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CSA – Ministériel : Déclaration Liminaire du 28 septembre 2026

Monsieur le Ministre,

Nous sommes réunis en cette instance quelques jours après la cérémonie à la mémoire de nos camarades lâchement assassinés à Incarville et à quelques semaines des élections professionnelles.

Contrairement à nos homologues, nous ne ferons pas de déclaration liminaire à deux voix. FO Justice s’exprime d’une seule voix, une voix qui parle au nom de l’ensemble des agents du ministère de la Justice.

S’agissant de l’hommage national rendu à nos collègues, notre organisation syndicale tient à rappeler combien elle a regretté la publication, par certaines organisations syndicales, d’un communiqué remettant en cause le protocole d’Incarville. Ce positionnement nous a semblé peu compatible avec le respect dû à la mémoire de nos collègues, avec l’émotion encore vive des personnels pénitentiaires et avec les attentes légitimes de sécurité dans l’exercice de leurs missions.

Nous constatons par ailleurs que ces mêmes réserves n’ont pas empêché l’UNSA et la CGT de maintenir leurs alliances avec des syndicats corporatistes de magistrats, notamment l’USM et le SM, dont les positions divergent pourtant des attentes exprimées par les personnels pénitentiaires.

► Concernant les élections professionnelles :

FO Justice profite de cette instance pour rappeler aux agents du ministère, tous corps confondus, que nous avons respecté nos engagements et obtenu de nombreuses réformes, dont certaines historiques. Nous n’avons aucun doute sur le fait que les collègues seront lucides lorsqu’il s’agira de voter.

Les avancées sont indéniables et n’ont été obtenues que grâce
à la ténacité des représentants de Force Ouvrière !

Les avancées STATUTAIRES, INDICIAIRES ou INDEMNITAIRES en faveur des Personnels Pénitentiaires, des Personnels Techniques, des Personnels Administratifs et des Personnels de Greffe des services judiciaires témoignent de notre implication sans faille pour améliorer les plus petits salaires du ministère de la Justice. Seule organisation syndicale à représenter l’ensemble des personnels, nous n’avons pas non plus ménagé nos efforts pour les Personnels d’Insertion et de Probation, les personnels de la PJJ, les Psychologues et les Assistants de Service Social.

À l’approche des échéances électorales, certaines organisations syndicales présentes dans cette instance revendiquent aujourd’hui des avancées obtenues grâce au travail constant mené par notre organisation syndicale. Certaines de ces réformes avaient pourtant été initialement contestées par ces mêmes organisations, qui n’ont pas pris part à leur élaboration. Il semble aujourd’hui nécessaire que chacun assume son bilan en responsabilité et cesse de céder à la démagogie, aux mensonges et à l’appropriation.

Monsieur le Ministre,

► Concernant la mutuelle :

FO Justice a été la seule organisation syndicale à s’opposer aux choix retenus, au point d’engager une action en justice pour contester cet accord. Les faits nous ont depuis donné raison : les cotisations ont fortement augmenté, la gestion est défaillante et le mécontentement des agents est aujourd’hui à son paroxysme.

Récemment, nous avons encore pointé les tarifs exorbitants de la mutuelle et tous ont reconnu les bénéfices réalisés sur le dos des agents. En période de crise financière, de restrictions budgétaires, d’inflation, d’augmentation du prix de l’essence et de blocage du point d’indice, le montant des mensualités est un scandale. Une fois de plus, les agents du ministère sont lourdement impactés par des prélèvements indécents.

Les organisations syndicales signataires de cet accord doivent désormais répondre de leurs choix et les assumer. Elles doivent admettre que cette situation est notamment la conséquence de leur soutien INDEFECTIBLE à Intériale.

Mais aujourd’hui, Monsieur le Ministre, nous devons aller plus loin.

FO Justice demande une nouvelle fois la dénonciation de ce contrat !

La confiance est rompue. Elle l’est avec l’opérateur, elle l’est dans le fonctionnement actuel du dispositif et elle l’est surtout chez les agents qui subissent chaque mois le coût de décisions qu’ils n’ont jamais choisies.

