Chers collègues,
La tension grimpe et la fatigue s’accumule parmi les agents de la maison d’arrêt d’Evreux. Malgré nos efforts pour compenser les carences de l’administration en travaillant dans des conditions dégradées et en sacrifiant nos repos hebdomadaires, la direction a pris la décision unilatérale d’imposer des journées de 12 heures, sans aucune consultation des organisations syndicales. C’est du pur acharnement !
Monsieur le directeur, les organisations syndicales refusent catégoriquement de permettre que la santé de notre personnel soit mise en danger !
Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit !
Avez vous déjà entendu parlé des risques psycho sociaux ?
Nous ne sommes pas là pour combler les lacunes de l’administration alors que nous sommes présents sur les coursives toute l’année !
Nous exigeons avant tout une reconnaissance pour notre travail acharné, car les conditions dans lesquelles nous sommes contraints de travailler à la maison d’arrêt sont tout simplement inacceptables !
Fatigue, lassitude, impact sur notre vie familiale, travail dans des conditions dégradées… Nous ne sommes pas de simples exécutants ! Si les temps sont si difficiles, il faut déjà moins donner à la « voyoucratie », allégez nous les taches et revenons à l’essentiel : promenade, douche, et basta ! Nous n’avons ni la force ni le pouvoir d’en faire davantage tout en garantissant notre sécurité !
De plus, monsieur le directeur, nous, les agents de la maison d’arrêt d’Evreux, n’accepterons plus d’être malmenés par des officiers dénués d’empathie ! Dans cette période de crise, les efforts doivent venir de TOUS et la solidarité entre collègues doit être notre principale règle !
En outre, les organisations syndicales exigent que la modification du service prévue cet été soit débattue et soumise au vote lors de l’instance paritaire du CSA.
Vous n’êtes pas le seul maître à bord de ce navire qui se dirige tout droit vers le naufrage !
Si nos revendications ne sont pas prises en compte, nous n’hésiterons pas à assumer nos responsabilités et à bloquer l’établissement pour être entendus, quitte à faire trembler ses murs !
La balle est dans votre camp !