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CSA – DGAP du 22 juillet 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

En préambule de cette instance, Force Ouvrière souhaite exprimer sa reconnaissance envers l’ensemble des Personnels de l’administration pénitentiaire, toutes catégories, tous corps et tous grades confondus, pour leur courage, leur dévouement et la qualité exceptionnelle de leur travail.

En dépit des conditions climatiques extrêmes, de la surpopulation carcérale indécente et du déficit d’effectifs abyssal, leur engagement quotidien assure le maintien opérationnel de nos établissements et la continuité du service public de la Justice.

Les établissements sont tenus, ils sont même soutenus, avec dévouement et abnégation par un personnel responsable et professionnel, en tout temps, en toutes circonstances.

Contrairement aux allégations du CGLPL et aux affirmations honteuses de Madame Simonnot dans les médias télévisés, le Personnel, qu’il soit de Condé-sur-Sarthe ou d’ailleurs, ne saurait être qualifié d’ordure.

De tels propos sont inacceptables.

FO Justice les condamne avec la plus grande fermeté !

Chaque jour, ces professionnels prennent en charge les personnes placées sous main de justice qui leur sont confiées, que ce soit en milieu ouvert ou en milieu fermé. Chaque jour, ils réalisent l’impossible avec des moyens dérisoires, ils sauvent des vies, assurent la protection des publics placés, les accompagnent dans toutes leurs démarches, y compris vers la réinsertion. Chaque jour, ils assurent la sécurité de nos établissements et, au-delà, la sécurité des citoyens.

FO Justice souhaite ici dénoncer le silence complice de la CGT et du SNEPAP, qui illustre, s’il en était encore besoin, leurs positions dogmatiques.

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

FO Justice tient également à exprimer son soutien total aux Personnels du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) de Martinique qui, par leur sang-froid et leur professionnalisme, ont déjoué le projet funeste d’un individu dangereux visant à attenter à la vie de représentants de l’État.

FO Justice plaide depuis plusieurs années en faveur d’une sécurisation plus accrue des SPIP en milieu ouvert, afin d’assurer la protection de nos Collègues.

Il est impératif de dépasser les positions doctrinaires de la CGT IP et du SNEPAP FSU qui s’opposent à cette démarche de sécurisation, allant même jusqu’à être dans un déni du risque de passage à l’acte de certains profils suivis par le SPIP.

N’attendons plus que le drame survienne pour agir !

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

Certains ont pu se gargariser, au lendemain des annonces du Ministre le 13 juillet, de l’augmentation de la prime de surencombrement. Ils pensent faire croire que cette décision fait suite à leur ersatz de mouvement du 27 avril, alors même qu’ils n’avaient pas formulé la moindre revendication indemnitaire ou statutaire… tout comme ils l’ont fait par le passé, lors du mouvement historique de 2018.

Force Ouvrière Justice, ayant négocié ce geste de soutien en faveur des Collègues confrontés à la surpopulation carcérale, souhaite que cette prime soit étendue aux quartiers des Maisons d’Arrêt et à l’ensemble du personnel y travaillant, par souci d’équité.

Pour autant, FO Justice rappelle que le véritable enjeu est de légiférer sur la régulation carcérale pour, enfin, mettre un terme à des conditions de travail insoutenables pour les Collègues et à des conditions de détention indignes pour les personnes détenues.

Il restera enfin, pour finaliser notre réforme historique, la mise en place de la prime d’encadrement. Là encore, FO Justice y travaille d’arrache-pied, depuis des mois, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu.

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

FO Justice le dit avec gravité : jamais nous n’avons connu de situation aussi compliquée et tendue au sein de l’administration pénitentiaire.

Il nous faut urgemment une loi sur la régulation carcérale, nous ne pouvons plus continuer ainsi.

Il faudra également que le budget 2027, que le ministre annonce comme historique, puisse nous permettre de venir soulager le quotidien des Personnels, tous corps et grades confondus, de cette belle et grande administration, voiture-balai d’une société malade qui tient, mais pour combien de temps encore ?

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Prison de Rennes-Vezin : Fouille de cellule. Insultes, agressions et crachat

Dimanche 19 juillet 2026, au Centre de détention du CP de Rennes-Vezin, un nouvel incident est survenu lors d’une fouille de cellule, laquelle s’est terminée par un crachat au visage de l’un de nos collègues.

Vers 12h30, lors de la fouille programmée de la cellule 209, alors que les trois surveillants présents demandent au détenu D. de sortir de sa cellule, ils constatent immédiatement qu’un smartphone est posé sur la table. Alors qu’ils s’en saisissent, ils voient le détenu en dissimuler un autre dans son caleçon, puis glisser un morceau de stupéfiant dans son pli inter fessier.

Les agents lui demandent alors de remettre immédiatement les produits prohibés, mais celui-ci refuse et commence à s’énerver. Face à l’insistance de nos collègues, il finit par les insulter et tente d’agripper l’un d’eux par le cou puis assène plusieurs coups de pieds à un second durant sa maitrise.

Mais cet individu ne s’arrête pas là. Lors de son menottage, il se met à insulter l’un des agents en le traitant de « salope de Bounty », avant de lui cracher au visage.

Une fois placé au Quartier disciplinaire dans le cadre d’une mise en prévention, le détenu D. se remet à insulter les agents du secteur, refuse la fouille réglementaire et fait du chantage en menaçant de commettre une tentative de suicide.

