Publié le Laisser un commentaire

PJJ : Déclaration Liminaire du CSA – Formation Spécialisée du 13 mars 2025

Madame la Présidente,

Ce premier CSA de l’année en formation spécialisée se tient dans un contexte avec le passage à 90% de la rémunération des agents en arrêt maladie à compter du 1er mars 2025.

Cet acharnement du gouvernement sur la fonction publique illustre bien la non-reconnaissance de l’implication des agents publics dans leur mission. Il y aura certainement un impact sur l’attractivité dans de nombreuses filières comme c’est actuellement le cas à la PJJ au regard du nombre de candidats présents aux concours. Le dernier rapport de la DREES sur la trajectoire des éducateurs spécialisés entre 2012 et 2021 indique qu’un éducateur sur deux a quitté le métier, l’avenir est donc radieux à la PJJ. Par ailleurs dans le cadre du dialogue de gestion l’administration centrale vient de rendre ses derniers arbitrages sur les BOP présentés par les DIR.

FO Justice PJJ pense d’ores et déjà que la DPJJ persiste dans ses erreurs en ignorant les leçons du plan social de l’an dernier ! Il est impératif qu’elle revoie en profondeur ses indicateurs d’activités, qui sont aujourd’hui totalement obsolètes.

Concernant les points présentés à l’ordre du jour, à savoir le rapport d’activité de la médecine du travail et le bilan du plan d’action SST 2021 à 2024 il est intéressant pour FO Justice PJJ de faire un comparatif entre ces deux documents.

Nous avons en effet la médecine de prévention qui alerte l’administration sur la détérioration des conditions de travail et qui met en péril à la fois la santé des professionnels et la qualité de l’accompagnement des jeunes. Les rapports des médecins du travail sur l’ensemble des territoires sont explicites : les conditions d’exercice des éducateurs et des personnels encadrants sont devenues alarmantes.

Pour FO Justice PJJ nous pensons que nous sommes confrontés à une accumulation de facteurs délétères qui engendrent souffrance, stress et épuisement.

Madame la Présidente,

Contrairement au PSN que vous nous avez présenté et qui faisait l’éloge de la mise en œuvre du CJPM, la médecine de prévention constate que la réforme de la justice des mineurs a généré des bouleversements organisationnels qui fragilisent nos pratiques professionnelles et accentuent les tensions au sein des équipes. Dans le même temps, les charges de travail explosent, avec des horaires « à rallonge », des journées qui s’étendent tard dans la nuit et des déplacements sur de longues distances qui épuisent les personnels.

Le rapport indique également que nous faisons face à une montée inquiétante des situations de violence en détention. Les jeunes pris en charge présentent de nouvelles spécificités – troubles psychiques, radicalisation – qui nécessitent des moyens adaptés etune formation renforcée. Or, au lieu d’un accompagnement ajusté et de ressources supplémentaires, nous devons affronter ces réalités dans un climat d’improvisation et de sous-effectifs constants. Cette exposition aux violences met en danger non seulement les professionnels, mais aussi les jeunes eux-mêmes, dans un cadre où les moyens de prévention et de protection sont largement insuffisants. À cela s’ajoutent des risques accrus d’accidents de service, liés à ces situations de violence, ainsi qu’aux contraintes du travail de nuit.

Le travail isolé est un véritable problème de sécurité et la mise en place systématique du travail en binôme est une nécessité absolue, qui ne peut plus être ignorée. Nous n’avons pas été surpris non plus de voir apparaitre dans ce rapport que le nombre élevé de contractuels, plongés dans l’incertitude du renouvellement de leur contrat, instaure un climat d’instabilité permanent. Le plan social du mois de juillet dernier n’en est qu’une parfaite illustration. En effet, comment nos collègues contractuels peuvent-ils se projeter et s’investir pleinement dans leur mission alors qu’ils ne savent pas s’ils auront encore un emploi demain ? Cette précarité fragilise les équipes et nuit gravement à la continuité du travail éducatif et d’accompagnement.

Par ailleurs, nous constatons un turn-over incessant des cadres de proximité (DS-CADEC), engendrant une perte de repères et un affaiblissement des régulations institutionnelles. Chaque changement de direction impose de nouvelles méthodes, de nouvelles priorités, et vient désorganiser encore davantage des équipes déjà en souffrance.

Dans ce contexte chaotique, les conflits de valeurs se multiplient, se transformant en conflits interpersonnels et alimentant un climat de travail délétère. Nous sommes nombreux à être en profond désaccord avec des injonctions managériales déconnectées du terrain, qui compromettent le sens même de notre mission éducative et sociale.