Comme nous l’avons dit et écrit lors de la dernière CPPS, nous considérons que les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre dans cette voie. Il ne suffit plus aujourd’hui de chercher des corrections ponctuelles ou des mesures temporaires pour tenter de rendre acceptable un dispositif qui ne l’est plus.

Nous demandons donc au ministère d’engager la procédure permettant de dénoncer ce contrat et de reconstruire un dispositif réellement protecteur, financièrement soutenable et conforme aux intérêts des agents.

FO Justice continuera de lutter pour faire cesser cette situation et permettre aux personnels d’accéder à une protection sociale complémentaire de qualité, à des tarifs raisonnables.

Monsieur le Ministre,

Notre organisation syndicale a continué d’œuvrer en vous adressant un courrier détaillant les revendications non abouties pour l’ensemble des professionnels du ministère. À ce titre, nous avons été reçus le 1er septembre 2026. Une réponse détaillée nous a été transmise par vos services. Pour autant, certains points nécessitent des clarifications.

S’agissant de l’administration pénitentiaire, FO Justice attend aujourd’hui
des réponses simples, rapides et précises sur plusieurs sujets majeurs.

► Où en est la loi de régulation carcérale ?

La surpopulation carcérale atteint aujourd’hui un niveau catastrophique et met quotidiennement les personnels comme les établissements sous une pression considérable. FO Justice a été la seule organisation syndicale à proposer et défendre la mise en place d’outils concrets permettant d’agir sur cette situation, quand d’autres organisations syndicales s’y sont opposées.

Où en sont aujourd’hui ces travaux ? Quel calendrier le Gouvernement entend-il retenir ? Quels outils concrets seront mis en œuvre pour répondre enfin à cette surpopulation ?

Et dans l’attente de réponses structurelles, est-il réellement cohérent de continuer à fermer des capacités pénitentiaires ? Ne devons-nous pas, au contraire, suspendre certaines fermetures de structures, notamment à Bordeaux-Gradignan, afin de conserver le maximum de places disponibles dans un contexte aussi dégradé ?

► Où est la prime d’encadrement ?

Cette prime fait partie intégrante de la réforme statutaire des personnels de surveillance portée, négociée et obtenue par FO Justice. Elle est, à juste titre, attendue par les personnels concernés.

Monsieur le Ministre, nous actons votre volonté de la mettre en œuvre dès 2027. Nous nous félicitons de la concrétisation prochaine de cet engagement et resterons très attentifs à ce qu’il soit tenu.

► Qu’en est-il de l’article 10 pour le corps de commandement ?

Le directeur général de l’administration pénitentiaire nous a confirmé qu’il n’y aurait pas de généralisation de l’article 10 au 1er janvier 2027 pour les personnels du corps de commandement.

Monsieur le Ministre, pouvez-vous aujourd’hui nous le confirmer clairement devant cette instance ?

Cette clarification est indispensable pour mettre définitivement un terme aux mensonges, aux approximations et aux manipulations entretenus par certains sur ce sujet.

► Enfin, qu’en est-il de la mobilité des surveillants ?

Il est désormais indispensable d’ouvrir des postes sur l’ensemble des établissements pénitentiaires afin d’apporter un véritable souffle en matière d’effectifs.

Depuis la réforme historique des personnels de surveillance portée par FO Justice, les recrutements progressent et les schémas d’emplois sont remplis. Cette dynamique doit maintenant se traduire concrètement sur le terrain.

Les personnels doivent pouvoir constater que les recrutements réalisés conduisent effectivement à davantage d’agents dans les établissements.

Nous demandons donc que les prochaines campagnes de mobilité permettent l’ouverture de postes sur l’ensemble des établissements pénitentiaires qui en ont besoin, afin que les effets de la réforme soient pleinement perceptibles dans les services.

S’agissant des Personnels Administratifs, FO Justice prend acte des avancées obtenues, mais attend désormais des actes concrets et le respect des engagements pris.

