Prison de Bar-le-Duc : Appel à un mouvement collectif en service de nuit

Dans la nuit du 28 au 29 septembre, les personnels de la Maison d’arrêt de Bar-le-Duc ont une nouvelle fois été confrontés à une situation particulièrement tendue et dangereuse.

En début de soirée, à la suite d’un appel au chaos lancé par deux détenus déjà connus pour de nombreux comptes rendus d’incidents (CRI), un détenu a commencé à mettre le feu au niveau de sa fenêtre.

La situation s’est rapidement dégradée avec un tapage particulièrement important : coups de pieds dans les portes, coups de casseroles sur les portes et le mobilier dans plusieurs cellules, hurlements aux fenêtres… Un véritable chaos qui a fortement perturbé le service de nuit pendant une longue période.

Face à cette situation, le gradé de nuit a dû solliciter l’officier d’astreinte, qui a décidé de faire intervenir l’équipe ELSP d’astreinte.

UNE PREMIÈRE INTERVENTION À RISQUE

Dans un premier temps, les agents de nuit, accompagnés du gradé et de l’officier d’astreinte, ont procédé à l’extraction du détenu ayant mis le feu à sa fenêtre et continuant à provoquer un tapage important.

Lors de cette intervention, un pic artisanal a également été découvert dans sa cellule.

Le détenu a dû être placé dans une autre cellule afin de mettre un terme à l’incident.

UNE SECONDE INTERVENTION NÉCESSAIRE

Vers 21h50, une seconde intervention a été nécessaire, avec l’appui de l’ELSP d’astreinte et des agents de nuit, afin de mettre en prévention les deux principaux fauteurs de troubles, après avoir libéré des places au quartier disciplinaire, celui-ci étant déjà complet et une cellule étant hors service.

Durant la nuit, de nombreux CRI ont dû être rédigés à l’encontre de détenus ayant participé au tapage et refusé de mettre fin à leurs agissements.

TROP, C’EST TROP !

Cette nouvelle nuit particulièrement mouvementée intervient dans un contexte déjà extrêmement difficile pour notre établissement.

Incidents à répétition, livraisons de drones, découvertes régulières de stupéfiants et présence de trop nombreux téléphones portables : la situation ne peut plus être banalisée.

100 détenus, c’est le seuil de rupture : au-delà, nos moyens humains, matériels et logistiques ne permettent plus d’assurer une gestion normale et sécurisée.

Les personnels constatent que certains protagonistes sont régulièrement impliqués dans les incidents qui frappent l’établissement.

Il est désormais indispensable que des décisions de transfèrement soient prises rapidement concernant les détenus qui multiplient les incidents et mettent en difficulté le fonctionnement et la sécurité de notre établissement.

La Maison d’arrêt de Bar-le-Duc est historiquement un établissement relativement calme. Nous refusons de voir cette situation se dégrader davantage.

Les personnels ne doivent pas attendre qu’un incident beaucoup plus grave survienne pour que des mesures soient enfin prises.

FO Justice exige :

Des transfèrements rapides des détenus régulièrement impliqués dans les incidents ;
Une réponse ferme face aux trafics de stupéfiants et de téléphones ;
Une prise en compte réelle des conditions d’intervention des agents de nuit ;
Des mesures adaptées afin que les personnels puissent exercer leurs missions dans des conditions de sécurité acceptables.

Le bureau local FO Justice tient à féliciter et remercier l’ensemble des agents qui sont intervenus durant cette nuit particulièrement difficile.

Grâce à leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement, les différents incidents ont pu être maîtrisés.

Nous saluons également les collègues ayant assuré le service le lendemain, notamment lors des ouvertures à deux agents, afin de garantir leur propre sécurité et celle de l’établissement.

NOTRE SÉCURITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE !

Quand les incidents se multiplient, il faut agir.

Quand les personnels sont exposés, il faut les protéger.

Quand certains détenus multiplient les troubles, il faut prendre des décisions.

Lire le communiqué

 

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