Le 14 mars 2026, dans la matinée, un détenu hébergé sur le Quartier de Semi-liberté a tenté de s’évader.
Cette évasion a été avortée uniquement grâce à la réactivité du personnel.
Le surveillant en faction sur le secteur, s’aperçoit qu’un détenu passe devant une caméra qui filme l’extérieur du bâtiment CSL. Il déclenche l’alarme et dans un même temps, il prévient immédiatement la porte et demande qu’un visuel soit fait sur le parking afin de s’assurer et de savoir si le détenu est encore sur le domaine pénitentiaire.
L’agent intervient immédiatement, des renforts de surveillants arriveront très rapidement sur place. Ils réussissent ensemble à rattraper et à arrêter le détenu sur le parking du personnel.
L’individu est réintégré en détention et placé au Quartier Disciplinaire.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN félicite les agents présents. C’est uniquement le professionnalisme du personnel qui a avorté cette évasion.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN alerte les autorités et l’administration sur les profils ainsi que sur le nombre de détenus hébergés sur le Quartier de Semi-liberté. Comme il devrait l’être, ce type de secteur est une alternative à l’incarcération que nous qualifions de “ferme”.
Le QSL ne doit pas devenir un fusible d’ajustement de la surpopulation carcérale, il ne doit pas devenir un secteur tampon afin de diminuer les matelas au sol de la structure principale.
“En raison de sa forte densité carcérale, et les déroutages incessants, l’établissement de Perpignan manque de place, empêchant même un détenu d’avoir un endroit où passer la nuit à même le sol.”
FO JUSTICE CP PERPIGNANappelle à une juste récompense de la part de l’administration pour les agents qui ont déjoué cette tentative d’évasion.
Depuis plusieurs semaines, une réalité inquiétante s’installe.
Les évasions et tentatives d’évasion se multiplient dans les établissements et lors des extractions.
La situation n’est plus anecdotique.
Elle devient un signal d’alarme majeur pour la sécurité pénitentiaire et pour nos collègues.
Les faits sont là :
Villepinte
Une évasion réussie par ruse.
Des complices déguisés en policiers avec de faux documents.
Un scénario digne d’un film… mais bien réel.
Nanterre
Un détenu s’évade lors d’une sortie pédagogique au Louvre.
Une décision qui interroge lorsque l’administration émet un avis défavorable mais que la mesure est malgré tout validée.
Bar-le-Duc
Un détenu prend la fuite en courant lors d’une extraction.
La réalité est connue :
les PREJ tournent à flux tendu.
• moins de 50 % des effectifs nécessaires
•heures supplémentaires qui explosent
•temps de repos malmenés
• une vigilance mise à rude épreuve
On exige toujours plus de nos collègues sans donner les moyens correspondants.
Maison Centrale de Poissy
Un détenu monte sur le toit et tente de s’évader pour exiger son transfert.
Une contagion inquiétante
Les signaux sont clairs.
Quand les failles apparaissent, elles se propagent.
Cette épidémie d’évasions et de tentatives donne un sentiment dangereux : que tout devient possible.
FO JUSTICEpose la question clairement :
Soit l’administration agit immédiatement pour stopper cette dynamique, soit elle accepte de laisser s’installer un climat d’impunité et de défi à l’autorité pénitentiaire.
L’ombre du drame d’Incarville
Nous avons tous en mémoire l’évasion sanglante d’Incarville.
Un drame qui a bouleversé l’ensemble de la profession.
Un drame où le sang de nos collègues a coulé.
À la suite de cette tragédie, un protocole a été signé dans l’urgence et dans l’émotion.
Mais aujourd’hui une question se pose :
où en est sa mise en œuvre réelle ?
Les engagements pris doivent devenir des actes concrets.
Les personnels ne seront jamais les fusibles
FO JUSTICEle rappelle avec force :
Nos collègues assurent chaque jour leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées.
Manque d’effectifs.
Pression permanente.
Organisation à flux tendu.
Dans ces conditions, la responsabilité ne peut pas reposer sur les personnels.
Chacun doit prendre ses responsabilités.
FO JUSTICEne laissera jamais les collègues devenir les fusibles d’un système sous-dimensionné.
Nous y veillerons.
FO JUSTICE exige
•des effectifs réels et immédiats dans les PREJ
•le respect strict des temps de repos
•des moyens de sécurité adaptés aux profils des détenus
•la généralisation de la visioconférence lorsque cela est possible
•une mise en œuvre effective des engagements pris après Incarville
Une ligne claire
Pour FO JUSTICE, la sécurité n’est ni une variable d’ajustement, ni une équation comptable.
FORCE OUVRIÈREn’acceptera jamais qu’un nouveau drame survienne parce que l’administration n’aura pas été à la hauteur de ses responsabilités.
Nos collègues méritent des moyens, du respect et de la protection.
FO JUSTICEcontinuera de porter leur voix et leur sécurité.
