Prison de Baie-Mahault : Corvéables à merci… descente aux enfers, le personnel dit non !

Chers collègues,

Nous avons pris connaissance du fameux mail de la Directrice intitulé « Message aux agents » concernant les difficultés à venir sur le CP et les conditions de travail du personnel de surveillance qui risque à coup sûr de se dégrader d’avantage.

FO Justice Bémao a du mal à entendre ces déclarations. Et nous nous étonnons de voir que notre Directrice s’inquiète ouvertement, et le fait savoir par mail général, de l’avenir incertain des personnels en tenue.

Madame la Directrice, vous n’êtes pas sans savoir que la dégradation des contions de travail et de vie des personnels de Baie-Mahault ne date pas d’aujourd’hui.

Combien de fois FO Justice Bémao a soulevé et alerté, que ce soit au niveau local ou auprès de la DSPOM, sur le danger des rappels systématiques des agents sur leur repos, des nuits doublées, des heures supplémentaires qui explosent…

A maintes reprises, FO Justice Bémao a dénoncé l’inégalité profonde entre le CP Bémao et les établissements hexagonaux. Pas de renforts d’élèves, pas de stagiaires, des agents usés et lessivés par un rythme de travail trop intense, une surpopulation carcérale notoire, une population pénale difficile, des vacances de postes non pourvues.…

Quelle solution nous a -t-on apportée ? Quelle aide a-t-on obtenue ?

C’est par la seule volonté des agents que cette prison continue de fonctionner, non pas celle de la direction ou de l’Administration !

Nous avons demandé un travail, certes ! Mais pas d’être corvéables à merci, pour le bien de l’administration qui n’a pas su faire son travail.

Depuis plus de 5 ans, l’effectif des équipes postées est constamment en baisse, cela n’a inquiété personne.

En plus, la direction savait que l’ouverture du QSL allait impacter défavorablement le service posté. Alors pourquoi cet empressement ?

Et vous vous étonnez, Madame la Directrice, que la situation du CP soit chaotique !

La seule chose qui faisait tenir encore les agents : la paye. Mais fortement impactée par la non mise en paiement au-delà des 108 heures trimestrielles, consigne nationale, les agents ne veulent plus travailler à « crédit ». Et c’est compréhensible. Certains n’arrivent même plus à suivre le décompte de leurs heures.

Charge à la direction et au DI de défendre les intérêts de son personnel. A travail exceptionnel, mesure

exceptionnelle en faveur des agents de Bémao. Là, ce serait un vrai gage pour les agents volontaires.

Notre direction prévoit déjà : « des contraintes qui pèseront inévitablement sur le service dans les semaines à venir », « les différentes actions que la direction sera amenée à mettre en œuvre prochainement afin de faire face à cette situation et de préserver », « je remercie par avance toutes celles et ceux qui contribueront, par leur disponibilité et leur esprit d’équipe, à soulager les agents des détentions et à permettre la continuité du service ».

Ils nous ont déjà presque tout pris, que veulent-ils de plus pour faire avancer leur taule ? Le sang des innocents que nous sommes sur la coursive ??

Les agents de Bémao ont tout donné, mais refusent d’entendre de telles conclusions. Assez des sourires et des caresses dans le sens du poil pour mieux les « kouyoné ».

Madame la Directrice, vous ne pouvez plus demander aux personnelx de faire des sacrifices, les agents ont suffisamment fait.

Maintenant, on veut des effectifs supplémentaires, de bonnes conditions de travail et notre paye… c’est tout !

NOUS VOULONS DISCUTER AVEC DES GENS QUI NOUS COMPRENNENT, QUI NOUS RESPECTENT ET QUI PEUVENT NOUS APPORTER DES SOLUTIONS, PAS AVEC CEUX QUI VEULENT NOTRE MORT A PETIT FEU !

Lire le communiqué

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