Durant la nuit de dimanche à lundi, il bloquera toute visibilité de sa cellule du QD, obligeant les agents de nuit à intervenir afin de s’assurer de sa bonne intégrité physique.

Dès le lendemain matin, cet individu a eu une levée de sa prévention à la suite d’une extraction médicale pour une soi-disant douleur au ventre. Il aura donc fini par réussir à fuir le QD, du moins pour le moment, repoussant ainsi son passage devant la commission de discipline.

Quand l’agresseur retrouve son bâtiment avant même d’avoir répondu de ses actes

Ce mardi 21 juillet, le détenu a finalement réintégré notre établissement et a été directement affecté au rez-de-chaussée droit du Centre de détention, sur le même bâtiment que celui où exercent les collègues agressés.

Une décision incompréhensible et irresponsable de la part de notre direction, qui démontre un cruel manque de bon sens et de considération envers les personnels.

Le bureau local FO Justice exige que cet individu soit présenté sans délai devant la commission de discipline et qu’il soit condamné à une peine de QD à la hauteur de la gravité des faits.

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à nos collègues, victimes de ces actes ignoble, et les accompagnes dans leur démarches administratives et judiciaires.

Le bureau local FO Justice alerte une nouvelle fois sur la situation préoccupante du Centre de détention. Cet incident survient à peine quinze jours après l’agression d’un autre de nos collègues, qui avait subi plusieurs coups de genoux.

Il est inadmissible qu’un détenu auteur de tels faits puisse réintégrer le bâtiment sur lequel exercent les agents qu’il a insultés et agressés, avant même d’avoir eu à répondre de ses actes devant la commission de discipline.

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Prison de Nanterre : Visite du Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire. FO Justice exige des actes, pas des constats

À l’occasion de la visite du Directeur général de l’administration pénitentiaire au Centre pénitentiaire de Nanterre, FO Justice a porté un message clair : notre établissement ne peut plus fonctionner dans ces conditions.

Depuis des années, les personnels compensent les carences de l’administration au prix de leur santé, de leur sécurité et de leur vie familiale. Aujourd’hui, ils attendent des décisions concrètes.

DES EFFECTIFS À BOUT DE SOUFFLE

Le déficit chronique en personnels touche l’ensemble des filières :

  • Personnels de surveillance ;
  • Officiers ;
  • Personnels administratifs.

Chaque jour, les agents travaillent en mode dégradé.

Les conséquences sont connues :

  • Une sécurité fragilisée ;
  • La multiplication des postes découverts ;
  • Des rappels incessants ;
  • L’impossibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle ;
  • L’épuisement des équipes.

FO Justice exige un plan immédiat de renforcement des effectifs, accompagné d’un calendrier précis de recrutement.

LE LOGEMENT : PREMIÈRE CAUSE DES DÉPARTS

En Île-de-France, un agent nouvellement affecté dispose de quelques semaines seulement pour trouver un logement. Pour beaucoup, cette mission relève de l’impossible.

Certains dorment chez des collègues, à l’hôtel ou effectuent chaque jour des trajets interminables avant de demander leur mutation.

Cette situation est inacceptable.

Sans logement :

  • il n’y a pas de fidélisation ;
  • il n’y a pas d’attractivité ;
  • il n’y a pas de stabilité des équipes.

FO Justice demande la mise en œuvre urgente d’un véritable plan logement dédié aux personnels affectés à Nanterre, avec des solutions pérennes, accessibles et adaptées aux réalités franciliennes.

UNE ORGANISATION DU TRAVAIL À REBÂTIR

Le protocole d’Incarville prévoit une évolution profonde des rythmes de travail.

Pourtant, localement, le dossier est à l’arrêt alors que les agents continuent de subir une organisation dégradée.

Aujourd’hui, il devient courant qu’un seul agent assure plusieurs secteurs.

Cette situation :

  • augmente les risques professionnels ;
  • fatigue les personnels ;
  • favorise l’absentéisme ;
  • détériore la qualité du service public.

FO Justice exige que la réforme des cycles de travail soit engagée rapidement, mais uniquement avec les effectifs nécessaires pour garantir la sécurité des personnels.

UNE SURPOPULATION QUI MET L’ÉTABLISSEMENT SOUS TENSION

Avec un taux d’occupation dépassant les 200 %, le Centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a atteint un niveau critique.

Les conséquences sont immédiates :

  • violences accrues ;
  • tensions permanentes ;
  • surcharge de travail ;
  • conditions de détention dégradées ;
  • mise en danger des personnels.

Les agents ne peuvent pas être la variable d’ajustement de la politique pénale.

FO Justice demande des mesures nationales fortes pour réduire durablement la surpopulation carcérale et mettre fin aux doubles occupations qui deviennent la norme.

NOS EXIGENCES

FO Justice demande au Directeur général :

  • Un plan exceptionnel de recrutement pour le CP de Nanterre ;
  • Un véritable dispositif d’accès au logement pour les agents ;
  • Une réforme rapide des organisations de travail avec des effectifs suffisants ;
  • Des mesures immédiates contre la surpopulation pénale ;
  • Un calendrier précis de mise en œuvre ainsi qu’un suivi régulier des engagements pris;

LE TEMPS DES DIAGNOSTIQUES EST TERMINÉ

Les personnels ont trop longtemps fait preuve de professionnalisme dans des conditions toujours plus dégradées.

Ils attendent désormais des décisions.

FO Justice restera pleinement mobilisée jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.

Les agents du CP de Nanterre méritent des moyens à la hauteur de leurs missions.

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