FO JUSTICE – UISP PARISToujours aux côtés des collègues
Depuis plusieurs semaines, plusieurs collègues du CP Fresnes ont été soumis à des expertises psychiatriques à la demande de l’administration.
À la suite de ces expertises, certains agents ont été déclarés partiellement ou totalement inaptes à leurs fonctions PAR AVIS d’une psychiatre.
FO JUSTICEtient à rappeler que la gestion de ces situations doit impérativement s’inscrire dans le strict respect des procédures statutaires prévues par la loi.
Or les décisions récemment prises soulèvent de sérieuses interrogations juridiques.
UNE SUSPENSION UTILISÉE HORS CADRE DISCIPLINAIRE ?
Deux collègues ont fait l’objet d’arrêtés de suspension de fonctions.
La suspension de fonction est strictement encadrée par
Code général de la fonction publique – article L531-1.
Ce texte prévoit que la suspension intervient dans le cadre d’une procédure disciplinaire, lorsqu’un fonctionnaire est suspecté d’avoir commis une faute grave.
Elle suppose notamment :
• l’engagement d’une procédure disciplinaire,
• la saisine du conseil de discipline.
À ce stade, les informations dont nous disposons indiquent que :
•aucune faute disciplinaire n’a été évoquée,
•aucune procédure disciplinaire n’aurait été engagée,
•aucun conseil de discipline n’aurait été saisi.
Dans ces conditions, la base juridique de la suspension interroge légitimement.
UNE SITUATION QUI RELÈVE DU MÉDICAL
Lorsqu’un agent est déclaré inapte pour des raisons de santé, la procédure applicable relève du régime médical des fonctionnaires, notamment prévu par :
Décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Cette procédure prévoit notamment :
1. une expertise médicale,
2. la saisine du conseil médical,
3. l’examen du dossier par cette instance,
4. un avis formel,
5. puis une décision administrative.
Le conseil médical constitue une garantie statutaire essentielle.
Son rôle est précisément d’éviter que des décisions administratives ne soient prises sans base médicale validée par l’instance compétente.
DES GARANTIES STATUTAIRES QUI DOIVENT ÊTRE RESPECTÉES
FO JUSTICEsouhaite être parfaitement clair.
Les questions de sécurité du service et de santé des agents doivent être traitées avec le plus grand sérieux.
Mais elles doivent aussi être gérées dans le respect du cadre juridique applicable.
Le statut de la fonction publique prévoit des procédures précises pour :
• protéger les agents,
• sécuriser juridiquement les décisions de l’administration,
• garantir l’équilibre du service public.
Ces règles existent pour toutes les parties.
UN SUJET QUI MÉRITE DES CLARIFICATIONS
Les situations rencontrées à Fresnes soulèvent donc plusieurs questions légitimes :
• pourquoi avoir recours à une suspension disciplinaire si aucune faute n’est reprochée ?
• pourquoi ne pas avoir engagé la procédure médicale statutaire complète ?
• pourquoi ne pas avoir attendu l’avis du conseil médical ?
Ces interrogations appellent des réponses claires de l’administration.
FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS
FO JUSTICEa déjà engagé des démarches contentieuses afin de faire examiner juridiquement ces décisions.
Notre organisation continuera d’analyser ces situations avec la plus grande vigilance.
En tant que syndicat majoritaire, FO Justiceprendra toutes les initiatives nécessaires pour :
• faire respecter le droit statutaire,
• garantir les droits des agents,
• sécuriser juridiquement les pratiques administratives.
Si cela s’avère nécessaire, nous agirons en connaissance de cause et assumerons pleinement nos responsabilités syndicales.
Quand les règles statutaires soulèvent des interrogations, quand les procédures doivent être clarifiées,
FO JUSTICE intervient avec responsabilité et détermination.
Parce que la défense des agents et le respect du droit restent au cœur de notre engagement.
À quoi bon continuer à se donner à fond pour un établissement qui, chaque fois qu’il pense avoir touché le fond, parvient encore à découvrir des profondeurs plus inquiétantes ?
La situation de notre établissement continue de se dégrader :
⇒ Effectifs insuffisants
⇒ Services sous tension
⇒ Postes non remplacés…
La liste serait bien plus simple à établir si l’on parlait des services qui tiennent encore, car elle serait très courte, voire inexistante.
Les agents craquent, et aujourd’hui c’est la régie des comptes nominatifs qui sombre et chacun doit comprendre ce que cela signifie ! La régie des comptes nominatifs, c’est la banque de la détention, c’est elle qui gère l’argent appartenant aux personnes détenues : mandats envoyés par les familles, rémunérations du travail en détention, gestion des comptes individuels. C’est également la régie qui permet aux détenus de payer leurs cantines : alimentation, produits d’hygiène, tabac…
SANS RÉGIE :
• LES COMPTES NE PEUVENT PLUS ÊTRE GÉRÉS CORRECTEMENT,
• LES DÉPENSES NE PEUVENT PLUS ÊTRE EFFECTUÉES,
• LES CANTINES NE PEUVENT PLUS FONCTIONNER NORMALEMENT.
