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Prison de Rennes-Vezin : Nouvelle agression sur fond de psychiatrie

Ce jeudi 24 juillet 2025, au Quartier Arrivant (QA) du Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin (CPRV), un agent a de nouveau subi une agression physique de la part d’un détenu au profil instable.

Vers minuit, au 1er étage de la maison d’arrêt 1 (MA1), le détenu D., bien connu pour ses troubles psychiatriques, s’en est violemment pris au matériel de sa cellule, brisant la fenêtre ainsi que le réfrigérateur. Le service de nuit, pour garantir un minimum de sécurité, a été contraint de le transférer en urgence au QA en attendant les réparations.

Dès 07h00, les agents du QA constatent que le détenu D. a volontairement déféqué en plein milieu de sa cellule, posant immédiatement un problème d’hygiène et de salubrité.

À 08h30, du vacarme est entendu. Les agents ouvrent la cellule et découvrent que l’individu tente à nouveau de casser sa fenêtre. Malgré les sommations, il fonce sur les agents en réclamant une promenade immédiatement. L’un d’eux lui explique qu’il n’est pas dans son créneau horaire. Réponse du détenu : un coup de poing au visage du surveillant.

Le collègue maîtrise l’individu avec l’aide de son binôme. L’agresseur est ensuite menotté et transféré au Quartier Disciplinaire (QD).

Cette scène fait écho à une agression quasi identique survenue une semaine plus tôt, mettant en lumière l’incapacité chronique de notre établissement à gérer les profils psychiatriques.

Doit-on attendre qu’un drame survienne pour que les décideurs prennent la mesure du danger ?

Le CPRV devient progressivement un hôpital psychiatrique de substitution. Pire encore : le SMPR (service médico-psychologique régional), refuse purement et simplement de prendre en charge ces profils dangereux, laissant les agents seuls face à des individus instables, parfois violents, souvent imprévisibles, pendant qu’eux se tournent les pouces dans leurs bureaux à admirer leur blouse blanches éclatante.

Jusqu’où faudra-t-il aller ? Faut-il que les surveillants deviennent psychologues, psychiatres, infirmiers et agents pénitentiaire à la fois ?

Le manque criant de moyens, la surpopulation carcérale, le sous-effectif chronique, et l’absence de volonté politique claire pour sortir ces profils de la détention classique placent notre structure au bord de la rupture.

Le bureau local FO apporte tout son soutien indéfectible à l’agent agressé, ainsi qu’à l’ensemble des personnels qui, chaque jour, font face à ces individus ingérables.

Le bureau local FO exige qu’une sanction disciplinaire exemplaire soit prononcée contre l’agresseur, accompagnée d’un transfert sur un autre établissement dès la fin de sa peine de QD.

Le bureau local FO exige de notre administration des actes clairs, concrets et immédiats :

La situation est hors de contrôle, et la multiplication de ces profils instables au sein du CPRV met gravement en danger les agents et le bon fonctionnement de la détention.

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Prison de Strasbourg : La politique de l’autruche !!!

FO Justice tire la sonnette d’alarme depuis des mois sur le secteur isolement de la M.A STRASBOURG !!!

Que ce soit sur le manque d’effectifs, 21 en 2018, 15 en 2025, suite à une fusion non validée par F.O !

Que ce soit sur le fait que notre isolement soit une passoire !

Nous ne comptons plus le nombre de téléphones ou de lames de scie découverts !!!

Et notre Direction Interrégionale ose s’étonner des dernières découvertes (portes sciées, non visible à l’œil nu)

Cessez donc cette politique de l’AUTRUCHE !!!

Nombres d’écrits ont été faits ! Comptes rendus d’incidents, Comptes rendus professionnels, observations, à quoi cela sert-il ????!!!!!!

Encore ce jour, nous nous retrouvons en sous-effectif sur le secteur qui sert encore de bouche trous !!!!

