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Péages Autoroutiers : FO Justice Obtient Enfin la Mise en Oeuvre de la Convention

Le 21 juillet 2025, FO Justice interpellait officiellement la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) afin que soit enfin appliqué le point 12 du protocole d’Incarville, relatif à la mise en place d’une convention avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes.

Pour rappel, l’objectif était de sécuriser et fluidifier le franchissement des péages autoroutiers par les convois transportant des personnes détenues.

Après de nombreux mois d’attente et grâce à la détermination et l’insistance de FO Justice, cette revendication est aujourd’hui une réalité.

➡️ La note du 3 août 2026 officialise la mise en œuvre des protocoles entre la DGAP et l’ensemble des sociétés concessionnaires d’autoroutes. À quelques très rares exceptions près, toutes les portions d’autoroute sont couvertes par cette convention.

Il appartient désormais aux DISP de poursuivre cette dynamique en engageant au niveau local des conventions avec les sociétés gérant les portions non couvertes.

Cette avancée constitue une amélioration concrète pour les personnels des ESP en facilitant leurs déplacements opérationnels et en garantissant la sécurité des missions.

➡️ Mais, cette mesure n’aura du sens et une pleine efficacité qu’à la condition que l’ensemble des ESP soient dotées des badges autoroutiers indispensables à son application.

C’est une exigence portée par FO Justice, à laquelle nous resterons particulièrement vigilants.

Une revendication de plus portée par FO Justice qui se concrétise.

FO Justice continuera de défendre, sans relâche, les conditions de travail et la sécurité des personnels pénitentiaires.

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DI de Paris : Survol de drone, quand le danger vient du ciel !

Monsieur Thierry ALVES

Directeur Interrégional des Services

Pénitentiaires de Paris

3 avenue de la division leclerc

94260 Fresnes

Objet : Survols de drones – Une menace devenue structurelle pour la sécurité des établissements pénitentiaires de la DISP de Paris

Monsieur le Directeur Interrégional,

L’organisation syndicale FO Justice souhaite, par le présent courrier, vous alerter solennellement sur la multiplication des survols de drones aux abords et au-dessus des établissements pénitentiaires de la DISP de Paris.

Ce phénomène, qui pouvait encore être considéré hier comme une menace émergente, est désormais devenu un véritable fléau sécuritaire.

Les drones ne constituent plus de simples appareils de loisir venant perturber ponctuellement le fonctionnement des établissements. Ils sont aujourd’hui susceptibles d’être utilisés pour acheminer des téléphones, stupéfiants, objets interdits, armes ou tout autre matériel destiné à alimenter les trafics et les réseaux criminels au sein des détentions.

Au-delà des projections ou livraisons, la menace doit être appréhendée dans sa globalité. La capacité d’un drone à survoler un établissement pénitentiaire permet également de recueillir des informations, d’observer les mouvements, d’identifier certaines vulnérabilités et de contribuer à la préparation d’actions criminelles.

UNE MENACE DIRECTE POUR LA SÉCURITÉ DE TOUS

FO Justice refuse que les personnels pénitentiaires soient contraints de travailler quotidiennement dans un environnement où la menace aérienne devient banalisée.

Chaque survol constitue potentiellement une faille dans le dispositif de sécurité.

Cette situation entraîne des conséquences multiples :

Renforcement des trafics et de l’introduction d’objets interdits ;

Aggravation des tensions et violences en détention ;

Circulation accrue des téléphones et moyens de communication clandestins ;

Fragilisation de l’autorité des personnels ;

Risques d’identification et d’observation des dispositifs de sécurité ;

Perturbation du fonctionnement des établissements ;

Mobilisation supplémentaire des agents déjà confrontés à une surpopulation carcérale massive et à une pénurie chronique d’effectifs ;

Exposition accrue des personnels à des situations conflictuelles et dangereuses.

