Le syndicat FO JUSTICE CPIP dénonce une situation devenue ubuesque pour les personnels pénitentiaires. À la suite d’une évasion d’un permissionnaire à Rennes, certaines DISP (Lyon, Rennes, Marseille) ont suspendu les permissions collectives jusqu’à nouvel ordre, cédant à l’emballement médiatico-politique.
Un mépris flagrant pour le travail des personnels
Ces décisions arbitraires laissent les agents (CPIP, moniteurs de sport, coordinateurs culturels) dans l’incompréhension totale :
• Non-respect du Code Pénitentiaire : Les articles L411-1, D414-3 et D414-5 sont bafoués de manière assumée par l’administration.
• Gaspillage budgétaire : Quid des moyens financiers déjà engagés et dépensés pour ces projets ?
• Perte de sens : Des mois de travail acharné des personnels sont balayés d’un revers de main.
Le point a été ajouté à l’ordre du jour du CSA SPIP de repli du 18/12/2025 suite à la lettre ouverte de FO JUSTICE. Cependant, l’administration se contente d’une simple information sans solliciter d’avis. C’est inacceptable !
“Nous l’avions prédit !” Lors des premières consultations en janvier des États Généraux de l’Insertion et de la Probation (EGIP), FO JUSTICE CPIP avait alerté l’Inspection Générale de la Justice et la DAP sur la nécessité de clarifier le cadre des activités socio-culturelles pour éviter ces embrasements médiatiques. Nous n’avons pas été entendus, et les événements nous donnent aujourd’hui raison.
FO JUSTICE CPIP revendique :
1. Le respect strict du code pénitentiaire en matière de permissions de sorties
2. Une position claire et stable du Ministère pour protéger les personnels des polémiques.
3. La fin du pilotage à vue qui ignore les réalités du terrain et les recrutements en berne.
Notre organisation syndicale veillera à faire entendre la voix des personnels en SPIP lors des prochains CSA SPIP et AP !