Après la colère qui grondait déjà, hier chez les personnels de la MALC suite à l’annonce de la Direction de tripler les petites cellules, au tour des détenus de manifester leur mécontentement.
Hier, vers 16h45, les détenus du bâtiment MAH1 ont refusé de réintégrer suite à cette annonce, résultat : 2 cours de promenade bloquées, respectivement occupées par 27 et 54 détenus.
Les ERIS de LYON ont été déclenchés. À leur arrivée, la cours de promenade comptant le moins de détenu a accepté la réintégration.
La seconde cours de promenade a quant à elle, catégoriquement refusé de remonter de promenade.
Les ERIS de Dijon et Paris ont donc été appelés en renfort.
Vers 22h, les équipages ERIS sont intervenus sur la cour de promenade et l’ensemble des détenus a été réintégré dans le calme.
Tous ces moyens déployés pour la gestion de moins de 5 % de l’effectif de notre structure. Qu’en sera-t-il si plusieurs établissements rencontrent ce type d’incident simultanément, idem pour des incidents plus graves. Serons-nous en capacité d’y faire face ?
Le bureau local FO Justice ne cesse de dénoncer les conditions de travail inadmissibles que vivent quotidiennement les agents de la MALC. La surpopulation alarmante n’est vivable pour aucun de nous, on entasse des détenus dans des cellules au détriment du bon sens et pour faire plaisir à notre magistrature. Plus de 1300 détenus et près de 240 matelas au sol. Jusqu’où allons-nous remplir notre établissement, jusqu’à l’implosion… Il faut couper les vannes, le compte n’y est que trop !!!
Aujourd’hui, à chacun de prendre ses responsabilités. Nos prisons vont mal… À qui la faute ???
Le bureau local FO JUSTICE tient à féliciter l’ensemble des personnels présents qui ont participé au bon déroulement de la gestion de ce blocage, ainsi que ceux qui œuvrent au quotidien au sein de notre structure.
Le bureau local FO JUSTICE tire une nouvelle fois la sonnette d’alerte s’agissant de l’état de nos détentions.
Le bureau local FO Justice de la MALC appelle à la vigilance de tous, ce genre de faits menace déjà de se reproduire…
À vous nos décideurs autocrates, de faire le nécessaire