Alors même qu’aujourd’hui, le 13 novembre, ont lieu les premiers transferts de détenus pour le quartier narco de Condé tout n’est pas optimum !
Encore une fois, a l’image de la gestion de notre administration, les cagoules que les personnels ont souhaitées se retrouvent achetées en express au Décathlon du coin, les films occultant toujours pas installés sur les vitres des postes protégés, l’avenir des personnels promet d’être des moins agréables.
Porter dans un poste protégé une cagoule chaude (apparenté à une cagoule pour le ski), de mauvaise qualité H24 compte tenu du nombre de mouvements prévus, les personnels seront sur le grill.
Espérons au moins que l’enseigne de sport finance annuellement l’établissement pour placement de produit ! Sa marque étant visible de partout dès que la cagoule est portée !
Force Ouvrière demande non pas l’abandon du port des cagoules mais le remplacement rapide par de vraies cagoules spécifiques au métier, type ERIS.
Quid de la marche à blanc ? Prévue sur une semaine mais qui ne durera que 3 jours !
La cause ? Ordre, contre ordre et guerre d’égo !
Résultat : des personnels qui ne savent pas ce que l’on attend d’eux, qui ne connaissent pas les modes de prise en charge concrète. Le grand flou !
Seule certitude, la sortie de cellule et palpation du détenu sortant de cellule sera une nouveauté condéenne : oublions les formations de l’ENAP, des MSP, oublions les pratiques MC 2 et MC 3 !
Au QLCO de Condé le détenu avancera jusqu’au mur de l’autre côté de la coursive, porte grande ouverte !
Alors que les pratiques professionnelles de sécurité avaient fait leurs preuves on condamne les agents à se mettre en danger au nom de pratiques théoriques sorties de nulle part, non adaptées au profil des détenus et aux spécificités des QLCO.
Force Ouvrière Justice demande expressément que ces problématiques soient réglées dans les meilleurs délais.
On ne pourra pas facilement ajuster une fois le quartier à plein régime.