Le Bureau Local FO Justice tire aujourd’hui une nouvelle fois la sonnette d’alarme.
Les personnels du Centre pénitentiaire de Saint-Denis sont au bout du rouleau.
Depuis de nombreux mois, ils subissent une dégradation constante de leurs conditions de travail. Les effectifs n’ont jamais été aussi faibles tandis que la surpopulation pénale ne cesse, elle, d’augmenter. Cette équation est devenue tout simplement intenable.
Les personnels sont rappelés sur leurs jours de repos tous les deux cycles. Cette situation est devenue insupportable. Les agents accumulent fatigue, épuisement physique et psychologique, au détriment de leur santé, de leur vie familiale…
À ce jour, aucune perspective concrète ne permet d’espérer une amélioration des effectifs dans les mois à venir. Pire encore, tout laisse présager une aggravation de cette situation.
L’arrivée de 11 agents au 1 er septembre, fléchés ELSP n’aura, bien entendu aucune incidence sur les 23 postes actuellement vacants.
Les conséquences sont déjà bien visibles : les accidents de travail se multiplient, les arrêts maladie deviennent récurrents et le surmenage touche désormais l’ensemble des services.
FO Justice refuse que cette situation devienne la norme.
Sans renfort immédiat et significatif en personnels, le pire est à craindre dans les prochains mois. Il en va de la sécurité des agents et du bon fonctionnement de notre établissement.
FO Justice lance donc un véritable cri d’alarme à destination de la Direction des Services pénitentiaires de l’outre-mer ainsi qu’à la direction générale de l’administration pénitentiaire.
Nous exigeons :
- Un renfort en effectifs afin de compenser les carences actuelles ;
- Une véritable prise en compte de la souffrance au travail que connaissent aujourd’hui les agents du CP de ST Denis
Les personnels ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire depuis bien trop longtemps. Ils ne peuvent plus être les variables d’ajustement d’une administration qui tarde à apporter des réponses concrètes.
FO Justice ne laissera pas les personnels sombrer dans l’indifférence.
Il est désormais de la responsabilité de la DSPOM et de la DGAP d’agir, avant qu’un drame humain ou sécuritaire ne vienne rappeler les conséquences de leur inaction.
Nos collègues ne demandent plus des promesses, ils exigent des renforts. Chaque jour qui passe sans réponse rapproche notre établissement du point de rupture
