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Prison de Fresnes : Madame l’Adjointe au Chef d’établissement ! Une posture qui interroge !

Le bureau local FO JUSTICE du CP FRESNES alerte :

Plusieurs collègues, tous grades confondus, font état d’un climat de travail dégradé, qu’ils associent à la posture managériale actuelle de Madame l’Adjointe au Chef d’établissement.

UNE POSTURE PERÇUE COMME FONDÉE SUR LA PRESSION

Des remontées régulières évoquent :

Un ressenti de pression,

Des échanges vécus comme déstabilisants,

Des messages perçus comme indirects ou ambigus,

Un climat où certains collègues indiquent adapter leur positionnement par crainte de déplaire.

Un établissement ne peut pas fonctionner durablement sur un tel ressenti.

FO JUSTICE rappelle qu’un management efficace repose sur :

La clarté,

La confiance,

Et le respect des personnels.

UN ENCADREMENT QUI EXPRIME DES INQUIÉTUDES

Plusieurs collègues en position d’encadrement ou de faisant fonction font état :

D’un sentiment d’exposition,

D’un manque de repères stables,

Et d’une difficulté à se projeter sereinement dans leurs missions.

Ce type de ressenti fragilise l’ensemble de la chaîne hiérarchique.

UNE ABSENCE DE RECONNAISSANCE RÉGULIÈREMENT SOULIGNÉE

De nombreux personnels partagent le sentiment :

D’un manque de valorisation du travail accompli,

D’une reconnaissance jugée insuffisante,

D’un décalage entre les discours et les actes concrets.

La reconnaissance n’est pas accessoire. Elle conditionne l’engagement.

UNE SITUATION CONCRÈTE QUI INTERROGE : LE CAS D’UN MAJOR

FO JUSTICE a été saisie d’une situation impliquant un major pénitentiaire.

Dans ce contexte, plusieurs collègues ont exprimé le sentiment :

Que le cadre concerné n’avait pas bénéficié du soutien attendu,

Et que la gestion de la situation pouvait être perçue comme déséquilibrée, notamment au regard de la parole d’un détenu.

Ce type de perception interroge directement l’autorité de l’encadrement.

Dans un établissement comme Fresnes :

La cohérence des décisions,

Le soutien hiérarchique,

Et la lisibilité des positions

Sont essentiels pour maintenir l’équilibre en détention.

UNE APPROCHE OPÉRATIONNELLE JUGÉE PARFOIS DÉCALÉE 

Plusieurs collègues s’interrogent sur certaines orientations ou décisions, notamment en matière de :

Gestion des situations sensibles,

Articulation entre dialogue et fermeté,

Cohérence des pratiques en détention.

Fresnes est un établissement sous tension.

Les personnels attendent :

Des repères clairs,

Une ligne cohérente,

Une autorité lisible.

UNE CULTURE PROFESSIONNELLE À ADAPTER AU CONTEXTE PÉNITENTIAIRE

Le parcours de Madame l’Adjointe au Chef d’établissement est connu, notamment son passage en environnement hospitalier.

Plusieurs collègues expriment le sentiment que certaines approches pourraient :

Ne pas être totalement adaptées aux exigences spécifiques du milieu pénitentiaire,

Nécessiter un ajustement au regard des réalités opérationnelles de Fresnes.

Le cadre pénitentiaire impose des exigences particulières :

Sécurité, autorité, cohérence, fermeté.

UN CLIMAT QUI ALIMENTE LA FATIGUE DES PERSONNELS

Les remontées terrain convergent vers un constat :

Perte de repères,

Fatigue accrue,

Sentiment de déconnexion,

Interrogations sur le sens du management.

Un climat perçu comme instable impacte directement l’engagement des équipes.

UN MANQUE DE CONFIANCE QUI S’INSTALLE

Plusieurs collègues indiquent :

Une difficulté à s’exprimer librement,

Un sentiment de réserve dans les échanges,

Une perte progressive de confiance dans la relation hiérarchique.

