Le Protocole d’Incarville ne doit pas rester une promesse en papier

L’attaque tragique d’Incarville, le 14 mai 2024, devait marquer un tournant dans la gestion des détenus liés à la criminalité organisée (CRIM ORG). Pourtant, le constat de FO Justice est sans appel : la note de la DGAP du 10 octobre 2024 relative à la cartographie des lieux d’incarcération et à la gestion de ces profils n’est pas respectée.

Cette doctrine prévoit une organisation précise des lieux d’incarcération, fondée sur une cartographie adaptée aux profils les plus sensibles. Cette répartition n’est pas une option : elle conditionne directement la sécurité des personnels et la bonne exécution des missions.

Or, sur le terrain, FO Justice constate que cette cartographie n’est pas respectée. Alors que l’administration prônait une orientation systématique vers des établissements adaptés, et un renforcement de la sécurité, notamment en quartiers d’isolement, la réalité du terrain est toute autre. La Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) faillit à sa mission de protection des personnels en ne respectant pas les critères d’affectation et de suivi de ces personnes détenues dans des affaires liées au crime organisé.

Le respect de la note du 10 octobre 2024 est la condition sine qua non pour que les Escortes à Sécurité Renforcée (ESR) soient opérationnelles. Sans cela, les missions d’extractions de niveau 3 deviennent ingérables, et le déploiement des ESR, pourtant indispensables face à ces profils, ne peut plus être assuré dans des conditions conformes.

► FO Justice le rappelle avec force :

Le protocole d’Incarville, signé par l’ensemble des organisations syndicales, doit être strictement respecté ;

Les niveaux d’escorte ne sont pas négociables, notamment les escortes 3 ;

La sécurité des agents ne peut dépendre d’approximations ou de choix organisationnels incohérents.

► FO Justice refuse que les personnels servent de variable d’ajustement et exige que toute extraction judiciaire ne pouvant être réalisée dans le respect des niveaux d’escorte définis soit effectuée en VISIOCONFÉRENCE, ou à défaut, en IMPOSSIBILITÉ DE FAIRE

Devant l’incurie de la DGAP face à la criminalité organisée, FO Justice alerte : À compter du 14 mai, si les mesures concrètes et nécessaires ne sont pas prises pour respecter la note du 10 octobre 2024, et que la sécurité des escortes n’est pas garantie…

FO Justice prendra ses responsabilités et se préparera à des actions d’envergure !

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS

QUI SERVENT LA JUSTICE

N’EST PAS NÉGOCIABLE !!!

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