Alors ne venez pas faire l’étonné, si notre Direction Interrégionale ne sait même pas ce qui se passe dans l’établissement au bas de sa porte, je n’ose imaginer ce qui se passe dans les établissements les plus reculés….

FO Justice exige au vu des circonstances que le secteur QD/QI/UDV/A1 ne servent plus de bouche trous, et soit soutenu par sa Direction !

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Prison d’Oermingem : Bienvenue dans lama land

Hier en fin d’après-midi le bâtiment F a été de nouveau le théâtre d’une scène d’une violence inouïe !!

Cet incident fait suite à un simple drap dégradé par ses soins , qui lui a ensuite été retiré par le brigadier-chef, cela ne justifie en rien le passage à l’acte !!

Ce détenu se transforme en LAMA puis en CROCODILE, mordant et crachant sur 2 officiers, 1 brigadier-chef et 1 agent ELSP !!!!

Ces faits et gestes sont intolérables !!!

Le détenu s’est rebellé à plusieurs reprises durant son transfert vers le quartier disciplinaire, seul moyen de rétablir le bon ordre au sein de la détention !!

Le bureau local FO alerte sur l’état actuel du Bâtiment F et exige un régime porte fermé !!

Le bureau local FO souhaite un prompt rétablissement aux personnels blessés !!!

Le bureau local FO félicite tous les agents présents pour leur sang-froid et leur professionnalisme.

Le bureau local FO exige une sanction pénale à hauteur de ces faits, ainsi qu’un quantum de QD maximum !!

Le bureau local FO demande le transfert immédiat de ce détenu qui n’a pas sa place dans notre établissement.

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FO Justice PJJ : Violences répétées dans le Grand-Est

Madame la Directrice Inter Régionale Grand Est,

Monsieur le Directeur Territorial Lorraine Sud,

En mars 2024, notre organisation vous avait déjà interpelé lors d’un CSA sur la gestion des situations de violences répétées de la part de mineur confiés sur des agents des structures de placement de la PJJ. Une nouvelle fois, des agents sont exposés à une situation non maîtrisée qui a déjà mis en fragilité l’EPEI de Metz.

Cette situation a déjà été signalée à plusieurs reprises depuis plusieurs semaines. L’adolescente a agressé à minima à 8 reprises des agents de l’EPEI, sans que des mesures judiciaires et médicales suffisantes n’aient été prises. Visiblement, les répercussions psychologiques de la situation de violence chronique auxquelles les agents, et en particulier les agentes sont exposées n’ont pas été prises en compte.

Les renforts prévus sur l’EPEI de Metz n’ont pas suffis à faire cesser le climat de violence physique et psychologique instauré par les difficultés de l’adolescente. Lorsque nous reprenons le parcours de la mineure, nous observons qu’elle multiplie les violences spécifiquement à l’encontre des personnes chargées de mission de service publique, et ce depuis plus d’un an.

Si nous entendons la nécessité pour cette adolescente de bénéficier d’une prise en charge renforcée et structurante, nous nous interrogeons sur les moyens mis en place par l’administration pour accompagner les professionnels dans la prise en charge de cette jeune adolescente. Il apparait que la situation est uniquement gérée dans une dynamique de gestion de crise, malgré la problématique abandonnique de l’adolescente.

Est-ce les nombreux arrêts maladie au sein de l’UEHC de Metz qui motivent une énième réorientation de l’adolescente dans un contexte d’urgence et de flou total ?

En effet, à l’heure actuelle, l’équipe de l’UEHC de Laxou ne dispose pas d’informations suffisantes et fiables pour garantir un climat de travail adapté à l’accueil d’un tel profil, en plus des situations déjà complexes à gérer. Pour rappel, l’arrivée de cette adolescente constituera la 13e OPP confiée à l’établissement sur la période.

FO Justice PJJ s’interroge fortement sur le motif de la demande de la DIR de faire remonter deux fois par semaine des tableaux sur la présence réelle des mineurs dans l’unité (DVH, fugue, etc), laissant entendre que la règle des 12 OPP n’est plus valable, remplacée par celle du nombre de jeunes présents.

