Publié le Laisser un commentaire

Incendie à la Maison d’Arrêt d’Agen !

feu

Ce mardi 07 janvier 2025 vers 21H00, le personnel de surveillance effectue son service de nuit à la maison d’arrêt d’Agen quand soudain :

Un détenu appelle à la P.E.P, par le biais de l’interphonie, pour prévenir qu’un incendie s’est déclaré dans sa cellule !!!

C’est alors que le gradé de service ainsi que deux collègues s’équipent immédiatement afin d’intervenir au plus vite dans la cellule en feu.

Une fois sur place, ils sortent les détenus de la cellule afin de les mettre hors de danger au niveau du Q.A et circonscrivent l’incendie à l’aide d’extincteur.

Par la suite, les sapeurs pompiers et le chef d’établissement, prévenus en amont par l’agent P.E.P, viennent sur place très rapidement afin de constater les éventuels dégâts et blessures des uns et des autres pour une éventuelle prise en charge.

Heureusement aucun blessé ne sera à déplorer.

FO JUSTICE AGEN exige que les coupables, si l’aspect volontaire de l’incendie est reconnu, soient sanctionnés à hauteur de cet acte qui aurait pu blesser nos collègues venus les secourir au péril de leur vie.

FO JUSTICE AGEN félicite tous les agents présents en service de nuit pour leur professionnalisme face à cet incendie et demande qu’ils soient officiellement remerciés pour cette intervention extrêmement courageuse..

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Carcassonne : Plus efficace à épier son personnel qu’à le sécuriser !

Quels constats pouvons-nous tirer des incidents qui ont mis à mal la sécurité de notre structure au mois d’août 2024 ? Est-ce que toutes les problématiques ont été réglées ? Le personnel travaille-t-il en sécurité ?

À J+6 mois des évènements, FO JUSTICE MA CARCASSONNE est obligé de constater que tout n’est pas réglé.

Pire encore, au lendemain d’une prise d’otages à la Maison Centrale d’Arles , notre chère direction locale semble minimiser l’importance du système de sécurité afférent à l’USMP.

En effet , depuis maintenant plus de six mois, nos collègues hospitaliers n’ont de cesse que de quémander le retour du système de vidéo leur permettant d’avoir un visu des détenus se trouvant en salle d’attente.

Ces derniers se sentent en totale insécurité et craignent qu’un événement dramatique arrive au sein de leurs locaux. Il semble nécessaire de rappeler à la direction que la Maison d’Arrêt de Carcassonne n’est pas dotée de surveillant affecté à l’USMP. Important également de souligner que l’organigramme de référence prévoit un agent sur le secteur. Chaque week-end le personne médical de permanence se trouve seul dans les locaux de l’infirmerie .

FO JUSTICE MA CARCASSONNE a exposé les faits et a demandé à la direction locale ce qu’elle comptait faire. Nos dirigeants pourtant au courant de la situation n’ont eu pour seule réponse : « on ne va quand même pas acheter un écran qui coûte 4000 euros , nous sommes en train de voir pour trouver un adaptateur qui permettra de rétablir la liaison ».

Que faut il en déduire ??? Pour notre direction locale, la vie d’un personnel hospitalier semble ne valoir plus de 4000 euros.

Ce constat est affligent et ne semble pas trouver d’issue rapide puisque la réparation aurait été confiée à la société de maintenance (SPIE). Ou comment se décharger de toutes responsabilités.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE ne vous félicite pas.

Concernant les caméras de vidéo-surveillance, que dire ? Quel beau système, quand il fonctionne !!! En effet nous constatons le plantage intempestif de tout le réseau amenant à des écrans figés ou totalement hors service.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE s’interroge sur l’efficience de ce nouveau système vu le prix dépensé pour le mettre en œuvre .

Qu’en est-il de la formation dispensée aux agents pour utiliser ce nouveau système ?

FO JUSTICE MA CARCASSONNE vous rappelle que vos agents ne sont pas des techniciens informatiques.

Monsieur le Chef de la Maison d’Arrêt, ne pourriez-vous pas prendre de votre temps pour former les agents car il semblerait que votre maîtrise de ce système de vidéo-surveillance dépasse l’entendement.

Car pour voir une personne faire son jogging le long de la prison et presque déclencher un P.O.I, il faut avoir un œil avisé.

L’œil de SAURON n’a qu’à bien se tenir.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE s’interroge également sur les largesses prises par la direction locale concernant les autorisations d’accès à l’établissement.

