Prison de Meaux-Chauconin : Une sélection des profils au rabais à la SAS

Le « désencombrement » des établissements pénitentiaires est une problématique centrale dans les débats actuels sur la justice pénale, les droits de l’homme et la politique carcérale. En effet, la surpopulation carcérale est une réalité chronique et s’installe malheureusement dans nos détentions, en dégradant les conditions de travail des personnels. Si ce « désencombrement » fait généralement référence, à des mesures visant à réduire le nombre de personnes incarcérées, pour désengorger les établissements pénitentiaires, il n’est pas acceptable que la Structure d’accompagnement vers la sortie, hébergeant les « voyous » en semi-liberté puissent accueillir tous types de profils sans que ceux-ci ne soient triés sur le volet au préalable, en lien notamment avec la doctrine SAS.

Ce processus qui est une mesure ne permettant pas l’incarcération stricte, qui apparait aux yeux des magistrats comme une nécessité humaine, voir une obsession en voulant constamment, améliorer les conditions de détention et offrir une qualité de vie en détention a ces mêmes détenus au nom du respect de la dignité…Alors qu’ils sont eux-mêmes responsables de cet encombrement carcéral, ou peut-être victimes, bon gré, mal gré, de ces décisions.

En revanche, ces doux petits agneaux aux yeux des bien-pensants, se transforment pour la majeure partie d’entre eux, en alcooliques, allant parfois pour certains d’entre eux, jusqu’à venir consommer de l’alcool dans l’enceinte de la SAS, devant la porte d’entrée. Pour les autres petits chenapans, ils sont des fournisseurs, des grossistes très sollicités puisqu’ils tentent régulièrement (où peut-être est-ce un oubli ?!), de rentrer avec de la viande, des merguez, de la drogue (cannabis, shit, cocaïne) et de bien d’autres produits et objets interdits sur l’établissement en venant braver le règlement intérieur et la dignité humaine de ceux qui portent un uniforme et tentent en vain, de faire appliquer et respecter tant bien que mal ce dit règlement.

Certes, la direction locale réagit, mais le soutien est bien moindre, de la part de ceux qui devraient nous apporter un soutien indéfectible, ils préfèrent très souvent attendre 10 jours et réintégrer ces « gentils garçons » en semi-liberté en leur précisant surtout de ne pas recommencer leurs petits larcins, mais pour le personnel c’est un éternel recommencement, mais ce n’est pas grave, c’est l’histoire humaine et c’est vieux comme le monde…

Le bureau local Force Ouvrière Justice du CP de Meaux continue d’apporter son soutien indéfectible aux personnels de l’établissement.

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