LES OFFICIERS DES BATIMENTS MAH 1 et MAH2 SONT AU BORD DE LA RUPTURE
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, Monsieur le Directeur Interrégional et Monsieur le directeur du CP !
Malgré plusieurs alertes lancées par vos fers de lances (officiers) afin de vous faire prendre conscience du danger dans les Bâtiments, rien ne vous a sensibilisé mis à part hier soir ! (Peut-être)
Plus de 305 MATELAS au SOL ! Une gestion devenue IMPOSSIBLE, une explosion de bagarres en cellule, une explosion de sorties hôpital avec comme ingrédient des surveillants plus que lessivés face aux 145 détenus à leur étage !
FO JUSTICE SEYSSESétait présent hier soir sur une audience avec quelques officiers (Mah 2 et chef de détention) et la direction locale. Il en ressort après plus d’une heure de dialogue qu’il devient urgent d’entendre le malaise de vos officiers de structure MAH face à leur état de santé et agir !
La vie de vos personnels ne se résume pas à un chiffrage ! Vous en êtes le GARANT !
Tous les acteurs doivent se réveiller et prendre conscience de cette gravité !
FO JUSTICE SEYSSESdemande qu’il n’y ait plus d’entrants jusqu’à ce que des mesures aient été prises ! Il est hors de question de pousser les murs !
FO JUSTICE SEYSSESle rappelle : la COMMUNICATION doit ETRE de RIGUEUR !
ECOUTER ET ENTENDRE, CA VEUT AUSSI DIRE :
AVOIR DE LA RECONNAISSANCE ENVERS SON PERSONNEL !
AGIR ET EXECUTER, CA VEUT AUSSI DIRE :
AVOIR DE LA RECONNAISSANCE ENVERS SON PERSONNEL !
ALLEZ, ON SE RETROUSSE LES MANCHES ET ON SE MET AU TRAVAIL !
FO JUSTICE SEYSSESapporte tout son soutien à tous les personnels du CP de SEYSSES qui œuvrent avec un grand professionnalisme malgré des conditions de travail plus que déplorables !
Lors d’une comparution immédiate, un détenu accompagné d’un équipage du PREJ se présente au tribunal de Mulhouse, avant de rentrer dans la salle d’audience un agent PREJ lui demande à plusieurs reprises de retirer son bonnet, ce qu’il refuse et engendre une réaction de mécontentement.
Celui-ci de retour en cellule, se permet de rédiger une lettre diffamatoire à la Direction Interrégionale à l’encontre de notre collègue.
Aucun entretien n’est fait au sein de l’établissement avant de transmettre l’écrit à l’ARPEJ.
Aussitôt, notre Direction réagit au tissu de mensonges de celui-ci et convoque plusieurs agents du PREJ afin de déterminer s’il y a eu faute professionnelle ou pas.
La confiance règne !!!
C’est pathétique !!
En quoi est-ce ce qu’il y a une faute professionnelle de demander à un détenu de montrer du respect en enlevant son couvre-chef lors d’une audience ? C’est plutôt de la réinsertion.
FO Justicedemande à notre nouvelle Directrice de venir à la rencontre des agents du PREJ Mulhouse Lutterbach car lors de sa visite, elle n’a rencontré que le responsable. Erreur déjà commise par sa prédécesseur.
FO Justices’indigne de voir le peu de confiance que notre institution accorde à ses agents.
FO Justicesouhaite que cela change à l’avenir et que notre professionnalisme ne soit pas remis sans cesse en cause.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est essentiel de revenir sur la situation dramatique des personnels de Mayotte, durement frappés par le passage de l’ouragan Chido qui a ravagé l’île. Ces agents, déjà confrontés à des conditions de travail et de vie difficiles, se trouvent aujourd’hui dans une situation critique, manquant de moyens humains, matériels et structurels. Alors qu’ils continuent d’assurer leurs missions avec un engagement exemplaire, ils attendent de nous, une mobilisation totale et immédiate.
Les aides d’urgence, qu’elles soient matérielles, financières ou logistiques, doivent leur être apportées sans délai. Par ailleurs, il est impératif que les démarches pour formuler des demandes d’aide soient grandement facilitées, afin d’éviter tout frein administratif dans cette situation exceptionnelle. Nos collègues mahorais ont besoin de solutions concrètes et rapides pour retrouver un minimum de sérénité et de stabilité.
