est sous tension avec 6 ouvertures à 2+1 auquel il faut ajouter la gestion énergivore d’un TIS. Quant au 4eme étage, on aurait dit une annexe« SMPR » mais sans la prise en charge qui va avec, on compte plus 7 ouvertures à 2+1 et 7 ouvertures à 2 agents.
Pas étonnant de constater la pression exercée sur les agents sur ses différents secteurs et la dangerosité à chaque ouverture de cellule.
Ainsi, l’une de nos collègues a fait les frais de l’agressivité d’un de nos pensionnaires affectés sur cette « unité » lors de la distribution du repas en ce mercredi 20 décembre 2023.
Mécontent d’un simple rappel au règlement intérieur de la surveillante qui lui demanda de baisser le volume de sa radio, il laissa exploser sa colère en insultant copieusement l’une des collègues avant de balancer son assiette de repas vers la fenêtre.
Puis, d’un geste brusque dans l’incapacité de se contrôler, il lança violemment un bol en verre rempli de denrées sur le genou de notre collègue avant qu’elles ne puisent refermer la porte.
Bilan : 2 collègues sous le choc et une qui se plaint d’une vive douleur au niveau du genou.
Quant au détenu il a été acheminé au quartier disciplinaire pour retrouver un peu de quiétude et de calme…
Le bureau local Force Ouvrière Justice appelle l’ensemble des personnels tous corps et grades confondus à redoubler de vigilance dans ce contexte particulier.
Le bureau local Force Ouvrière Justice incite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient nos collègues et les accompagneront dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.