En effet ces dernières semaines, des sociétés extérieures sont venues pour la rénovation de la cellule 26 et nous avons constaté que bon nombre d’intervenants n’avaient aucune autorisation d’accès, qu’aucun inventaire de matériel n’était organisé avec ces derniers.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE a également constaté que les brigadiers-chefs n’étaient même pas avisés de tout ce qu’il pouvait rentrer dans l’établissement les jours de travaux.

Là aussi en matière de sécurité vous êtes dans la continuité de tout ce que vous avez pu nous montrer jusqu’à présent.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE pense que si vous mettiez autant d’énergie à résoudre les problèmes de votre établissement qu’à fliquer les agents de votre structure via le système de vidéo-surveillance, nous n’aurions pas autant de problématiques de sécurité au niveau de la porte d’entrée principale.

Attention tout de même à vos abus. FO JUSTICE MA CARCASSONNE vous alerte et vous suggère de relire (ou lire si ça n’a jamais été fait) le rapport de la CNIL concernant l’utilisation de la vidéo-surveillance en détention.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE tient à féliciter une nouvelle fois les agents de la Maison d’Arrêt de Carcassonne pour leur professionnalisme car il est vrai que travailler dans un climat aussi austère et délétère relève du miracle.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE a d’ailleurs alerté à plusieurs reprises le Directeur Interrégional de la difficulté qu’éprouvent les agents à effectuer leurs missions quotidiennes. Ils se sentent constamment épiés, traqués dans leurs moindres faits et gestes.

Au vu des multiples agissements de ces derniers mois, il est important de révéler par voie de tract que nous sommes dirigés par des individus plus enclins à boire les paroles de détenus et qui s’empressent de faire remonter aux autorités judiciaires des dires qui jettent l’opprobre sur les personnels de la Maison d’Arrêt de Carcassonne.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

UISP PACA-Corse : Déclaration Liminaire lors du CSA Interrégional du mercredi 8 janvier 2025

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI),

Aujourd’hui, nous nous réunissons pour aborder l’ouverture de Baumettes 3, une étape importante dans l’évolution du centre pénitentiaire (CP) de Marseille. Avant d’entrer dans le vif du sujet, FO Justice PACA-Corse souhaite exprimer sa profonde solidarité envers nos collègues de la Maison Centrale (MC) d’Arles, qui ont vécu des événements traumatisants lors de la récente prise d’otages. Cet acte inacceptable a mis en lumière le professionnalisme exemplaire de tous les agents, quels que soient leur corps, leur grade ou leur poste.

FO Justice PACA-Corse félicite tout particulièrement l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP) de la MC d’Arles pour son intervention rapide et efficace, qui a permis de sécuriser rapidement les lieux, ainsi que l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ERIS) de Marseille et la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille pour leur réactivité, mais il est regrettable que l’ERIS, qui était présente sur les lieux, n’ait pas été secondée par le RAID arrivé plus tardivement. Au lieu de cela, le RAID a pris le relais, alors que notre ERIS est parfaitement formée pour gérer ce type de situation et connait très bien les lieux.

Nous ne pouvons pas ignorer la situation difficile à laquelle font face nos collègues du ministère de la Justice, ainsi que leurs familles et l’ensemble de la population du département de Mayotte, durement frappés par le cyclone Chido. Cette catastrophe, la plus grave depuis quatre-vingt-dix ans, a causé des destructions massives, entraînant des pénuries d’eau, de nourriture et de carburant. La crise sanitaire est alarmante, avec de nombreux logements devenus insalubres et des personnes se retrouvant sans abri. Il est impératif que le ministère de la Justice mobilise ses ressources pour venir en aide à cette population éprouvée.

Par ailleurs, les conditions d’exercice des agents de la DISP de Marseille, et plus particulièrement sur le CP de Marseille, sont alarmantes. FO Justice PACA-Corse dénonce avec force les menaces de mort et les tentatives d’assassinat visant deux de nos collègues , qui illustrent l’insécurité croissante à laquelle sont confrontés les agents. La protection de nos collègues et de leurs familles doit être une priorité absolue.

Parallèlement, il nous apparaît essentiel de respecter les décisions des agents concernés. Les déplacer ou les faire partir sans leur consentement ne fait qu’encourager l’impunité et la violence. Au lieu de cela, il aurait été judicieux de renforcer la sécurité sur le CP de Marseille pour affirmer notre force et notre détermination face à cette situation !!!

