La situation au Centre Pénitentiaire de Bois-d’Arcy n’est plus seulement critique, elle est inhumaine et dangereuse. Le personnel, tous corps et grades confondus, travaille quotidiennement avec une cible dans le dos, dans un établissement qui a dépassé toutes les limites du supportable. Les agressions à répétitions sapent le moral des troupes déjà au niveau des chaussettes.
LES CHIFFRES DE LA HONTE
• 1004 détenus pour 560 places.
• Un taux d’occupation frôlant les 180 %.
• ZÉRO journée sans incident.
Le 19 janvier 2025 au matin, la patience et le professionnalisme de nos collègues ont encore été payés par la violence.
Après avoir proposé la douche à CINQ REPRISES à un détenu, la réponse a été sans appel
Insultes, menaces de mort et rendez-vous pris pour l’ouverture du repas.
Ce détenu, pourtant déjà blessé à la jambe et muni de béquilles, n’a pas hésité à préméditer son acte. À l’ouverture, il a volontairement et violemment projeté la porte sur l’agent pour le blesser physiquement malgré une ouverture renforcée.
Peu importe la raison, peu importe le profil : la violence est devenue le mode de communication unique à Bois-d’Arcy.
Face à ce constat partagé et ce climat de terreur, la section locale Force Ouvrière Justice exige :
• Le désencombrement immédiat de l’établissement. On ne gère pas 1000 personnes dans une structure prévue pour la moitié sans mettre des vies en péril
• Des sanctions fermes et exemplaires pour l’agresseur du 19, du 13 avec un transfert immédiat à l’issue de leur sanction de cellule disciplinaire.
• Le renforcement des effectifs pour assurer la sécurité des agents lors des mouvements.
• La reconnaissance de la dangerosité de nos missions par une réponse pénale à la hauteur des agressions subies.
L’administration attend-elle un drame irréparable pour agir ? Nos collègues ne sont pas de la chair à canon. Ils sont des serviteurs de l’État qui demandent simplement à rentrer chez eux entiers à la fin de leur service.
FORCE OUVRIÈRE : LE SYNDICAT DE TOUS LES PERSONNELS !