► Concernant l’IFSE et le réexamen quadriennal :

Nous demandons la communication rapide d’un calendrier précis permettant aux agents de savoir quand les mesures annoncées seront effectivement visibles sur leur rémunération.

FO Justice restera également pleinement mobilisé sur le plan de requalification de C en B. Le prochain groupe de travail du 12 octobre devra pouvoir se tenir sur la base de documents transmis suffisamment en amont afin de permettre des débats transparents, constructifs et un véritable dialogue social.

Nous serons également particulièrement attentifs à la poursuite de la requalification des adjoints administratifs vers le corps des greffiers, à la reconnaissance des spécificités des greffes pénitentiaires par la mise en œuvre de garanties statutaires et financières adaptées, ainsi qu’à l’extension effective de la prime de surencombrement aux personnels administratifs concernés.

► Concernant les personnels techniques :

FO Justice dénonce la lenteur et les retards accumulés dans la mise en œuvre de la réforme de cette filière. Les agents sont restés dans le flou durant tout le premier semestre 2026 : un calendrier hybride, des informations distillées au compte-gouttes, des directions elles-mêmes en difficulté, découvrant parfois la réforme et ses effets de bord en même temps que les agents. Autant d’éléments qui laissent à penser que les personnels techniques comptent peu aux yeux de l’institution.

Monsieur le ministre, en 2027, la poursuite de la réforme devra être mieux structurée et FO Justice y veillera.

► FO Justice alerte solennellement sur la situation des agents contractuels :

En effet, derrière chaque contrat non renouvelé, il n’y a pas simplement une ligne budgétaire que l’on supprime : il y a un collègue qui perd son emploi, une situation personnelle que l’on fragilise et une équipe que l’on met davantage sous pression. Les personnels administratifs ne peuvent pas être systématiquement confrontés à davantage de missions avec toujours moins de moyens et moins de collègues.

► Concernant les psychologues :

Vous écrivez que chaque direction est pleinement mobilisée pour le recrutement de psychologues. Monsieur le Ministre, depuis plus de quatre ans, aucune création de poste n’est demandée par la DGAP. En outre, aucun concours de psychologue n’a été annoncé pour 2027.

Par ailleurs, nous vous avons saisi, dans cette lettre ouverte, sur l’examen professionnel des psychologues, mais nous n’avons reçu aucune réponse. Pour rappel, les psychologues sont les seuls à ne pas en bénéficier. Vous vous étiez précédemment engagé à sa mise en œuvre dès 2026. Or, nous n’avons reçu aucune information sur la programmation, début 2027, des deux examens nécessaires pour tenir réellement votre engagement.

Enfin, les collègues sacrifiés financièrement lors des trois premiers concours attendent toujours une réponse, Monsieur le Ministre.

► Concernant la PJJ :

Nous tenons à vous alerter sur l’ouverture des UJPE. En effet, ce nouveau dispositif se met en place de manière inégale sur l’ensemble du territoire et nécessite un soutien appuyé de la Chancellerie, notamment en matière de moyens.

Nous saluons la mise en place de groupes de travail nationaux permettant à ce dispositif de se consolider. De même, nous apprécions la place accordée au dialogue social afin d’adapter le cahier des charges et les projets d’unité. Pour autant, certains services rencontrent de grandes difficultés sur les plans des ressources humaines et du bâtimentaire.

Nous tenons également à rappeler que la mise en place et la pérennité de ce nouveau dispositif ne pourront se faire sans une réforme statutaire d’envergure, au bénéfice notamment des éducateurs et des cadres.

Monsieur le Ministre,

Les agents répondent présents dans des conditions particulièrement complexes pour permettre l’ouverture des UJPE, tout comme ils ont répondu présents lors de la déclinaison du CJPM. Le moment est venu de prendre en compte ces évolutions et l’impact sur le personnel dans le cadre des futures réformes statutaires.

Sur l’ensemble de ces sujets, FO Justice attend désormais des réponses concrètes, des échéances précises et des engagements effectivement tenus.

Enfin, FO Justice rappelle l’importance de la mobilisation générale prévue demain, 29 septembre 2026.