FO Justice PACA-Corse appelle à des mesures concrètes pour garantir leur sécurité et à des solutions efficaces pour lutter contre cette criminalité grandissante et violente. Cela passe par la création d’établissements spécialisés, adaptés aux différents niveaux de dangerosité !!!

Il est urgent de mettre en œuvre un « pack sécuritaire » pour certains établissements et un « pack réinsertion » pour les courtes peines et en fonction de la nature des délits. L’URGENCE DE LA SITUATION SOULIGNE L’IMPORTANCE DE NOS REVENDICATIONS.

Depuis 2018, notre organisation syndicale (OS) milite pour la classification des établissements et la création d’établissements spécialisés, plutôt que de simples quartiers spécifiques !!!

Un autre défi majeur demeure LA SURPOPULATION CARCERALE, qui nécessite des solutions immédiates. Le taux d’occupation atteignant 146% (au 30 décembre 2024) est insoutenable et nécessite une réaction URGENTE. Il est essentiel d’alerter la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) afin de lancer immédiatement un nouveau plan immobilier pour la DISP de Marseille. Bien que l’ouverture de Baumettes 3 soit prévue pour démarrer au dernier trimestre de 2025, et d’autres établissements en 2027 et 2028, NOUS DEVONS ANTICIPER LES BESOINS FUTURS ET AGIR MAINTENANT POUR ÉVITER UNE AGGRAVATION DE LA SITUATION.

Nous devons également développer des Pôles de Rattachement et d’Extraction Judiciaire (PREJ) au sein de notre DISP, avec des projets spécifiques en Corse, à Avignon et au Muy. Cela permettra non seulement d’améliorer les conditions de travail des agents, mais aussi d’optimiser nos missions.

Le PREJ de Marseille, qui opère dans l’urgence en investissant les locaux du CP de Marseille, ne doit pas servir de modèle. Cette situation a engendré un climat malsain et retarde la création de l’ELSP de Marseille, alors que nous devons travailler pour garantir un environnement de travail sain et sécurisé.

Dans le cadre de la gestion de la population pénale, il est impératif que la DISP de Marseille insiste auprès de la DAP sur l’importance du transfèrement des détenus étrangers. Cette mesure, soutenue par FO Justice et le syndicat Unité Magistrats FO permettrait de soulager nos établissements.

Combien de détenus sont concernés par cette directive européenne sur notre DISP ?!

Enfin, FO Justice PACA-Corse attend avec impatience l’ouverture de tous les établissements prévus pour répondre à un taux d’incarcération qui ne cesse d’augmenter. Cependant, il est important que ces structures ne soient pas rapidement surchargées par les décisions des magistrats, et qu’à ce titre un travail de fond soit réalisé pour développer des alternatives ou des aménagements à l’incarcération conformément aux positions défendues par FO Justice. Ces mêmes magistrats refusent toujours de se déplacer sur nos établissements pour les détenus les plus dangereux, et de généraliser le recours à la visioconférence. Ils mettent ainsi en péril les agents multipliant les extractions judiciaires. Pire encore, ils font peser la responsabilité pénale sur la DISP de Marseille en cas de remise en liberté du détenu pour non-exécution d’une mission. Il est inacceptable que l’Union Syndicale des Magistrats (USM), associée à l’UNSA Justice, continue d’exercer des pressions en ce sens !!!

Alors que nous venons de célébrer des moments de fête, FO Justice PACA-Corse a une pensée particulière pour Fabrice et Arnaud, ainsi qu’à leurs familles endeuillées.

FO Justice PACA-Corse continuera de travailler sans relâche pour améliorer les conditions de travail de nos collègues, garantir leur sécurité et trouver des solutions durables à la surpopulation carcérale.

La justice ne peut s’accomplir sans protection, et la protection ne peut exister sans justice !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Cadre : Calendrier 2025. Publications des postes, des mobilités et des dates de prise de fonction

(*) Cette date est fixée par défaut. Elle peut, sous réserve de l’accord de l’administration d’origine, de l’administration d’accueil et de l’agent, être avancée ou reportée au regard :

• des nécessités de service (nécessité du service de départ ou d’arrivée) ;

• de la mobilité prévue (ex. avancement de la date en cas de mutation au sein d’un même service n’impliquant pas un changement de résidence personnelle, report de la date en cas de mutation entre la métropole et l’outre-mer) ;

• de la situation personnelle de l’agent (ex. rapprochement de conjoint, charges familiales nécessitant une prise en compte du calendrier scolaire…).

Lire le communiqué