Cette Formation Spécialisée nous réunit, comme chaque année, pour analyser les bilans d’activité de l’Inspection Santé et Sécurité au Travail, de la médecine de prévention, du réseau des psychologues du personnel et du service social du ministère.
Malheureusement, force est de constater que peu d’indicateurs sont au vert au sein de notre ministère.
Sur la médecine de prévention, la situation reste critique : en 2023, 13 départements ne disposaient pas de médecin de prévention, et 4 régions sur 9 étaient dépourvues de médecin coordinateur. Face à la pénurie persistante, le secteur privé devance largement la fonction publique en termes de conditions d’exercice. Cela nous oblige de plus en plus à contractualiser avec des services de santé au travail privés. Si les convocations pour la surveillance médicale obligatoire montrent une légère amélioration, elles restent insuffisantes par rapport aux seuils réglementaires, et la fréquentation réelle des personnels continue, elle, de chuter dans toutes les directions.
Les constats des rapports de l’ISST se répètent d’année en année : manque de moyens, affaiblissement du réseau des acteurs SST, insuffisance des formations et de la montée en compétences, et méconnaissance de la réglementation par les chefs de service, sur qui reposent pourtant toutes les responsabilités en matière de santé et sécurité au travail. Ainsi, bien que les DUERP soient majoritairement présents, leur contenu demeure souvent imprécis et inadéquat.
En parallèle, les psychologues du travail sont de plus en plus sollicités, mais leurs missions restent mal comprises. Intervenant dans des collectifs en tension depuis des années, ils sont submergés par les demandes. Pour la première fois, l’alerte est donnée : ils pourraient devoir renoncer à certaines interventions faute de moyens. Pour l’Union FO Justice, une telle situation est inacceptable.
Les formations spécialisées de proximité, pourtant essentielles, ne remplissent pas leurs rôles. Elles ne mobilisent ni leurs attributions ni leurs ressources. Cela soulève des questions de formation, de moyens, MAIS AUSSI ET SURTOUT DE VOLONTÉ.
En bout de chaîne, ce sont toujours les personnels qui absorbent les conséquences : surcharge de travail, sous-effectifs chroniques, et fragilisation des dispositifs censés les protéger, les accompagner et les soigner.
Ces difficultés, faute de solutions immédiates, pèsent sur le service social, qui voit s’ajouter aux problématiques financières et familiales des demandes liées à la souffrance au travail et aux problèmes RH. Des difficultés qui peuvent aisément être évitées si un véritable travail d’anticipation et de prévention des situations de précarisation professionnelle mais aussi social est mis en place.
Bien que ces rapports datent de 2023, nous craignons que les prochains soient encore plus alarmants, avec l’affaiblissement des fonctions supports tenus essentiellement par des personnels administratifs au sein de notre ministère, pour garantir le bon fonctionnement de nos services.
Nos fonctionnaires et nos magistrats donnent beaucoup, parfois trop !
Nous leur devons, sur les années à venir, une politique ambitieuse de renforcement des dispositifs de prévention et d’alerte. Cela est indispensable pour que ce ministère retrouve la grandeur et la dignité qu’il doit offrir à ceux qui le servent.
Lors de la commission permanente (CP) exceptionnelle du 23 décembre 2024, l’Union FO Justice a pris position en exigeant le rejet de l’attestation d’assurance habitation qui fait partie des critères d’obtention de l’Aide Exceptionnelle de Catastrophe Naturelle (AECN).
POUR L’UNION FO JUSTICE L’URGENCE DOIT PRIMER !!!
Face à l’ampleur de cette catastrophe, il est indispensable d’exiger un abondement budgétaire pour l’action sociale. Malgré le consensus sur la nécessité d’un budget supplémentaire pour soutenir nos collègues mahorais en détresse, l’UNSA Justice a rejeté la proposition de simplification des critères d’attribution.
► Cette prise de position EXCLUE INJUSTEMENT DES AGENTS DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE À MAYOTTE, qui ne peuvent accéder à une assurance habitation, non par choix, mais en raison d’une impossibilité imposée par les assureurs !!!
Le pôle social n’a pas pris en compte la proposition de l’UnionFOJustice et d’autres organisations syndicales (OS).