Nous appelons l’ensemble des agents du ministère de la Justice à se mobiliser et à rejoindre massivement le mouvement.

Le 29 septembre, tous dans les cortèges !

Pour nos salaires, pour nos carrières, pour nos conditions de travail et
pour un service public de la Justice à la hauteur de ses missions !!!

FO Justice appelle chacune et chacun
à se mobiliser massivement !!!

FO Justice – le 28 Septembre 2026

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Prison de Rouen : Deux agressions en une matinée

DEUX AGRESSIONS EN UNE MATINÉE

Ce lundi 28 septembre 2026, au quartier femmes de la Maison d’arrêt de Rouen, une violente altercation éclate en cellule entre deux personnes détenues.

Les agentes présentes interviennent immédiatement afin de mettre un terme à la bagarre et de séparer les deux protagonistes.

Lors de cette intervention, l’une de nos collègues est mordue à l’avant-bras par l’une des personnes détenues.

Une bagarre en cellule, suivie de violence physique à l’encontre de la collègue lors de son intervention, ne méritait-elle pas une mise en prévention ?

Mais malheureusement, la matinée ne s’arrête pas là !

Au Quartier Disciplinaire, le détenu G., mécontent de ne pas pouvoir bénéficier d’une promenade à 11h30, alors même que les agents lui avaient proposé d’en bénéficier plus tôt dans la matinée, s’en prend alors au personnel.

Lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, le détenu G. crache volontairement en direction du gradé du QD. Le crachat atterrit dans sa bouche.

Comme si cela ne suffisait pas, le détenu lui projette ensuite un liquide dont la nature reste inconnue.

Une morsure, un crachat et la projection d’un liquide inconnu : en une seule matinée, deux personnels ont été victimes d’agressions dans l’exercice de leurs fonctions.

Le Bureau Local FO Justice apporte tout son soutien à nos collègues blessés et leur souhaite un prompt rétablissement.

Le Bureau Local FO Justice tient également à saluer le professionnalisme et la réactivité des agents intervenus pour maîtriser les situations.

SLP FO Justice MA Rouen

Le : 28/09/2026

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Situation des unités Cynotechniques Pénitentiaires : Lettre ouverte au Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur Pascal COURTADE

Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire

Ministère de la justice

Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : Situation des unités cynotechniques pénitentiaires

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

Je souhaite appeler toute votre attention sur la situation des unités cynotechniques de l’administration pénitentiaire.

À l’aube de leurs vingt années d’existence, force est de constater qu’elles ont démontré toute leur utilité et leur professionnalisme au service de la sécurité des établissements et des personnels pénitentiaires.

Pourtant, leur organisation et leurs perspectives d’évolution nécessitent aujourd’hui une réflexion de fond.

À ce titre, FO Justice demande l’ouverture rapide d’un groupe de travail national consacré aux unités cynotechniques.

Il devient notamment indispensable de mettre en cohérence leur règlement d’emploi (arrêté du 22 mai 2014 modifié) avec leur doctrine d’emploi (circulaire du 1er juin 2021) et, surtout, avec la réalité des missions exercées sur le terrain. Les textes actuels ne permettent plus de répondre pleinement aux besoins opérationnels. Ils constituent également un frein en matière de gestion des ressources humaines, de recrutement et de développement.Sans évolution du cadre existant, les difficultés rencontrées pour recruter, fidéliser et permettre aux agents de se projeter durablement au sein de ces brigades risquent de perdurer, voire de s’accroitre.

Depuis plusieurs années, FO Justice porte des propositions concrètes pour développer les capacités opérationnelles des unités cynotechniques pénitentiaires, avec notamment les chiens d’intervention et le développement de la recherche sur personnes.

Ces évolutions permettraient d’élargir le champ d’intervention des brigades, de mieux répondre aux nouveaux enjeux de sécurité auxquels notre administration est confrontée et d’apporter des capacités supplémentaires au bénéfice des personnels et des établissements pénitentiaires.

Pour FO Justice, la cynotechnique pénitentiaire doit désormais franchir une nouvelle étape.

