Le 19 août 2025, la DT du 93 a annoncé qu’il restait 100 000 € de budget éducatif à dépenser… avant le 10 novembre !
Et pour couronner le tout, les directeurs ont eu 3 jours pour faire remonter projets et devis, faute de quoi l’argent serait tout simplement rendu.
➢Comment accepter une telle absurdité ?
Depuis le début de l’année, la direction nous expliquait que les budgets étaient serrés, que les moyens manquaient, que les unités devaient « faire avec » …
►Résultat : des équipes épuisées, des activités annulées ou réduites, des besoins éducatifs non couverts, et toujours plus de pression sur les personnels.
Et soudain, on découvre qu’il reste 100 000 € qu’il faudrait dépenser dans l’urgence, comme si le travail éducatif et l’accompagnement des jeunes pouvaient se programmer à la va-vite !
FO JUSTICE PJJ DIT STOP À CETTE MASCARADE !
Cette gestion est irresponsable et relève du mépris pour le travail des équipes et pour les jeunes que nous accompagnons.
Les personnels ne sont pas des variables d’ajustement budgétaire.
Les budgets éducatifs doivent être pensés en amont, au service des projets des équipes et des besoins réels des jeunes, pas selon des logiques comptables absurdes.
►FO JUSTICE PJJ EXIGE :
Une transparence budgétaire réelle tout au long de l’année.
La fin des annonces contradictoires et des pressions de dernière minute.
Des moyens stables et pérennes pour permettre aux unités de travailler sereinement.
Agressions, incendies, surpopulation, encore une fois, des collègues agressés !
Ce lundi 25 août 2025 vers 10h30, lors d’un mouvement accompagné d’une détenue affectée en détention, notre collègue Brigadier-chef a été la cible d’une agression inacceptable.
La détenue, de manière délibérée, a foncé sur elle et lui a asséné un violent coup de poing au visage.
Il a fallu tout le sang-froid et la réactivité des agents présents ainsi que de l’officier pour maîtriser la détenue. La détenue a été placée en prévention.
Comme si cela ne suffisait pas, vers 15h45, une autre détenue à peine sortie du Quartier disciplinaire après une précédente agression sur ungradé a volontairement mis le feu à sa couchette devant la porte de sa cellule, mettant ainsi en danger sa vie, celle des autres détenues et celle du personnel.
Ces actes irresponsables mettent une nouvelle fois en lumière les conditions de travail intenables au sein de la MAF :
Une surpopulation de 154 %, avec 17 matelas au sol,
Une violence quotidienne qui s’exerce sur des agents déjà éprouvés,
Une institution qui tarde trop souvent à apporter des réponses fermes et adaptées.
Force Ouvrière Justice exige :
• Une réponse disciplinaire et judiciaire ferme et exemplaire contre les auteurs de ces violences,
• Des mesures concrètes pour garantir la sécurité des personnels,
• La reconnaissance institutionnelle des risques encourus au quotidien par les surveillants.
Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien à la Brigadier-chef agressée, ainsi qu’aux collègues intervenus avec professionnalisme et sang-froid.
Les personnels pénitentiaires ne doivent plus servir de punching-ball à des détenus violents.
La préservation de l’intégrité des personnels et la garantie de la sécurité de ses agents sont des conditions non négociables pour FOJustice.
Dans la nuit du 24 au 25 août 2025, l’établissement a une nouvelle fois été la cible de livraisons massives par drones. Tout au long de la nuit, nos collègues ont été mobilisés en urgence à plusieurs reprises suite aux nombreuses alarmes déclenchées par le PCI.
LES FAITS :
Multiples colis aériens contenant des stupéfiants (cannabis sous différentes formes), du tabac, des téléphones portables et divers objets interdits.
Comportement hostile des drones : certains appareils n’ont pas seulement livré des colis, ils ont aussi attaqué délibérément les agents en larguant des sacs remplis de gravats et de terre, visant directement le personnel présent en zones neutres.
Agents contraints de se protéger physiquement face à ces agressions, au péril de leur sécurité.
Fouilles de cellules ayant permis la découverte d’objets interdits supplémentaires : téléphones portables, produits stupéfiants.
Le bureau local FO JUSTICE félicite tous les personnels impliqués pour leur professionnalisme et leur courage ! Ils méritent d’être salués et récompensés.
LE CONSTAT EST ALARMANT ET CES ÉVÈNEMENTS RÉVÈLENT UNE NOUVELLE FOIS :
L’ampleur du trafic alimenté par drones et la capacité des détenus à organiser la récupération de colis en direct sous les yeux des agents.
La mise en danger manifeste des personnels, qui se retrouvent exposés à des agressions par voie aérienne sans aucun moyen adapté pour riposter ou se protéger.
L’absence de dispositifs efficaces pour contrer ces intrusions, qui se multiplient malgré les alertes et saisies.
Le risque majeur pour l’anonymat des agents : les drones, équipés de caméras, filment et identifient sans difficulté les visages du personnel, les exposant à des représailles potentielles à l’extérieur.
Face à cette situation intenable, le bureau local FO JUSTICE exige :
La mise en place immédiate de moyens technologiques anti-drones, adaptés et opérationnels 24h/24 !
Le renforcement de la sécurité passive des agents, nous souhaitons une réflexion collective autour de dispositifs pertinents.
Des mesures de protection de l’anonymat du personnel, à travers la dotation individuelle d’une cagoule, pour chaque agent potentiellement amené à récupérer des colis, suite aux projections/livraisons.
Des sanctions exemplaires contre les personnes détenues identifiées comme impliquées dans la réception et l’organisation de ces livraisons.