Sans confiance, aucun établissement ne tient durablement.

FO JUSTICE DEMANDE UNE ÉVOLUTION CLAIRE

Madame l’Adjointe au Chef d’établissement,

FO JUSTICE vous alerte sur une réalité de terrain.

Les personnels attendent :

Une posture claire,

Un management apaisé,

Une reconnaissance réelle,

Un soutien affirmé de l’encadrement.

Il ne s’agit pas de posture. Il s’agit de fonctionnement.

À Fresnes, les personnels tiennent l’établissement malgré les difficultés.

Ils attendent en retour : Du respect, de la cohérence et une direction alignée avec les réalités du terrain.

FO JUSTICE restera pleinement mobilisée sur ces enjeux.

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Prison de Fleury-Mérogis : Survol incessant

A 6h45, lors de la prise de service, les agents du bâtiment D1 ont une nouvelle fois fait une découverte alarmante :

Un drone au sol, symbole d’un survol devenu quotidien fragilisant la sécurité de notre établissement. Accrochée à cet engin, une chaussette contenante : un iPhone, trois paquets de cigarettes ainsi que 47 grammes de produits stupéfiants.

Pour la section locale Force Ouvrière Justice, cette situation est tout simplement INADMISSIBLE.

Depuis des mois, nous alertons et demandons la mise en place d’une brigade spécifique anti-drone. Force est de constater que ces demandes sont restées lettre morte. Ceux qui nous doivent la sécurité ne répondent pas à l’urgence de la situation, alors même que nos missions deviennent chaque jour plus dangereuses.

Le constat aujourd’hui est effrayant : pas une journée ne passe sans qu’un survol ne soit signalé au-dessus de notre établissement.

Aujourd’hui, ce sont des téléphones, des accessoires et des stupéfiants…

Mais demain ? Des armes ? Des explosifs ?

Force Ouvrière Justice réitère avec force :

Les moyens doivent être mis en œuvre sans délai

La sécurité des personnels doit être une priorité absolue

Il est temps d’agir ! L’inaction n’est plus acceptable !

La sécurité des agents n’est pas négociable.

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SPIP d’Arles (MO) : La sécurité oui, l’improvisation non !!!

La note de service du 20/03/2026 relative aux consignes de sécurité et à l’utilisation du portique de détection impose que « toute personne extérieure au service doit obligatoirement se soumettre au contrôle par portique » et « en cas de refus, l’accès est interdit ».

Le fait que des mesures de sécurité soient mises en place est incontestable et conforme aux attentes des agents. En revanche, il n’est plus acceptable de constater l’absence d’anticipation en vue de moyens humains pour pouvoir les mettre en œuvre. D’autant que cette note prévoit même la confiscation et le signalement des objets dangereux, comme si cela était normalisé au sein des locaux d’un SPIP en Milieu Ouvert.

Le recours à un seul réserviste, limité à 150 jours par an, est dérisoire : cette situation condamne cette ALIP à fonctionner sans aucune organisation structurée la majeure partie du temps.

La conséquence est prévisible, comme à son habitude, la hiérarchie va très certainement attendre des CPIP, des personnels administratifs et des agents de surveillance électronique de pallier les carences de personnels dédiés à la sécurité des locaux.

Or ces compétences ne relèvent pas de leurs missions et ne figurent en aucun cas sur leurs fiches de postes respectives. D’autant que les agents (CPIP/PA/PS) sont déjà débordés par leurs propres tâches quotidiennes sans moyen supplémentaire, il n’est donc pas concevable de leur demander d’assurer la sécurité du Service et le contrôle des PPSMJ via un portique de détection.

FO JUSTICE refuse et refusera toujours que les agents exercent des missions qui ne sont pas les leurs !

FO JUSTICE refuse qu’il soit demandé à des agents d’assurer un contrôle par le biais de dispositifs pour lesquels ils ne sont pas habilités.

