Le QI/QD semble condamné à rester dans un état préoccupant. En effet, les détenus placés dans ce secteur ont trouvé une nouvelle manière de dégrader les installations : ils sont désormais capables de casser les grilles du QD.
Il est d’ailleurs inquiétant de constater que ces grilles, installées avec une épaisseur de seulement 3 mm, ne respectent pas le cahier des charges, lequel préconise 5 mm. Pire encore, les tiges métalliques en partie haute peuvent être retirées facilement et transformées en armes potentielles.
Ces défauts de conception et de sécurisation ne datent pas d’hier : ils sont présents depuis l’ouverture du secteur. À cela s’ajoute le constat amer que les promesses d’améliorations répétées n’ont jamais été suivies d’effet. Le système anti-yoyo, la sécurisation de l’escalier pour les promenades du QI, l’installation d’interphonie ou encore l’installation de loquets sur certaines portes figurent parmi les nombreux engagements restés lettre morte.
On nous répondra certainement, encore une fois, que tout est question de budget. Mais la sécurité des agents a-t-elle un prix ? Faut-il attendre un incident grave pour que la Direction et l’Administration prennent enfin leurs responsabilités ?
Il est pourtant prouvé que certaines améliorations, réalisées par GEPSA, ont permis d’apporter des solutions efficaces à moindre coût, contrairement aux entreprises externes habituées à gonfler leurs tarifs dès qu’il s’agit de travaux pour l’Administration Pénitentiaire.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS alerte une nouvelle fois sur l’urgence d’intervenir concrètement au QI/ QD. Il n’est plus possible de laisser les agents travailler dans un secteur où les failles de sécurité sont connues, identifiées, et pourtant ignorées depuis trop longtemps.