EN CLAIR, SANS RÉGIE ⇒ PLUS DE CANTINE ET SANS CANTINE ⇒ LA TENSION MONTE IMMÉDIATEMENT EN DÉTENTION !!!
Une solution temporaire a été trouvée pour les cantines, mais dans moins de dix jours la situation sera encore pire ! Encore une fois, tout le monde attend que la situation soit plus dramatique que la veille pour agir et fournir les ressources nécessaires !!
ET COMME TOUJOURS, CE SONT LES PERSONNELS QUI SE RETROUVENT EN PREMIÈRE LIGNE SUR LES COURSIVES !!!
Par contre, on trouve toujours le temps d’aller chercher les XBOX de nos chers pensionnaires, bien souvent utilisés comme moyen de paiement pour des objets interdits. Et qu’est-ce qu’on fait pour les téléphones au QI ?! Qu’est-ce qu’on fait pour la protection du personnel ?!!
Dans le même temps, les agents continuent de faire fonctionner l’établissement malgré :
• Un manque criant de personnels administratifs,
• Des CPIP débordés,
• Un nombre insuffisant d’officiers et de gradés,
• Des personnels de surveillance en sous-effectif permanent.
LES SIGNALEMENTS SONT FAITS, LES DOSSIERS REMONTENT , LES DEMANDES SONT ENVOYÉES… MAIS COMBIEN DE DOSSIERS TRANSMIS À LA DIRECTION INTERRÉGIONALE DES SERVICES PÉNITENTIAIRES DE MARSEILLE RESTENT SANS RÉPONSE ?!
LES SEMAINES PASSENT , LES MOIS PASSENT…
Et pendant ce temps, ce sont toujours les agents, quel que soit leur corps, qui trinquent.
La réalité est simple… Un établissement pénitentiaire ne fonctionne pas lorsque ses services s’effondrent les uns après les autres.
Le bureau localFORCE OUVRIÈREEXIGE des réponses immédiates et des solutions pérennes !
CAR AUJOURD’HUI, UNE CHOSE EST SÛRE LA COLÈRE MONTE CHEZ LES AGENTS
Et quand l’administration laisse la situation se dégrader sans agir…
LE PNEU COMMENCE À CHAUFFER !!!
Attendez-vous à ce que, si un malheur arrive à l’un des nôtres par votre faute et votre inertie, la hauteur des flammes soit à la hauteur de notre colère !
Cette semaine, l’administration pénitentiaire a réussi à se délester de quelques matelas au sol.
Malheureusement, ce n’est pas grâce au projet de loi SURE ni aux propositions de FO Justice visant à confier un certain nombre d’aménagements de peine à l’administration pénitentiaire plutôt qu’au juge d’application des peines.
► Ce n’est pas non plus grâce à l’utilisation des 6 000 bracelets électroniques qui dorment aujourd’hui dans les placards, faute d’être suffisamment utilisés par les juges d’application des peines.
► Ce n’est pas davantage parce qu’un magistrat a préféré privilégier la visioconférence plutôt que de faire procéder à l’extraction d’un détenu vers son bureau.
Si nous comptons aujourd’hui un détenu en moins, c’est tout simplement parce qu’il s’est évadé !!!
Cette évasion est survenue à la suite d’une extraction judiciaire : le détenu est parvenu à s’échapper après avoir réussi à retirer discrètement ses menottes avant de prendre la fuite en courant dès sa sortie du véhicule.
Cet incident démontre une nouvelle fois les limites des dispositifs actuellement appliqués lors des extractions judiciaires.
FO Justiceréaffirme avec force qu’il est indispensable de généraliser l’utilisation des entraves lors des extractions judiciaires et médicales, quel que soit le niveau d’escorte. Les entraves constituent un outil de sécurité essentiel et efficace pour prévenir toute tentative d’évasion. Refuser leur utilisation systématique, c’est exposer inutilement les personnels à des risques évitables.
Il s’agit là d’une revendication historique deFO Justice, que certains bien-pensants ont toujours combattue, brandissant comme totem la dignité humaine, au détriment de la sécurité des agents et du bon déroulement des missions de l’administration pénitentiaire.
Si la VISIOCONFÉRENCE avait été privilégiée à l’extraction judiciaire, le risque d’évasion aurait également été écarté. Aujourd’hui encore, le recours excessif aux extractions compromet la sécurité de l’ensemble des personnels.
Il est regrettable que le tragique événement d’Incarville n’ait pas sensibilisé certains magistrats à cette problématique. Devons-nous attendre qu’un incident survienne au sein d’un tribunal pour que des mesures concrètes soient enfin prises ?
FO Justice continuera à défendre ses positions et ses revendications, qui semblent évidentes pour l’ensemble de nos collègues et de nos concitoyens !