UNE DÉCISION INACCEPTABLE !
Lors de la commission d’aide financière (CAFI) du 6 janvier 2024, les dossiers présentés sans assurances ont tous été ajournés en attente de la décision qui sera prise lors de la CP Exceptionnelle qui aura lieu le 10 janvier 2025.
L’AVENIR SE DÉCIDERA DONC LE 10 JANVIER !!!
Chaque organisation syndicale devra se positionner et assumer ses choix. L’UnionFOJustice est prête à défendre le principe fondamental selon lequel :
TOUS LES AGENTS DE MAYOTTE MÉRITENT NOTRE SOUTIEN, AVEC OU SANS ASSURANCE !
Ne laissons pas la bureaucratie étouffer notre solidarité. Il est temps d’agir et de faire changer les règles pour que l’AECN soit accessible à tous ceux qui en ont besoin !
L’Union FO Justice EXIGE une aide juste et équitable pour TOUS las agents du ministère de la Justice à Mayotte !!!
–pour la visite du SPIP : Madame Odette JEZEQUEL, responsable régionale FOen charge des PIP, Monsieur David PEREIRA, régional FOen charge des PA.
–pour la visite du CP : Monsieur Didier KANDASSAMY, régional adjoint FOen charge des PS, accompagné des secrétaires locaux Andy NOEL, Dimitri JEAN, CLEMENT, et Delphine NADEAU.
Personnes rencontrées :
– CPIP représentatifs du service (QA, divisions, jeunes professionnels et plus anciens)
– Madame POYET, responsable de l’antenne du milieu fermé (MF)
1. Contexte et objectifs de la visite
La visite a été réalisée pour évaluer l’état actuel du SPIP et donc du suivi des détenus au Centre Pénitentiaire de Fresnes, dans un contexte de surcharge de travail pour les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et de difficultés organisationnelles. Cette visite avait également pour but de prendre en compte les problématiques de conditions de travail du personnel SPIP, d’échanger autour de la gestion des dossiers des détenus, et de discuter des perspectives de gestion des flux de détenus dans un contexte de désencombrement des établissements pénitentiaires d’Île-de-France.
2. État actuel du quartier des arrivants
Le quartier des arrivants du Centre Pénitentiaire de Fresnes est actuellement sous forte pression en raison du désencombrement des établissements pénitentiaires d’Île-de-France. Un exemple marquant de cette situation a été l’arrivée de 31 détenus le 13 décembre 2024, qui ont été pris en charge dans des conditions difficiles. En effet la plupart de ces détenus étaient libérés dans un délai de 2 à 3 semaines. Cette situation met une pression considérable sur le personnel, notamment les CPIP, qui doivent gérer ces arrivées multiples dans des délais très courts.
Actuellement, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation du Centre Pénitentiaire de Fresnes dispose, pour le QA de 8 CPIP sur l’organigramme (7 ETP) dont un stagiaire et une contractuelle qui quittera son poste en février 2025. La charge de travail des CPIP est en constante augmentation, avec un nombre de dossiers et de détenus à prendre en charge qui dépasse les capacités humaines disponibles.
3. Organisation du travail et charge de travail des CPIP
3.1. Exemple de la première division
Les CPIP affectés à la première division, chargée des détenus condamnés à des peines de courte durée, doivent gérer moins de dossiers que leurs collègues affectés à d’autres divisions, car ils font face à des situations particulières, avec des détenus dont la prise en charge doit être rapide. Chaque CPIP a en moyenne 40 à 50 dossiers à gérer pour environ 10 prévenus.
3.2. Charge de travail et organisation
Actuellement, les CPIP sont au nombre de 4,7 équivalents temps plein dans la première division, ce qui est insuffisant pour répondre à la demande. Les commissions d’application des peines (CAP) sont particulièrement chargées, avec environ 60 dossiers étudiés lors de chaque session, ce qui alourdit la charge de travail pour chaque CPIP.
En 2023, la gestion des dossiers était plus stable, avec une charge de 60 à 70 détenus par CPIP, contre 87 à 89 détenus par CPIP en 2024. Certains CPIP gèrent même jusqu’à 90 dossiers dans certaines divisions, créant un climat de frustration et un sentiment de perte de sens du métier. Cette surcharge de travail est source de stress et d’insatisfaction parmi les CPIP, qui ont exprimé leur frustration face à l’absence de renforts lors de la dernière campagne de mobilité, tandis que d’autres services, comme le SPIP de Créteil, ont reçu des renforts importants (10 CPIP).