FO JUSTICE refuse catégoriquement que les agents pallient encore et toujours l’absence d’organisation de l’administration, comme par le passé.

FO JUSTICE exige des mesures immédiates et invite la direction du SPIP à solliciter la DISP et la DGAP en vue d’obtenir les moyens humains nécessaires, suite à la mise en place du portique (réservistes supplémentaires ou contractuels), plutôt que d’acculer ses propres agents.

FO JUSTICE NE LACHERA RIEN CAR IL EN VA DE LA SECURITE DES AGENTS DU SPIP D’ARLES ET DES PPSMJ QUE NOUS PRENONS EN CHARGE QUOTIDIENNEMENT.

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Océan Indien : Compte rendu CSA D

Déclaration liminaire

Après lecture des déclarations liminaires, le Directeur interrégional (DI) a apporté les observations suivantes :

La Direction des services pénitentiaires d’outre-mer (DSPOM) est confrontée à une surpopulation carcérale préoccupante, la plaçant au 3ᵉ rang des directions interrégionales les plus touchées, après Paris et Toulouse.

Taux d’occupation moyen : 151 %

Taux d’occupation en quartier maison d’arrêt : 198 %

Les taux de couverture en effectifs demeurent faibles.

Par ailleurs, le budget de la DI est en diminution de 9 %.

Une augmentation de la criminalité organisée est constatée, impactant significativement La Réunion et la Polynésie.

Les visites successives du Directeur de l’administration pénitentiaire (DAP) et du ministre ont permis de définir des moyens et des orientations pour les mois à venir.

Dans le cadre du PEC 2026 (budget non encore alloué), les objectifs pour La Réunion sont :

Création d’un CSL au Port

Extension de 10 cellules pour la MAF de Saint-Denis

1. Validation du CSA du 30 octobre 2025

Le procès-verbal du dernier CSA a été validé.

2. Gestion des épisodes cycloniques

Un point a été réalisé sur l’harmonisation des pratiques en cas de cyclone, travail déjà engagé avec Mme Guégan.

Principes retenus :

Clarification des règles applicables

Mise en place de mesures de reconnaissance pour les agents mobilisés

Mesures communes aux trois établissements :

Paiement intégral du passage en alerte rouge jusqu’à sa levée

Agents de service ne pouvant rejoindre leur établissement : positionnement en AAE

Agents postés empêchés de rejoindre leur poste durant la phase de sauvegarde : positionnement en RH

Agents en poste fixe : positionnement en CA/RTT

À l’issue de la période de sauvegarde, les directeurs détermineront la position administrative des agents.

Des jours d’AAE seront attribués aux personnels mobilisés pendant le cyclone. Une note de service précisera les modalités et le nombre de jours accordés.

3. Enveloppe budgétaire GDS

Une enveloppe de 2 millions d’euros a été allouée à La Réunion.

Malgré des délais contraints, les établissements ont répondu présents.

Le centre pénitentiaire de Saint-Denis a été intégré au plan d’étanchéité, au même titre que six établissements métropolitains, permettant l’acquisition de divers équipements (bagages X, POM, valises de détection portables, caillebotis…).

Cette enveloppe a permis :

D’anticiper des travaux initialement programmés dans les PEC et PRS

D’acquérir des véhicules pour l’ensemble des établissements

Concernant le POM à Saint-Denis, la doctrine nationale n’est pas encore finalisée, mais un positionnement au niveau de la PEP est envisagé.

Le DAI et l’officier adjoint du DSD effectueront une mission de repérage à compter du 14 avril.

4. Déploiement des ELSP

Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe « post-Incarville ».

56 postes pour l’outre-mer

30 postes pour La Réunion

Répartition prévue en trois phases de mobilité, avec une accélération au premier semestre 2026 :

9 postes au CD du Port (phase initiale)

3 postes à la MA de Saint-Pierre

7 postes au CP de Saint-Denis + 4 postes pour la création d’une équipe cynophile

L’équipe cynophile sera implantée à Domenjod. Aucune date de mise en service n’est arrêtée à ce jour.

