ALIP du CP de Bois-d’Arcy Mercredi 30 avril 2025 : Compte-rendu de visite

FO Justice CPIP s’est rendue au centre pénitentiaire de BOIS D’ARCY le 30 avril 2025.

Au cours de cette journée, nous avons pu nous entretenir avec les collègues présents ce jour-là. Ce présent compte-rendu a donc été rédigé suite aux observations constatées et aux propos que notre délégation a pu recueillir auprès de l’ensemble des personnes que nous avons pu rencontrer au cours de notre visite.

Notre précédente visite remontait au 07 mars 2024.

SITUATION DE LA MAISON D’ARRÊT (au 05/05/25) :

– Capacité opérationnelle : 472

– Nombre de places occupées : 981

– Pourcentage d’occupation (calculé sur les 472 places) : 207,84 %

SITUATION DU CENTRE DE SEMI-LIBERTÉ

– Capacité : 61 places

– Nombre de places occupées : 42

– Pourcentage d’occupation : 69 %

POINT RH

Organigramme de référence (2023) :

– DPIP : 1

– CPIP : 15

– PA : SA : 0 AA : 3 (selon organigramme 2024)

– PSY : 0

– ASS : 2

– Coord. Activ. Cult. : 1

Organigramme au jour de notre visite :

– DPIP : 2 (mais un départ au 1er juin)

– CPIP : 15 (4 d’entre eux interviennent sur le QSL)

– PA : 3 AA

– PSY : 0 (à noter : 1 psy binôme de soutien)

– ASS : 0 (depuis départ ASS en novembre 2024)

– Coord. Activ. Cult. : 1

SÉCURITÉ / LOCAUX

Dans l’aile administrative, toute l’équipe de CPIP est installée dans un seul et même « open space ». Cette configuration convient à tous les collègues qui se retrouvent rarement tous ensemble du fait des entretiens en détention et des jours de télétravail de chacun.

Bureaux d’entretien détenus : lors de notre précédent visite, FO Justice avait dénoncé les conditions inacceptables dans lesquelles nos collègues réalisaient leurs entretiens (dans les coursives, dans des bureaux ressemblant à des dépotoirs parfois sans aucune sécurité…)

Ces remontées semblent enfin avoir été entendues et prises en compte, notamment, depuis l’arrivée de la nouvelle cheffe d’établissement, soucieuse d’améliorer leurs conditions de travail. D’autre part, un des bureaux d’entretien qui servait de dépotoir, a récemment été nettoyé grâce à l’initiative d’une surveillante.

Force est de constater que le bien-être sur leur lieu de travail des collègues est une question de personnes, ce que FO Justice déplore. Trop souvent, les SPIP ne sont pas encore suffisamment reconnus au sein des établissements pénitentiaires alors qu’ils font partie intégrante de cette administration.

ORGANISATION / CHARGE DE TRAVAIL

Chaque CPIP a en charge entre 60 et 70 personnes détenues (environ 40 suivis pour un 80 %). Un peu moins pour les collègues intervenant sur le QSL.

Les CPIP bénéficient d’une journée de télétravail « mouvante », voire deux par semaine selon le planning transmis très en amont par la direction.

DIFFICULTÉS RENCONTRÉES PAR LES COLLÈGUES

Il n’y a plus d’assistante sociale qui intervient auprès des détenus depuis novembre 2024. Seul un écrivain public intervient une fois par semaine et une assistante sociale uniquement dédiée pour le SMPR.

Nos collègues CPIP subissent de plein fouet les problèmes et notamment d’effectifs, de la détention (actuellement : pas de personnel de surveillance à la fouille, au parloir), ainsi :

– Difficulté pour recueillir les informations nécessaires à la prise en charge des personnes détenues.

– C’est le SPIP qui effectue les démarches, voir les transmissions d’objet de la fouille des détenus.

– Le SPIP reçoit des transferts d’appels des différents services de la détention, comme celui des parloirs par exemple et la liste n’est pas exhaustive.

Ainsi, bon gré, mal gré, le SPIP pallie les carences des autres services, leurs interventions se rajoutant à leur charge de travail.

FO Justice rappelle à notre administration que les CPIP subissent également le surencombrement de nos prisons.

Notre organisation syndicale, ainsi qu’écrit dans sa plateforme revendicative, réclame le versement automatique d’une prime équivalente à la prime d’encombrement et compatible avec le régime RIFSEEP.

FO Justice remercie les collègues de leur accueil et pour les échanges toujours constructifs.

Lire le communiqué