Le 22 août 2025, le Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) du Centre Pénitentiaire de Rennes-Vezin (CPRV) a encore fait parler de lui.
Après l’absence de volonté de ses personnels soignants à héberger sur leurs secteurs les détenus au profil psy à risque (préférant manifestement soigner des cellules vides…), après leurs brillantes idées d’activités surf pour des détenus sur St-Malo — activité sûrement « très thérapeutique » et dont les victimes de ces mêmes détenus doivent être ravies de financer la sortie avec leurs impôts — le SMPR décide maintenant de ne plus appliquer les mesures de sécurité, s’estimant au-dessus de tout ça.
En effet, il s’est opposé à une note de gestion concernant un détenu du Quartier d’isolement (QI), schizophrène, classé Détenu Particulièrement Signalé (DPS) pour cause d’agressions sur personnels et intervenants. Selon cette note, les agents devaient amener le détenu menotté dans un bureau muni d’un passe-menottes, afin de pouvoir le démenotter une fois la porte fermée. Mesure de sécurité élémentaire, logique et éprouvée… mais à laquelle le SMPR a décidé de s’opposer, estimant encore une fois que cela était inutile.
S’ils semblent oublier une chose, c’est que ces mesures existent pour assurer la sécurité de l’établissement ainsi que de tous les personnels qui y travaillent. Car ce même détenu est connu pour avoir déjà effectué une prise d’otages avec des personnels soignants sur un de ses précédents établissements.
Devant un tel comportement inadmissible et dangereux, l’administration baisse le pantalon et laisse les blouses blanches maîtres de la sécurité sur notre établissement. On confie la sécurité à ceux qui s’en moquent, pendant que ceux qui s’y connaissent sont écartés. Alors que, dans d’autres établissements, le SMPR travaille main dans la main avec l’Administration Pénitentiaire (AP), à Rennes il joue les électrons libres.
Pour le personnel médical du SMPR, les détenus sont de « pauvres petits patients », les surveillants de méchants monstres qui aiment juste oppresser leurs petits protégés. Ils vivent dans un monde de bisounours où les criminels sont des victimes incomprises de la société.
Messieurs-dames du SMPR : si la sécurité vous rebute tant, retournez donc à Guillaume REGNIER, où vous ne verrez plus de vilaines menottes, plus d’uniformes, et où vos journées ressembleront enfin à vos rêves utopiques.
Car votre posture, à force de ressembler à certains extrêmes qui défient l’autorité, finit par transformer les surveillants en grands méchants de l’histoire, alors que le problème est bien chez vous.
Le bureau local FO Justice demande à notre administration d’avoir enfin le cran nécessaire pour tenir tête au SMPR du Centre Pénitentiaire de Rennes-Vezin et pour rappeler clairement qu’ils travaillent dans un établissement pénitentiaire, pas dans un centre de loisirs expérimental. Les mesures de sécurité sont faites pour protéger, pas pour amuser.
Si le SMPR cherche un terrain sans menottes ni surveillants, qu’il tente plutôt Disneyland