À Fleury-Mérogis, comme dans d’autres établissements de la DISP de Paris, les personnels constatent quotidiennement les conséquences de cette dégradation sécuritaire.

Il n’est plus acceptable de demander aux agents de faire toujours plus avec toujours moins de moyens, alors même que les technologies utilisées par les réseaux criminels évoluent rapidement.

L’ADMINISTRATION DOIT PRENDRE UNE LONGUEUR D’AVANCE

FO Justice considère que la réponse ne peut plus se limiter à constater les survols, récupérer les colis ou effectuer des signalements après chaque incident.

Nous devons désormais passer d’une logique essentiellement réactive à une véritable stratégie préventive et opérationnelle de lutte anti-drone.

FO Justice demande donc à la DISP de Paris de renforcer sans délai son dispositif, notamment par :

La mise en place d’une véritable capacité anti-drone, avec des moyens techniques adaptés permettant la détection, l’identification et, lorsque le cadre légal le permet, la neutralisation des appareils ;

La pose de filets anti-drones sur les secteurs les plus exposés, notamment les cours de promenade, zones sensibles et points particulièrement vulnérables ;

La création ou le renforcement de brigades anti-drones dédiées, disposant de moyens humains, techniques et matériels adaptés ;

Le renforcement de la coopération avec les forces de sécurité intérieure afin d’améliorer la détection et l’interpellation des télépilotes, ainsi que la réponse judiciaire apportée à ces survols ;

L’identification et la sécurisation des zones particulièrement vulnérables autour des établissements;

L’amélioration des dispositifs de vidéosurveillance et d’éclairage des périmètres ;

La mise en place de procédures opérationnelles claires permettant aux personnels de réagir rapidement lors de la détection d’un drone ;

La formation et la sensibilisation des personnels afin que chacun puisse identifier une situation de menace et appliquer les consignes adaptées ;

Une remontée et une analyse systématiques des incidents permettant d’identifier les modes opératoires, les horaires, les secteurs sensibles et les établissements particulièrement ciblés.

Monsieur le Directeur Interrégional, FO Justice souhaite attirer particulièrement votre attention sur un point : le drone n’est pas une menace virtuelle.

Aujourd’hui, il peut transporter un téléphone.

Demain, il pourrait transporter une arme, un dispositif incendiaire ou tout autre matériel susceptible de provoquer un événement majeur.

Il peut également être utilisé pour repérer les mouvements des personnels, observer les infrastructures, identifier des vulnérabilités ou préparer une action coordonnée.

Attendre qu’un drame survienne pour renforcer les dispositifs serait une faute stratégique.

Les personnels pénitentiaires ont déjà payé un lourd tribut dans l’exercice de leurs missions. Après le drame d’Incarville, l’administration ne peut ignorer aucune évolution susceptible de remettre en cause la sécurité de ses agents et de ses établissements.

FO Justice estime donc qu’une doctrine interrégionale de lutte contre la menace drone doit être définie et déployée rapidement sur l’ensemble de la DISP de Paris.

LES PERSONNELS DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉS

Notre organisation syndicale rappelle que la sécurité des établissements pénitentiaires repose avant tout sur les femmes et les hommes qui y travaillent.

Mais leur professionnalisme ne peut pas tout compenser.

On ne peut pas demander aux personnels pénitentiaires de lutter contre des réseaux criminels équipés de technologies modernes avec des moyens datant d’un autre temps.

La sécurité pénitentiaire doit évoluer avec la menace.

FO Justice demande donc l’ouverture d’un échange institutionnel spécifique avec la DISP de Paris afin d’établir un état des lieux précis de la menace drone, de présenter les moyens actuellement disponibles et d’arrêter un plan d’action concret pour chacun des établissements concernés.

Notre organisation sera particulièrement attentive aux suites qui seront données à cette demande.

La menace évolue.

Les trafiquants s’adaptent.

L’administration doit anticiper.

