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Prison de Grasse : Un Début d’Année Préoccupant ! Un Constat Inquiétant !

Comme il est de rigueur, le bureau local FO Justice avait présenté ses vœux de fin d’année à l’ensemble des personnels avec l’espoir d’une année meilleure qui serait marquée, entre autres, par une baisse des agressions sur les personnels.

Malheureusement, les nombreux incidents qui ont déjà marqué ce début d’année ne présagent rien d’encourageant sur une hypothétique amélioration des actes violents à l’encontre des surveillants.

AU 16ème JOUR DE L’ANNÉE, ON DÉPLORE DÉJÀ :

  • 16 COMPTES RENDUS D’INCIDENT (CRI) DÉNONCANT DES VIOLENCES, DES MENACES VERBALES ET PHYSIQUES
  • 12 CRI CONSÉCUTIFS Á DES REFUS D’OBTEMPÉRER OU DE SE SOUMETTRE AUX INJONCTIONS DU PERSONNEL
  • 5 CRI POUR DES AGRESSIONS OU TENTATIVES DIRIGÉES VERS LES SURVEILLANTS DE DÉTENTION

Aujourd’hui encore, 2 incidents viendront perturber le fonctionnement normal de la détention :

Vers 10H15, le collègue, au bâtiment C 1er, a reçu une gifle alors qu’il mettait à distance un détenu s’étant autorisé à coller son front contre le sien, au seul motif que la récupération de son filet de linge sale était différée de quelques minutes.

Vers 11H00, un autre détenu a manifesté son impatience et sa désapprobation en bousculant le surveillant du A 0 qui s’était pourtant engagé à traiter la requête de ce dernier à l’issue de la réintégration des promenades.

Les deux protagonistes mis en cause ne sont pas à leur premier coup d’essai puisqu’ils comptabilisent respectivement 21 CRI sur 21 mois de présence pour l’un et 27 CRI sur un 23 mois de présence pour l’autre.

Qu’attend la Direction de l’établissement pour envisager un transfert ?

Cette passivité n’est pas de nature à dissuader les manquements au règlement intérieur !

Bien au contraire ! Elle encourage à l’escalade de la violence et expose davantage les personnels contraints à redoubler de vigilance !

FO justice salue le professionnalisme et l’abnégation de ces agents qui, au quotidien, répondent à ces agressions par des pratiques professionnelles irréprochables sans céder à la violence.

Une capacité à la maîtrise et au discernement dans des moments où la lucidité devrait naturellement être rattrapée par des comportements instinctifs de défense.

Ce n’est pas à la portée de tous ! Les personnels pénitentiaires sont des agents d’État aux pratiques des plus remarquables comme en témoigne la qualité de la gestion dans l’agression violente de l’officier infra-sécurité, le 11 juillet 2025, ou encore les événements récents sur le CP d’Aix Luynes où les agents ont été décorés pour leur sang-froid après être intervenus sur une tentative d’homicide volontaire perpétrée sur un gradé.

FO Justice demande aux personnels de ne pas banaliser les comportements violents et menaçants, verbaux ou physiques qui doivent être systématiquement signalés par la rédaction d’un CRI et suivis d’un dépôt de plainte.

FO Justice attend de la Direction des sanctions exemplaires avec un quantum de peine maximal en commission de discipline pour ces deux individus et pour TOUS les fauteurs de troubles au profil violent.

FO Justice EXIGE un transfert immédiat de ces deux individus qui ont marqué l’établissement par leurs nombreuses procédures disciplinaires.

FO Justice soutient tous les agents qui exercent dans des conditions de plus en plus difficiles.

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Prison de Douai : L’Agent Écarté, les Trafiquants Protégés ?

Ce jeudi 15 janvier 2026, FO JUSTICE Douai a été reçu par la direction afin d’évoquer plusieurs dossiers en cours.

À cette occasion, Madame la Directrice a souhaité attirer notre attention sur la situation d’un agent accusé, à tort, d’avoir pris des initiatives personnelles lors d’un week-end, en menant une lutte active contre les téléphones portables en détention.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre : insultes, pressions et surtout menaces explicites visant cet agent jusque dans sa vie extérieure.

