Maison d’arrêt de Limoges : la situation s’aggrave encore !
9 août 2025 – 230 % de surpopulation : un nouveau record dramatique pour la maison d’arrêt de Limoges ! Alors que l’inter-syndical alertait déjà le 24 juin 2025 sur des conditions de détention inhumaines, rien n’a été fait pour désamorcer la crise. Au contraire, la marmite continue de chauffer !
Une surpopulation hors de contrôle
- Quartier Homme : 272 % (35 matelas au sol, des cellules de 9 m² en triple occupation)
- Quartier Femme : 200 % (2 matelas au sol, contre 54 % en juin)
- Quartier Semi-liberté : 275 % (3 matelas au sol)
- Quartier Mineur : 90 %, une légère amélioration en trompe-l’œil
- Total : 189 détenus pour 150 lits (40 matelas au sol), contre 171 pour 83 places en juin (206%).
En moins de deux mois, 18 détenus supplémentaires et 4 matelas de plus au sol. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’inaction est intolérable !
Des conditions indignes
- Cellules surchauffées : des températures dépassant les 40 °C rendent l’été insupportable
- Punaises de lit : le problème persiste, aggravant la précarité sanitaire
- Tensions et violences : les 3 agressions avec ITT signalées en juin ne sont qu’un symptôme d’un climat explosif, alimenté par la surpopulation
- 9 m² pour trois : les détenus s’entassent dans des conditions contraires aux normes européennes (4 m² minimum par personne).
Une bombe à retardement
Le 24 juin, nous réclamions un stop écrou immédiat et un désencombrement d’urgence. Rien n’a bougé. Les autorités semblent attendre un drame pour agir ! Les agents, en première ligne, subissent quotidiennement cette catastrophe humaine et professionnelle.
L’inter-syndical exige :
- La mise en place d’un stop écrou dès aujourd’hui
- Un désencombrement immédiat du quartier Homme et des autres secteurs surpeuplés
- Des mesures concrètes pour améliorer les conditions : ventilation, désinfection, renforts de personnel
- Une nouvelle structure afin de ramener la surpopulation sous un seuil acceptable.
Nous apportons notre plein soutien aux personnels qui endurent cette situation intenable.
