Alors que les questions du bien-être au travail et des discriminations sont des sujets prioritaires pour le ministère de la Justice, il semblerait, une fois encore, que l’école s’affranchisse de ces préoccupations.
Certains cadres font leur popote dans leur coin, donnant des instructions hasardeuses, immédiatement contredites par une autre autorité de l’école.
Tous les personnels de cette école sont volontaires et n’hésitent pas à donner le meilleur d’eux-mêmes pour que l’enseignement dispensé aux publics accueillis en formation soit de qualité, et pour que les demandes diverses soient traitées dans un délai raisonnable et acceptable.
Mais ici, on ne tient pas compte de l’expertise des agents dans leur domaine, quel qu’il soit ; on ne tient pas compte non plus des contraintes pédagogiques, etc. Pour cela, d’ailleurs, encore faut-il savoir de quoi on parle et ce que l’on met derrière le mot pédagogie !
D’autres sujets importants sont traités par-dessus la jambe, et la direction se moque littéralement des agents de l’ÉNAP.
Prenons comme exemple les procédures RH, et plus particulièrement la procédure disciplinaire.
Des agents, au cours de la dernière année, ont été soumis à une procédure disciplinaire.
Que dire du traitement de ces dossiers ? Non-respect du formalisme, non-respect des délais, absence de réponse sur les suites données, procédures hasardeuses, etc.
Les personnels se sentent méprisés et bafoués dans leurs droits.
Tous ces manquements au respect des procédures génèrent des crispations, de la colère, des incompréhensions — qui pourraient largement être évitées par un minimum de communication et, surtout, par une maîtrise des procédures diverses par les cadres.
Heureusement, FO Justice est là pour rappeler les règles essentielles et de base sur tous ces sujets de gestion managériale.
Prenons également l’exemple de la défaillance de la climatisation (en panne depuis plusieurs années et totalement hors service depuis l’été 2024), et des fortes chaleurs de ces derniers jours — qui ne seront certainement pas les seules de l’été…
FO Justice a saisi la direction sur ce sujet le mercredi 11 juin 2025. 
Nous sommes le 13 juin 2025, et FO Justice n’a reçu aucune réponse de la part de la direction.
Bien que ce sujet ait été brièvement abordé lors du CSA du 12 juin 2025, le bureau local FO Justice attend une réponse écrite à son mail. C’est la base du respect.
Pour information, un relevé de température a été effectué par certains agents : il fait au moins 30°C dans certains bureaux, et jusqu’à 39°C dans les dojos du gymnase.
La direction a affirmé, en marge du CSA :
« L’école n’achètera pas de climatisation individuelle ou portative alors que des travaux vont être réalisés. »
Pourtant, droit dans les yeux, la direction nous avait affirmé au dernier trimestre 2024 que le marché public pour cette prestation serait mis en place début 2025, pour des travaux en mai-juin 2025.
Visiblement, il y a eu un loupé… mais ce n’est pas grave : la quasi-totalité de la direction a ses bureaux climatisés.
Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, révélateurs de la gestion globale de l’école.
Les personnels sont à bout de souffle.
La plupart d’entre eux ont baissé les bras et regardent, médusés, le bateau couler.
Ils sont en colère, dégoutés, et profondément touchés par le traitement qui leur est réservé au sein de l’école.
C’est un mépris total des personnels et de leur investissement quotidien.
Si l’objectif était de détériorer le moral des agents et leurs conditions de travail, soyez rassurée, vous l’avez atteint.
Le bureau local FO Justice exige :
• Que les agents soient davantage écoutés ;
• Que les personnels de l’école soient reconnus dans leur fonction et leur expertise ;
• Que la direction fasse preuve de bienveillance envers ses personnels ;
• Que les procédures soient respectées dans leur globalité, afin de maintenir un dialogue social apaisé.