Face à cette situation, la décision prise par l’administration a été… d’écarter l’agent de la détention « pour sa propre sécurité ».

Si la sécurité et l’intégrité des personnels doivent rester une priorité absolue, FO JUSTICE s’interroge : ne prend-on pas le problème à l’envers ?

Après vérification auprès de l’agent concerné, il apparaît clairement que les téléphones découverts, une dizaine, ne résultaient en aucun cas d’une initiative personnelle, mais bien d’ordres donnés par des gradés et des officiers.

À la Maison d’Arrêt de Douai, les téléphones portables constituent un fléau quotidien. Il suffit littéralement de se baisser pour en ramasser.

Certains agents en ont déjà payé le prix fort, jusqu’à être photographiés à leur insu et exposés sur les réseaux sociaux.

Le Garde des Sceaux lui-même a fait de la lutte contre les téléphones portables une priorité nationale. Dès lors, il est inadmissible de reprocher aux agents d’appliquer strictement les consignes et d’effectuer leur travail avec professionnalisme.

FO JUSTICE ne tolérera jamais qu’un agent soit écarté pour satisfaire les plaintes de détenus dont les trafics sont perturbés.

FO JUSTICE exige le transfert immédiat des individus à l’origine de ces menaces.

UN MESSAGE CLAIR DOIT ÊTRE ENVOYÉ : FORCE DOIT RESTER À LA LOI.

Madame la Directrice, un changement radical de cap s’impose. LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP.

Le management du personnel à Douai continue de susciter de vives inquiétudes. La récente refonte des équipes, avec des agents déplacés d’office, sans transparence, lors d’un CSA tenu avec la seule organisation syndicale représentative, en est une nouvelle illustration.

À ce jour, nous attendons toujours le compte rendu de ce CSA.

Les agents pénitentiaires ne sont ni des pions ni des marionnettes. Derrière chaque décision administrative, ce sont des vies de famille qui sont impactées.

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Prison de Chaumont – Agression sur un Gradé !

Jeudi 15 Janvier 2026 – 15h30 : Le mépris et la violence s’invitent au quartier de semi-liberté !!!!

Alors que notre gradé procédait à la notification d’une suspension de régime de semi-liberté, la situation a basculé dans l’inacceptable.

Les faits sont accablants.

Refusant d’assumer les conséquences de ses actes, la personne détenue a déversé un torrent d’insultes « fils de p** », « SS, retourne en Allemagne » « viens on va se la mettre ».

L’ignominie a atteint son paroxysme lorsque l’individu a craché au visage de notre collègue.

Face à cette agression caractérisée, la mise en prévention immédiate a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.

FO MA CHAUMONT apporte son soutien total et indéfectible à notre collègue victime de ces agissements.

FO MA CHAUMONT remercie l’ensemble des personnels qui sont intervenus.

Cracher au visage d’un agent de l’Etat, c’est salir l’institution toute entière.

Insulter et menacer physiquement un surveillant c’est franchir une ligne qui ne peut rester sans conséquence.

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Prison de Blois : Trop c’est Trop ! Agents Épuisés – Administration Absente !

À la maison d’arrêt de Blois, les agents sont devenus la dernière roue du carrosse, pendant que l’administration remplace les roues… par des surveillants et des gradés épuisés.

L’établissement ne tient plus que par le professionnalisme et le sens du devoir de ses agents, toutes filières confondues : greffe, personnels de surveillance, gradés et postes fixes. Des agents sans cesse rappelés sur leurs jours de repos…

Des personnels de roulement enchaînant jours et nuits sans récupération réelle…

Une équipe en service en 12 heures structurellement sous-dotée…

Un fonctionnement qui repose exclusivement sur l’abnégation, jamais sur des moyens adaptés ! Des règles pour certains, des sacrifices pour d’autres !

Pendant que les personnels ELSP bénéficient à juste titre d’un repos réglementaire minimum de 9 heures entre deux missions, les gradés, eux, seraient des surhommes ?