FO Justice restera pleinement mobilisée pour que la sécurité des établissements, la protection des personnels et la lutte contre les réseaux criminels ne soient jamais reléguées au second plan.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de notre considération distinguée.

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Prison de Réau : QLCO Sous les Projecteurs, Détention dans l’angle mort !

Aujourd’hui, FO Justice commencera différemment : par des félicitations.

Depuis des mois, le CP Réau est sous les projecteurs. Visites officielles, communication, interviews, démonstrations, préparatifs… Tout semble désormais tourner autour d’un seul objectif :

L’OUVERTURE IMMINENTE DU QLCO.

L’administration y consacre son énergie, ses moyens et toute son attention.

Très bien.

Mais pendant que l’on soigne la vitrine, qui s’occupe du reste de la maison ?

Car derrière les projecteurs braqués sur le QLCO, une grande partie des personnels du CP Réau a surtout le sentiment d’être devenue l’angle mort de l’établissement.

LE QLCO NE DOIT PAS DEVENIR L’ALIBI DU RESTE !

Depuis des mois, FO Justice alerte sur les mêmes problématiques : manque d’effectifs, manque de moyens, difficultés quotidiennes et sécurité toujours insuffisante.

Nous avons alerté.
Nous avons interpellé.
Nous avons débrayé.

Et pourtant, sur le terrain, les personnels attendent toujours des réponses à la hauteur.

Pendant que l’administration prépare son secteur « haute sécurité », la détention classique reste, elle, une véritable passoire.

La preuve ?

En seulement trois jours, les saisies parlent d’elles-mêmes :

  • 10 téléphones dernière génération, avec leurs accessoires ;
  • environ 110 grammes de produits stupéfiants.

Voilà la réalité du terrain.

Les objets interdits, eux, n’ont visiblement pas attendu l’ouverture du QLCO pour trouver le chemin des cellules.

À force de verrouiller une porte, l’administration semble oublier de regarder ce qui entre par les autres.

LA SÉCURITÉ NE COMMENCE PAS AUX PORTES DU QLCO !

FO Justice le répète :

le QLCO doit être sécurisé, évidemment. Mais le reste du CP Réau aussi !

Nos collègues des bâtiments classiques ne sont pas des personnels de seconde zone.

Ils affrontent quotidiennement les trafics, les projections, les introductions d’objets interdits, les tensions en détention et les conséquences directes d’un établissement qui manque toujours de moyens.

Une prison à deux vitesses, ce n’est pas notre conception de la sécurité.

Et cette logique doit également s’appliquer à la reconnaissance financière.

FO Justice revendique depuis le début l’attribution de la prime QLCO à l’ensemble des personnels du CP Réau.

Parce que l’ouverture de ce quartier aura des conséquences sur tout l’établissement.

Parce que tous les personnels contribueront, directement ou indirectement, à son fonctionnement et à sa sécurisation.

Et parce qu’il serait particulièrement malvenu de demander à certains de supporter les contraintes… tout en réservant la reconnaissance à quelques-uns.

À FORCE DE POLIR LA VITRINE, IL NE FAUDRAIT PAS OUBLIER QUE LE MAGASIN RESTE OUVERT !

La communication ne remplacera jamais les effectifs.

Les visites officielles ne bloqueront jamais une projection.

Les interviews ne saisiront jamais un téléphone ou un gramme de stupéfiant.

La sécurité se construit sur le terrain, avec des personnels en nombre suffisant, des moyens adaptés et une politique cohérente pour l’ensemble du CP Réau.

FO Justice tient donc à remercier les collègues qui, malgré les difficultés, continuent de tenir cet établissement à bout de bras.

Votre professionnalisme mérite mieux que des discours.

Votre engagement mérite des moyens.

Et votre sécurité ne doit jamais dépendre du bâtiment dans lequel vous travaillez.

FO JUSTICE CP RÉAU

UN SEUL ÉTABLISSEMENT, UNE SEULE EXIGENCE : LA SÉCURITÉ POUR TOUS !

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