Par contre, le bilan PASST sur 2021 à 2024 est beaucoup plus nuancé. Car selon la PJJ, il a permis des avancées notables en matière de santé et sécurité au travail, avec des axes d’amélioration qui restent nécessaires pour une prévention plus efficace et homogène sur tout le territoire.

Bizarrement la PJJ se congratule des actions microscopiques qu’elle a mise en place comme les actions de prévention qui n’ont été que rarement mises en place sur le terrain.

Les indicateurs de mise à jour des DUERP ne sont que des coquilles vides car aucun établissement et service n’a présenté un PAPRIPACT dans les CSA régionaux ou territoriaux. Quant aux missions des inspecteurs SST qui sont censés être indépendants pour faire appliquer le droit et cadre règlementaire, FO Justice PJJ reste dubitatif car leurs recommandations reçoivent certainement l’aval des « milieux autorisés » avant d’être publiées.

Enfin FO Justice PJJ dénonce la légèreté dont fait preuve la PJJ concernant les risques psychosociaux car les conditions de travail sous le prisme d’un management pathogène influent négativement sur l’organisation du travail et sont bien évidement les causes de la souffrance au travail.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Rennes-Vezin : URGENCES à Deux Vitesses pour l’US – Un Mépris pour le Personnel de Surveillance ?

Le mardi 4 mars 2025 à 11h00, aux parloirs, l’un de nos collègues signale à son binôme un malaise : la tête qui tourne, des tremblements ainsi que des bouffées de chaleur. Il s’assoit pour tenter de récupérer, mais 10 minutes plus tard, son état empire : forte transpiration, symptômes accentués. Sa collègue alerte immédiatement l’unité sanitaire (US).

À sa grande surprise, refus catégorique. Le personnel médical déclare qu’il ne se déplacera pas et que c’est à l’agent de venir à eux. Problème : son état ne lui permet tout simplement pas de bouger.

Le gradé du secteur prend alors ses responsabilités et alerte le SAMU. Lorsqu’il explique au régulateur que les soignants de l’établissement refusent d’intervenir, celui-ci, stupéfait par leurs inactions, décide immédiatement d’envoyer une ambulance. Cette dernière prend en charge notre collègue à 11h50 pour l’emmener aux urgences.

Le bureau local FO Justice est scandalisé par l’attitude inacceptable de l’US. Fallait-il attendre un arrêt cardiaque pour voir enfin des blouses blanches apparaitre ? Le personnel médical de l’établissement n’est-il plus soumis au serment d’Hippocrate ? Et que dire de cette situation qui pourrait s’apparenter à de la non-assistance à personne en danger ?

Deux poids, deux mesures

Le bureau local FO justice est d’autant plus agacé qu’à priori les urgences sont à deux vitesses pour l’US. Lorsqu’un de nos gentils pensionnaires fait un malaise, les infirmières accourent en quelques secondes. Mais quand c’est un surveillant, il peut attendre… et souffrir en silence.

Mais après tout, c’est peut-être nous, le personnel de surveillance, qui somme les grands méchants de cet établissement.

Le bureau local FO Justice demande à notre direction de faire le point de manière urgente avec les responsables de l’Unité Sanitaire, sur la gestion des incidents et l’application des premiers secours lorsqu’il s’agit des agents travaillant au CP Rennes-Vezin !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nantes : Extrême Violence !

Ce mercredi 12 mars la journée aurait pu très mal se terminer pour notre collègue du C0 lourdement agressé.

En effet, à l’issue des promenades vers 15h15, notre collègue se rend à la cellule d’un détenu de 19 ans entré dans l’administration pénitentiaire en mars 2022 car ce dernier tape à la porte de sa cellule.

Alors que rien ne laissait présager dans la personnalité de ce jeune pensionnaire un passage à l’acte d’une telle violence le surveillant d’étage a, après les contrôles sécuritaires, subi les foudres d’un individu hostile et déterminé.

Mécontent que notre collègue qui était sur les mouvements promenades n’ait pas répondu à ses appels ce « voyou » a alors tenté de quitter sa cellule.

Alors que le surveillant faisait barrage cette « crapule » a asséné un coup de poing sur la face gauche de l’agent avant de le saisir par son gilet pare-lame pour l’entraîner en cellule.

La présence d’un auxi et son intervention permettront à l’agent de tenter de maîtriser le détenu avant que la vigilance du surveillant du C2 ne lui permette de porter secours au C0 accompagné d’un second détenu.

L’alarme étant inopérante un appel vocal sur les ondes permettra au gradé et aux surveillants de venir porter assistance.

Après des tergiversations !!!!! une MEP sera décidée et le détenu conduit en cellule disciplinaire au QMA dans la mesure où le quartier disciplinaire du QCD est toujours en attente de travaux.