Astreinte 98 maintenue, nuits à incidents multiples suivies d’une journée de 12 heures, présence exigée, coûte que coûte.

Est-ce humain ? Est-ce responsable ? Est-ce moralement défendable ?

Faudra-t-il attendre un accident grave, un incident grave, un burn-out irréversible, un suicide, pour que l’administration reconnaisse enfin l’évidence :

  • La maison d’arrêt de Blois est structurellement sous-dimensionnée.
  • Nos revendications sont claires, légitimes et chiffrées.
  • Nous exigeons la réévaluation immédiate de l’organigramme de référence :

Surveillance :

Portage de l’effectif à 48 surveillants minimum, conformément aux établissements de même catégorie au sein de la direction interrégionale.

Encadrement :

6 gradés minimum, afin de mettre fin définitivement à l’aberration qu’est l’astreinte 98, indigne d’un service public moderne. Il ne s’agit ni de privilèges ni de confort, mais de sécurité, de continuité de service et de respect des agents.

Liberté – Égalité – Fraternité : pour qui exactement ? La devise de la République ne peut être à géométrie variable.

L’égalité, c’est le droit au repos pour tous, quel que soit l’établissement.

La fraternité, c’est la reconnaissance du travail accompli.

La liberté, c’est le droit à une vie personnelle et à des cycles de travail humains et soutenables.

Aujourd’hui, les agents ne sont plus considérés que comme des variables ajustables, sommés de compenser les carences structurelles de l’administration. L’administration doit leur donner des moyens, elle doit s’en donner les moyens.

À défaut, elle portera l’entière responsabilité de la dégradation continue des conditions de travail, de la perte d’attractivité de l’établissement et des conséquences humaines qui en découleront.

Le respect ne se proclame pas. Il se démontre.

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Prison de Châteaudun : Distribution des Cantines – Agent en Détresse, ce n’est PLUS POSSIBLE !

Le 14 janvier 2026 le L’UISP FO Dijon a rendu visite aux camarades du SLP FO Justice Châteaudun.

A l’occasion de cette visite nous avons pu une fois de plus constater la difficulté majeure que représente la distribution des cantines sur l’établissement.

Contrairement à la dernière fois où la méthode de distribution commençait tout juste à être testé et nous avons considéré qu’un temps d’adaptation était nécessaire, cette fois notre constat est sans appel et la situation ne peut pas perdurer.

La distribution au comptoir telle qu’elle est proposée :

  • Pose des problèmes de sécurité, rassemblement trop important de personnes détenues, circulation de détenus incessante, vol et racket rendu très facile.
  • Pose des problèmes d’organisation, circulation de détenus imposée par le prestataire, risque d’erreur accru en l’absence de contrôle, vérification et validation.
  • L’organisation des cantines est chronophage et génère une pression
  • insupportable sur les agents déjà en souffrance. L’insuffisance RH de la part du prestataire n’a pas a être supporté sur des agents qui souffrent déjà des carences de l’administration.

Suite à un échange extrêmement constructif avec le chef d’établissement, son adjointe et le responsable de la gestion délégué. Plusieurs pistes de réflexion et d’amélioration potentielles ont été avancées.

On peut notamment citer qu’il a été acté que le prestataire privé affectera obligatoirement deux de ses personnels à chaque distribution, il aura également l’obligation de préparer préalablement ses livraisons. Les personnels seront libres d’organiser les mouvements de détenus en fonctions de la liste fournie, certes, mais prioritairement en fonction des contraintes liées à l’organisation de la détention et à son organisation de travail. Par ailleurs l’agent en poste aux cantines sera exclusivement assigné à celui-ci, les quelques heures que durent la distribution.

Ces ajustements ne sont pas exhaustifs, ils ont pour objectifs d’expérimenter sans condamner la distribution au comptoir.

Le SLP FO Justice Châteaudun restera vigilant et s’assurera que les agents ne seront pas exposés inutilement pour de palier ou camoufler les carences RH de fonctionnaires ou de personnels privés.

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