Les unités cynotechniques doivent être pleinement identifiées, reconnues et développées comme une composante à part entière des forces de sécurité pénitentiaire, aux côtés notamment des ERIS et des ESP.

Le professionnalisme, l’expertise et l’investissement des agents qui composent ces unités méritent une véritable reconnaissance, mais surtout des perspectives d’évolution claires.

C’est pourquoi FO Justice vous demande l’ouverture d’un groupe de travail national permettant de revoir le règlement et la doctrine d’emploi, les missions, l’organisation, les conditions de recrutement et plus largement les perspectives de développement des unités cynotechniques.

Après bientôt vingt années d’existence, il est temps de leur donner les moyens, le cadre et la reconnaissance nécessaires pour poursuivre leur développement et répondre pleinement aux enjeux de sécurité pénitentiaire de demain.

Dans l’attente de votre retour sur cette demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma considération respectueuse.

Lire le communiqué

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Survols de drones : La DISP de Paris renforce son dispositif

À la suite de la lettre ouverte adressée le 12 août 2026 au Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris, FO Justice avait souhaité attirer solennellement l’attention de l’administration sur la multiplication des survols et des livraisons par drones au-dessus des établissements pénitentiaires.

Par courrier en réponse, le Directeur Interrégional confirme la prise en compte de cette problématique et présente plusieurs mesures destinées à renforcer le dispositif de lutte contre cette menace.

DES ENGAGEMENTS CONCRETS
POUR PLUS DE SÉCURITÉ

DES MESURES CONCRÈTES POUR LE CP DE FLEURY-MÉROGIS

La DI de Paris annonce notamment :

✓ L’extension du dispositif de détection et de neutralisation de drones (DCND) afin de couvrir l’intégralité du domaine du CP de Fleury-Mérogis.

✓ La mise en place prochaine d’une solution structurelle sur les façades, avec l’installation expérimentale d’une casquette métallique en débord de toiture, destinée à empêcher la récupération des colis acheminés par drone.

✓ La mobilisation des équipes, notamment durant les périodes nocturnes, avec la mise en œuvre des moyens disponibles pour lutter contre les survols.

✓ Le développement d’opérations de lutte anti-drones conduites par l’ERIS, en lien avec les forces de sécurité intérieure locales.

✓ Le renforcement de la coordination avec l’autorité judiciaire, avec notamment une réunion de travail annoncée avec le Procureur de la République d’Évry et la Préfète de l’Essonne.

UNE PROBLÉMATIQUE QUI EST DÉSORMAIS PLEINEMENT IDENTIFIÉE

Dans sa réponse, la Direction Interrégionale reconnaît la hausse des intrusions aériennes et des livraisons opérées par drones au cours de l’année 2026, et souligne particulièrement la situation observée au CP de Fleury-Mérogis.

Elle rappelle également que des dispositifs de détection et de neutralisation sont déjà déployés depuis 2023 dans plusieurs établissements de la DISP de Paris, en complément des équipements expérimentés notamment à Fleury-Mérogis et à Fresnes depuis 2018.

Pour FO Justice, cette prise en compte témoigne de la nécessité d’adapter en permanence les dispositifs de sécurité aux nouvelles formes de menaces auxquelles sont confrontés les établissements pénitentiaires.

FO JUSTICE SALUE LES ENGAGEMENTS ANNONCÉS

Notre organisation syndicale accueille favorablement les mesures présentées par la Direction Interrégionale.

La lutte contre les drones nécessite une approche globale, associant technologie, sécurisation des infrastructures, mobilisation des personnels et coopération avec les services de l’État.

Les annonces formulées par la DI constituent, à ce titre, des avancées concrètes dans le renforcement de la sécurité des établissements et de la protection des personnels.

FO Justice restera naturellement attentive à la mise en œuvre effective de ces mesures et à leur adaptation aux réalités rencontrées quotidiennement sur le terrain.

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS, UNE PRIORITÉ

Les agents pénitentiaires sont en première ligne face aux conséquences des trafics et des nouvelles technologies utilisées par les réseaux criminels. Ils doivent pouvoir disposer de moyens adaptés aux évolutions de la menace.