Doit-on aujourd’hui considérer les mineurs comme de simples chiffres à placer dans des cases ?

L’accueil de l’adolescente de l’UEHC de Metz se fonde sur l’hospitalisation en psychiatrie d’une autre adolescente confiée à l’UEHC de Laxou. Il est prévu qu’elle occupera la chambre de cette autre adolescente.

Que se passera-t-il si cette autre jeune fille sortait plus tôt ?

À quelle mineure en fragilité donneront-ils la priorité ?

Cette manière d’ingérer dans la gestion des accueils de l’unité fragilise l’ensemble des professionnels des hébergement, et dans le même temps, la situation des mineurs déjà accueillis.

Si nous sommes sensibles à l’épuisement des professionnels de l’EPEI de Metz, la multiplication des victimes et des ruptures n’est pas une réponse adaptée à la situation de la jeune fille.

À l’heure actuelle, quels moyens vont être mis en place par l’administration pour garantir la sécurité de la jeune fille et des agents ?

À quand une vraie politique de gestion sur les situations complexes ?

Soit cette adolescente relève du pénal, et auquel cas, aux vues des multiples agressions, un dispositif plus adapté qu’une UEHC est requis, soit l’adolescente n’est pas accessible à une sanction pénale, elle relève donc d’un établissement de soin ou d’un placement au civil.

Comment l’administration prévoit d’accompagner les séquelles physiques et psychologiques des agressions sur les agents de l’UEHC de Metz ?

Comment l’administration prévoit de prévenir les répercussions d’un climat de violence chronique sur les agents de l’UEHC de Laxou ?

À noter que l’établissement n’est pas préservé des actes de violences des mineurs, et déplore déjà depuis plusieurs années l’absence de réponse des magistrats et la non prise en compte de l’administration.

Combien d’agents en souffrance, de jeunes mal accompagnés faudra-t-il avant le déploiement d’une politique raisonnée et cohérente de la part de l’administration ?

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Prison de Béziers : Une nouvelle fois, les personnels en première ligne

FO Justice CP Béziers souhaite alerter une fois de plus sur les conditions déplorables dans lesquelles exercent quotidiennement nos collègues, en particulier en période estivale où les températures élevées, le manque criant d’effectifs et la surpopulation carcérale forment un cocktail explosif.

Aujourd’hui, mercredi 23 juillet 2025 à 15h00, une violente altercation a éclaté en cours de promenade à la MA2. Une bagarre entre détenus qui a nécessité l’intervention rapide des agents présents.

Un collègue a été confronté à un détenu ensanglanté et particulièrement agité, qui refusait obstinément de regagner sa cellule, malgré les injonctions répétées des agents et du personnel encadrant. Accroché de manière agressive à la grille de la cour, le détenu a nécessité l’usage de la force strictement nécessaire pour mettre fin à son comportement violent et procéder à sa mise en prévention.

Lors de cette intervention, notre collègue a été projeté au sol sous le poids du détenu. Il a immédiatement ressenti de vives douleurs au niveau des cervicales, de l’épaule droite, du coude gauche ainsi que de la hanche droite. Devant les souffrances physiques, notre collègue a été pris en charge rapidement par l’unité sanitaire, il souffre physiquement. Cet incident illustre une fois encore le prix que paient nos collègues pour assurer la sécurité au sein de l’établissement.

FO Justice Béziers réaffirme son soutien total à notre collègue blessé et aux collègues qui sont intervenus pour mettre fin à l’incident et exige le transfert de ce détenu à l’issue de sa sanction disciplinaire. Nous appelons également l’administration à prendre conscience de l’urgence de renforcer les effectifs et de mettre en place des mesures concrètes pour garantir la sécurité des personnels pénitentiaires.

Nous ne sommes pas des pions, mais des professionnels exposés chaque jour à des risques majeurs.

FO Justice CP Béziers reste plus que jamais mobilisé pour défendre les agents et dénoncer l’insécurité grandissante en détention !

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