3.3. Conditions de travail
Les CPIP font des journées de travail longues, souvent de 9h00 par jour, et sont régulièrement contraints de faire des heures supplémentaires pour respecter les échéances judiciaires. Cependant, ces heures supplémentaires sont souvent “écrêtées”, ce qui contribue à un malaise général parmi les CPIP, qui ne se sentent pas soutenus dans leur travail.
4. Problèmes rencontrés par les CPIP
Les principales difficultés rencontrées par les CPIP sont les suivantes :
•Surcharge de travail : La gestion d’un grand nombre de dossiers dans des délais serrés empêche la réalisation d’un travail de qualité. Les CPIP se sentent contraints de faire de l’abattage plutôt qu’un travail d’accompagnement personnalisé et qualitatif.
•Manque de visibilité : Les CPIP n’ont aucune visibilité sur l’avenir, ce qui crée une incertitude constante sur la gestion de leurs missions.
•Manque de soutien : Il y a un sentiment de ne pas être entendus par la DFPIP, ce qui exacerbe la frustration des agents.
•Conditions de travail difficiles : La charge de travail est lourde et le personnel administratif est insuffisant (3 personnes pour tout le centre pénitentiaire), ce qui aggrave les conditions de travail des CPIP.
5. Partenariats extérieurs et problèmes rencontrés
Le partenariat avec les acteurs extérieurs, tels que le Point d’Accès aux Droits, est relativement bien établi. Cependant, plusieurs difficultés sont à signaler :
•Turnover au Point d’Accès aux Droits : Ce manque de stabilité dans le partenariat nuit à l’efficacité du suivi des détenus.
•Réponse insuffisante de la Préfecture : La Préfecture ne répond pas aux sollicitations des CPIP concernant les démarches administratives des détenus.
•Problèmes d’accès aux détenus : Les CPIP rencontrent des difficultés pour voir rapidement les détenus en entretien, ce qui complique la gestion de leurs dossiers.
6. Rencontre avec Mme POYET, responsable de l’antenne SPIP du MF
Madame POYET s’est exprimée sur les conditions de travail de l’équipe du SPIP, soulignant que l’année 2023 avait été relativement acceptable, avec une bonne dynamique et des programmes d’action collective ; mais reconnaît que 2024 a été beaucoup plus compliqué. Elle a également indiqué que, en raison de la surcharge de travail, elle ne pouvait pas répondre favorablement aux demandes de mutation internes. S’agissant de l’équipe des cadres, une DPIP est affectée sur le QSL et trois autres DPIP pour tout le centre pénitentiaire. Mme POYET nous a précisé, qu’elle ne s’était pas vue alloué la gestion de secteurs en plus de son activité de responsable d’antenne.
7. Conclusion et recommandations
Les CPIP du Centre Pénitentiaire de Fresnes sont actuellement dans une situation de surcharge de travail avec des conditions professionnelles très difficiles. Les délais serrés et la gestion de plus de 80 dossiers par CPIP ne permettent pas d’assurer un suivi de qualité, ce qui est source de frustration et de démotivation pour le personnel.
FO Justice exige :
•Le renfort des effectifs : Il est impératif de respecter les effectifs de référence et d’allouer davantage de ressources humaines pour réduire la surcharge de travail des CPIP.
•La fin de l’écrêtage des heures supplémentaires : toures les heures de travail doivent être prises en compte et comptabilisées.
FO Justice souhaite :
•L’amélioration et la stabilité de la coopération avec les partenaires externes : Une attention particulière doit être portée à la stabilité des partenariats externes et à l’amélioration des réponses administratives, notamment avec la Préfecture.
Il est essentiel qu’une prise de conscience sur les risques psycho-sociaux soit menée, car la charge actuelle met en péril la santé mentale et la qualité du travail des CPIP.
FO Justice, vous informe que le nombre total de postes offerts à la sélection professionnelle des personnels appelés à être affectés au sein des brigades cynotechniques session 2024 est fixé à 17 postes ainsi répartis :