Implantation des bases ELSP :

Le Port : solution provisoire avec réaménagement de locaux (coût estimé : 70 000 €)

Solution définitive envisagée dans la cour (zone des conteneurs frigorifiques)

Saint-Pierre : études en cours pour déterminer l’implantation

Le DI a confirmé la création d’une équipe cynotechnique au CP de Saint-Denis (4 postes dès la CAP du 1er semestre 2026).

Position FO Justice :

Au regard de l’empressement du DI, à engager la formation et la mise en place de l’équipe sur le Port dès septembre 2026, FO Justice émet des réserves quant à un calendrier jugé trop rapide.

Actuellement, le Cd du Port fait face à un nombre important de vacances de poste ( 16), et il sera difficile de dégager des personnels pour assurer cette formation.

Concernant Saint-Pierre, FO refuse la mise en place, en l’absence de moyens suffisants et attend des garanties quant aux infrastructures et aux équipements

En cas de passage en force, FO Justice se reserve la possibilité de prendre toutes les mesures qu’elle jugera nécessaire

5. Points RH

A la demande de FO Justice

Mises à disposition (MAD)

Le DI indique sur la réunion

17 MAD DI

10 MAD DAP

Objectif : réduction progressive.

La DAP ne valide pas la régularisation des MAD

Les nouvelles MAD seront :

D’une durée de 6 mois, renouvelable une fois, sauf si les conditions nécessitent un rallongement.

Assorties d’une date de fin obligatoire avec retour dans l’établissement d’origine.

Les MAD antérieures seront maintenues jusqu’à mutation.

Psychologues des personnels

Les psychologues sont fortement sollicités (suivis, concours, soutien sur d’autre départements)

FO a dénoncé leur mobilisation dans la constitution des dossiers psychologiques lors du dernier concours, mission confiée ailleurs à un prestataire privé par la DGAP sur l’ensembles des autres directions interrégionales.

Demande : avancer les tests psychologiques à 3 semaines avant les épreuves afin d’améliorer les conditions de correction. A ce jour le délai est très restreint.

Le DI y est favorable.

Tableaux d’avancement

FO a demandé la transmission des tableaux d’avancement à l’ensemble des secrétaires régionaux des organisations syndicales représentatives.

→ Demande acceptée par le DI.

Situation DTOI

Malgré les annonces du Directeur général de l’administration pénitentiaire, aucun décret n’a été signé à ce jour.

Les personnels sont fragilisés et expriment le souhait pour certains de quitter ce service

Aucune avancée n’a été apportée par le DI.

Surpopulation carcérale

Un dispositif inspiré du CP de Baie-Mahault a été proposé aux magistrats, mais refusé.

Certains magistrats considèrent que la régulation carcérale ne relève pas de leur mission.

Cependant, une volonté de développer les alternatives à l’incarcération est observée par les JLD et JI.

Une première mesure de libération conditionnelle avec expulsion a été mise en œuvre : 20 personnes concernées au CD du Port.

Situation du SPIP

FO a alerté sur :

La surcharge de travail

Les vacances de postes

La fragilité des MAD au Port

Le DSPIP et le DI reconnaissent les difficultés.

La solution envisagée (CAP fermée) se heurte à l’opposition d’une organisation syndicale nationale.

Le poste de DPIP au Port, demandé par la DSPOM, n’a pas été retenu par la DAP.

6. Points travaux

Création du CSL au Port

Capacité envisagée : 76 à 100 places

Études de faisabilité en cours (proximité de l’arboretum)

Concertation engagée avec le parc des Mascareignes

Livraison prévue : juin 2028

Ajustement des effectifs prévu (organigramme de référence)

Extension de la MAF de Saint-Denis

Deux scénarios à l’étude :

Construction en R+2 sur toitures existantes

Extension au-dessus de la cour

Objectif : 10 cellules (20 places)

Livraison prévue : fin 2027

Des créations de postes accompagneront ce projet.

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