Face à la virulence du détenu l’agent a été blessé au visage et au genou.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes constate que quelques semaines après une surveillante du QMA c’est la seconde fois qu’un agresseur saisi et agrippe nos gilets pare-lame pour entraîner un personnel en cellule.

Même si l’Administration ne semble pas avoir retenu une proposition de réduire les effectifs du bâtiment C pour mettre en place l’îlotage avec le surveillant acteur cet évènement nous montre que ce secteur est particulièrement sensible et a besoin d’une bonne couverture.

Pour le syndicat local FO justice du CP de Nantes le surveillant acteur ne doit en aucun cas être synonyme de compression d’effectif au nom de l’îlotage car la sécurité des agents doit être et doit rester une priorité.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes s’étonne des tergiversations concernant la mise en prévention et l’absence de bon sens.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes apporte son soutien à notre collègue lourdement agressé et espère des suites judiciaires rapides et exemplaires.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Oermingen : -8 ! Vague de froid au CD !

Jadis notre bel établissement était un endroit où il faisait « bon vivre », mais ça c’était avant comme le dit une fameuse publicité.

Madame la directrice en tant qu’ancienne DRH le bilan n’est pas fameux, seul le faste était de mise sous votre règne. Commençons par votre cérémonie d’intronisation avec un buffet digne des plus grands banquets présidentielles.

Pour couronner le tout un livre d’or vous est consacrée pour entrer dans le panthéon du CDO.

Tous les collègues partis pour une retraite bien méritée n’ont pas eu cet honneur.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme, aujourd’hui 12 mars 2025 est un jour à marquer d’une pierre blanche !!!

Nous sommes à -8 AGENTS sur une journée, et ce n’est que le début.

L’été arrive à grand pas, comment allons-nous faire ?? Certains agents cumulent déjà 3 chiffres au niveau des heures supplémentaires.

Votre dernier baroude d’honneur réorganiser l’organigramme des officiers, il aurait été plus judicieux de réinjecter du personnel en détention.

FO Justice Oermingen vous a averti lors de la mise en place des ESP, sans apport de personnel pas D’ESP.

FO Justice Oermingen vous souhaite tout de même une bonne retraite avec strass et paillette.

Espérons que votre successeuse prenne la mesure de l’ampleur du travail à effectuer.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Meaux-Chauconin : Déclaration Liminaire du CSA du 12 mars 2025

Monsieur le président,

Mesdames et messieurs les membres du comité social d’administration

Ce 28 Février 2025 le décret instituant la baisse de rémunération à hauteur de 90%, en cas de Congé Maladie Ordinaire (CMO), dans la fonction publique a été publié au Journal Officiel. La section locale Force Ouvrière Justice, s’indigne et condamne cette stigmatisation, qui représente une attaque au droit des fonctionnaires.

Nous sommes réunis aujourd’hui, dans le cadre du dialogue social afin de prendre ensemble des décisions validées par le Chef d’établissement et qui s’imposent à nous. Il est regrettable que certaines décisions permettant l’amélioration des conditions de travail, notamment pour les relèves des agents du service 12H, ne soient pas mises en place en temps et en heure malgré validation du chef d’établissement.

Le bureau local FO Justice demande au président de faire preuve de vigilance pour les prochaines fois.

Dans le contexte actuel, nous tenons à rappeler le travail exceptionnel effectué par les personnels dans un contexte de surpopulation carcérale. En effet, nous devons continuer à le marteler car, nous devons exercer nos missions de service public en étant exemplaires et irréprochables tandis que les conditions de travail se dégradent en dépit du manque de moyens. Le retour du survol des drônes et des projections sur l’établissement continuent et l’efficacité concernant la sécurisation peine à se faire voir.

Nous faisons aussi, face à certaines lacunes en interne, que nous tenons à dénoncer de manière constructive afin de pouvoir faire avancer les choses.

Le contrôle des clés en fin de service, est bien souvent trop tardif et pénalise les agents, qui souhaitent que l’horaire de fin de service soit respecté autant que celui de prise de service.

La réunion de ce jour, nous engage à prendre des décisions qui vont avoir un impact dans la vie des personnels. C’est d’ailleurs en ce sens, que le bureau local FO Justice se dit favorable à la mise en place de la nouvelle organisation de service Vestiaire/Vaguemestre. Cependant, nous ne sommes pas favorables à la mise en place d’un contingentement des congés annuels dans les brigades.

Enfin, nous demandons la mise en place d’un créneau d’accueil officiel, des surveillants stagiaires affectés à l’établissement, par les organisations syndicales, en respectant la représentativité.

Lire le communiqué