Le bureau local FO JUSTICE rappelle que les personnels ne peuvent plus continuer à travailler dans ces conditions de danger permanent. La sécurité des agents n’est pas négociable.
L’ADMINISTRATION DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS ET AGIR RAPIDEMENT. NOUS VOULONS LES MOYENS DE TRAVAILLER ET NOUS N’ATTENDRONS PAS ETERNELLEMENT !
Le QI/QD semble condamné à rester dans un état préoccupant. En effet, les détenus placés dans ce secteur ont trouvé une nouvelle manière de dégrader les installations : ils sont désormais capables de casser les grilles du QD.
Il est d’ailleurs inquiétant de constater que ces grilles, installées avec une épaisseur de seulement 3 mm, ne respectent pas le cahier des charges, lequel préconise 5 mm. Pire encore, les tiges métalliques en partie haute peuvent être retirées facilement et transformées en armes potentielles.
Ces défauts de conception et de sécurisation ne datent pas d’hier : ils sont présents depuis l’ouverture du secteur. À cela s’ajoute le constat amer que les promesses d’améliorations répétées n’ont jamais été suivies d’effet. Le système anti-yoyo, la sécurisation de l’escalier pour les promenades du QI, l’installation d’interphonie ou encore l’installation de loquets sur certaines portes figurent parmi les nombreux engagements restés lettre morte.
On nous répondra certainement, encore une fois, que tout est question de budget. Mais la sécurité des agents a-t-elle un prix ? Faut-il attendre un incident grave pour que la Direction et l’Administration prennent enfin leurs responsabilités ?
Il est pourtant prouvé que certaines améliorations, réalisées par GEPSA, ont permis d’apporter des solutions efficaces à moindre coût, contrairement aux entreprises externes habituées à gonfler leurs tarifs dès qu’il s’agit de travaux pour l’Administration Pénitentiaire.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS alerte une nouvelle fois sur l’urgence d’intervenir concrètement au QI/ QD. Il n’est plus possible de laisser les agents travailler dans un secteur où les failles de sécurité sont connues, identifiées, et pourtant ignorées depuis trop longtemps.
Agents sacrifiés, millions gaspillés : Faut-il appeler Julien Courbet ?
➢Dans un contexte de crise sociale et institutionnelle, les agents du Grand Nord continuent de payer le prix fort d’une administration qui navigue avec comme seule boussole l’adage “Les absents ont toujours tort“.
Problème RH ?►La faute aux absents.
Problème de répartition des contrats ? ►La faute aux absents.
Fermeture d’une structure ?►Encore la faute aux absents.
Cette logique de boucs émissaires permanents est inadmissible à croire que l’absentéisme dans le Grand Nord a décuplé depuis la venue du nouveau DIR.
La DIR Grand Nord aurait pu diluer sa responsabilité dans la situation globale de la DPJJ comme l’an passé, sauf que cette année, il apparaît que la situation soit loin d’être aussi catastrophique dans les autres inter régions.
Alors comment l’expliquer ?
FO exige que la lumière soit faite sur la gestion de ce territoire.
➢À cette faillite RH s’ajoute une gestion immobilière désastreuse : un service immobilier de la DIR sous doté en moyens humains et une direction de l’immobilier du Secrétariat Général chargée du suivi des travaux aux abonnés absents ?
►Le résultat : des établissements récents, construits pour plusieurs millions d’euros, déjà inadaptés ou dysfonctionnels.
Point d’orgue : l’UEHC de Béthune, qui après des millions investis, rencontre aujourd’hui de graves difficultés structurelles.
Sans compter l’UEAJ de Calais, les fissures à Liévin ou les problématiques de réseaux d’eaux à l’UEHC d’Amiens.
Comment justifier auprès des agents et des usagers une telle gabegie ?
Il s’agit de nos deniers publics et nous exigeons des explications !!
➢ Sainte-Catherine : le mépris en action.
En plein été, les agents ont appris la fermeture brutale de l’UEHC de Sainte-Catherine.
Pourtant, cette petite structure, validée par tous les échelons hiérarchiques, DIR compris, apportait une solution de placement indispensable sur l’Arrageois, avec un hébergement diversifié qui commence à s’engager.
Le DIR justifie sa décision en expliquant qu’« une équipe entière était mobilisée pour seulement 3 jeunes ».
FO rappelleque l’équipe a dû gérer des situations extrêmement complexes et que l’HD avait bel et bien démarré depuis peu.
►Résultat : une fermeture décidée le 10/07 mais annoncée par mail seulement le 24/07… preuve d’un mépris total du dialogue social.
Pendant que le DIR est en vacances,FO doit assurer le SAV d’une gestion catastrophique.
➢FO en première ligne, tout de suite.
Face à cette gestion brutale, FO a immédiatement réagi et obtenu une temporisation via plusieurs échanges téléphoniques avec le DIR adjoint et la DT 62.
►Nous avons obtenu la tenue d’un CSA exceptionnel le 22 août dernier.
Quand certains s’empressaient de communiquer, FO Justice PJJ Grand Norda tenu une réunion spécifique avec la quasi-totalité de l’équipe, seule OS autour de la table avec l’administration, afin de trouver des solutions concrètes pour les agents.
Pendant que d’autres organisations se perdaient dans la communication ou les postures, FO était le seul présent et utile aux côtés des agents.
FO dénoncela double faillite RH et immobilière de la DIR Grand Nord.
Des millions dépensés pour des structures inadaptées, des agents traités comme des variables d’ajustement : le constat est clair, cette gestion est catastrophique et spécifique à notre inter région.
Assez de mépris, assez de gaspillage : FO ne lâchera rien !
Nous demandons que chacun prenne ses responsabilités et exigeons des conditions de travail dignes pour les agents.