FO Justice continuera donc à porter cette exigence auprès de la Direction Interrégionale et de l’administration pénitentiaire, dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de vigilance syndicale.

FO JUSTICE – DISP DE PARIS
Une organisation qui alerte, propose et accompagne les évolutions nécessaires
à la sécurité des personnels et des établissements.
ALERTER   |   PROPOSER   |   ACCOMPAGNER   |   DÉFENDRE
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Prison de Fleury-Mérogis : Congés bonifiés, un parcours du combattant, un droit constamment mis sous pression !

UNE GESTION QUI DOIT ÊTRE REVUE !

Ce vendredi 25 septembre 2026 s’est tenue la réunion consacrée à la campagne « Été 2027 » des congés bonifiés.
Dès le début des échanges, FO Justice Fleury-Mérogis a fermement dénoncé les difficultés rencontrées par les agents éligibles pour faire valoir leurs droits spécifiques.
Notre vigilance aura notamment permis d’obtenir une note rectificative, afin de respecter le délai de transmission des pièces justificatives, initialement fixé au 1er septembre et finalement repoussé au 14 septembre.

CIMM : STOP AUX REMISES EN CAUSE !

FO Justice a également dénoncé les difficultés liées à la prise en compte des CIMM, ainsi que la multiplication de demandes de pièces justificatives redondantes :

  • 🔴 certificats de scolarité pour les enfants de moins de 16 ans dans le cadre de l’anticipation ;
  • 🔴 extraits d’acte de naissance ;
  • 🔴 et autres demandes administratives venant inutilement complexifier les démarches des personnels.

La situation est d’autant plus sensible pour les agents ayant des enfants scolarisés, pour lesquels les dates de départ doivent pouvoir être conciliées avec les contraintes du calendrier scolaire.
À cela s’ajoute une situation particulièrement préoccupante concernant le versement de la prime de vie chère, avec des retards de plusieurs mois pour certains agents.

28 AVIS FAVORABLES SUR 70 : INACCEPTABLE !

Concernant l’attribution des dates, le constat est sans appel.
Pour les personnels de détention, sur 70 dossiers présentés, seuls 28 agents ont obtenu un avis favorable sur leurs dates initialement demandées.
Pour FO Justice, ce résultat est inacceptable en l’état.

Face à la proposition de l’administration visant à imposer des dates sans tenir compte des souhaits formulés par les agents, FO Justice est montée au créneau et a clairement refusé cette logique.
Nous avons demandé à l’administration de revoir sa copie, afin de rechercher des solutions permettant de satisfaire le plus grand nombre d’agents sur leurs dates initialement sollicitées, en prenant notamment en compte les contraintes liées à la scolarisation des enfants.

FO Justice a également dénoncé le refus de chevauchements de dates de deux ou trois jours, refus qui relève de l’aberration et que l’administration tente de justifier au nom du mode dégradé. Visiblement, l’administration découvre ce mode dégradé au cours de cette réunion, alors qu’il semble être devenu la norme dans notre établissement et non plus l’exception.

LA NÉCESSITÉ DE SERVICE NE PEUT PAS TOUT JUSTIFIER !

FO Justice refuse que la nécessité de service soit utilisée à toutes les sauces pour instaurer un véritable tour de vis administratif dans la gestion des congés bonifiés.
Les congés bonifiés constituent un droit spécifique pour les agents qui en remplissent les conditions.

COMPTE RENDU PROFESSIONNEL : NOTRE POSITION EST CLAIRE !

FO Justice réaffirme son opposition au compte rendu professionnel imposé et contraignant pour les collègues dans les différents pôles.
Cette exigence administrative ne doit pas devenir un obstacle supplémentaire à l’exercice d’un droit.
FO Justice demande que cette pratique soit abandonnée et que les démarches liées aux congés bonifiés soient simplifiées, sans conditionnement par un compte rendu professionnel.

LES CONGÉS BONIFIÉS NE SONT PAS UNE FAVEUR :
C’EST UN DROIT !