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Prison de Fleury-Mérogis : D5, agression “L’overdose des personnels!”

L’année 2024 qui ferme ses portes s’est distinguée encore une fois par les nombreuses agressions perpétrées par une frange de la voyoucratie envers les personnels de notre établissement pénitentiaire.

Le bureau local Force Ouvrière Justice hausse le ton et prône la tolérance zéro avec la plus grande fermeté dans les réponses apportées à l’encontre des auteurs d’agressions contre les personnels qui exercent au sein du CP de Fleury-Mérogis.

Notre section locale souhaite des actions concrètes pour infléchir cette courbe exponentielle des agressions qui sont devenues l’overdose des personnels au quotidien !

Ainsi à la veille du réveillon de la Saint- Sylvestre le sang d’un des nôtres à encore couler sous les coups d’une extrême violence portés par un « voyou » sur le bâtiment D5.

Les faits se sont déroulés vers 10h00 au 3eme étage de cette structure, au moment de sa réintégration en cellule, au motif d’incitation à un mouvement collectif lors de la mise en place de l’activité sport.

En effet, non satisfait du retard concédé, il a troublé le bon ordre de la détention en incitant les autres détenus à bloquer l’étage. Le sang- froid du gradé et des surveillants présents ont permis d’étouffer dans l’œuf ce début de contestation qui aurait pu dégénérer en mutinerie…

Après avoir isolé l’incident, le récalcitrant a été accompagné en cellule par les personnels présents. Pendant tout le trajet il s’est adonné à une joute verbale en proférant des intimidations et des menaces caractérisées à l’encontre des personnels. Se targuant même d’être incarcéré pour meurtre…

Arrivée au niveau de sa cellule, il a fait preuve d’inertie en refusant d’entrer. Un de nos collègues a tenté de l’accompagner. Il lui a repoussé violement le bras avant de lui assener un violent coup de poing au visage et l’agripper au niveau de son polo pour l’amener au sol.La présence des agents à proximité a permis d’extraire notre collègue des griffes de son agresseur et de maitriser le forcené. Il a été acheminé au quartier disciplinaire. Le chef d’établissement a sollicité le procureur pour son placement en GAV et une éventuelle comparution immédiate au regard de la gravité des faits.

Notre collègue a été accompagné aux urgences et nous lui apportons tout le soutien nécessaire dans cette épreuve.

Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne cette ignoble agression et une réponse dissuasive tant au niveau administratif que judiciaire.

Le bureau local Force Ouvrière Justice demande son transfert à l’issue de sa sanction au quartier disciplinaire.

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Prison de Brest : Cadeau de Noël !

En cette fin d’année 2024, à la MA de Brest, les jours se suivent et se ressemblent malheureusement.

Ce jour, lors des fouilles programmées dans l’unité 2/2, des découvertes particulièrement inquiétantes ont été faites.

Bilan des objets saisis :

• 3 téléphones portables,

• 1 Chromecast,

• des AirPods,

• 1 Xbox et une manette,

• divers ustensiles de cuisine,

• une quantité importante de médicaments,

• 1 arme artisanale de type poing américain,

• 1 lame de scie,

• 1 couteau d’office d’environ 15 cm de longueur,

• 1 lame de couteau sans manche d’environ 20 cm.

Pourquoi ces découvertes ne nous étonnent-elles même plus ?

Le bureau local Force Ouvrière Justice n’a cessé d’alerter nos décideurs sur le fait que notre établissement est devenu une véritable passoire !

L’année 2024 aura marqué un tournant pour la MA de Brest.

Notre organisation syndicale n’a cessé de vous alerter sur :

• les livraisons quasi quotidiennes par drones,

• la poursuite des projections,

• la multiplication du trafic de stupéfiants au sein de l’établissement.

Pour Force Ouvrière Justice, la sécurité des personnels est une priorité absolue, et elle n’a pas de prix !

Le bureau local tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme et exige que des mesures concrètes soient prises pour sécuriser notre établissement :

• mise en place de systèmes anti-drones,

• installation de filets anti-projections,

• portiques de détection.

De plus, à la suite de ces découvertes, une opération “Prison Nette” doit être menée sans délai !

MESSIEURS LES DECIDEURS, LE TEMPS DES MOTS EST REVOLU.

IL EST TEMPS DE PASSER AUX ACTES !

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Prison de Charleville-Mézières : Plus jamais ça, qu’il disait…

En mai 2024, suite à l’hommage rendu à nos collègues lâchement exécutés, le chef d’établissement de la maison d’arrêt s’était engagé à renforcer la sécurité, en conformité avec les directives nationales. Lors de son discours, il avait solennellement déclaré : « Plus jamais ça. »

Force est de constater qu’il n’en est rien.

Sécurité mise à mal : des engagements non tenus

• Les missions ELSP sont effectuées à deux agents, alors qu’il serait possible de mobiliser trois personnes pour assurer une meilleure sécurité.

• Les transferts de détenus sensibles sont effectués par des agents non armés, alors même que des agents ELSP sont disponibles.

Quelques exemples récents illustrent cette situation alarmante :

• En décembre, un double transfert sur le CD de Montmédy.

• Un transfert d’un détenu très sensible, lourdement condamné.

• Une extraction médicale au CHU situé dans un quartier sensible, où une équipe armée aurait pu être constituée en amont, mais cette initiative du gradé a été refusée par la direction.

Un manque de considération des ELSP

Monsieur le directeur, nous vous rappelons que le non-emploi des agents ELSP pour des raisons financières ne peut justifier la mise en danger de vos agents. Ces équipes, formées pour gérer des situations sensibles et dangereuses, doivent être utilisées à bon escient et conformément à leur mission.

Une gestion qui fragilise l’établissement

• Les agents ELSP doivent être employés selon leurs qualifications, pour garantir la sécurité et une organisation optimale.

• Un rétablissement de la cohésion et d’une ambiance sereine entre les agents et la direction est impératif pour assurer un fonctionnement pérenne de l’établissement.

Cette gestion défaillante risque non seulement de décourager les vocations, mais aussi de compromettre durablement la stabilité des équipes en place.

FO Justice Charleville-Mézières exige :

• L’application stricte des engagements de sécurité pris en mai 2024.

• La mobilisation systématique des ELSP dans les situations sensibles.

• Une gestion respectueuse et rigoureuse des agents, garantissant leur sécurité et leur efficacité.

Pour nos collègues, pour notre sécurité, nous ne lâcherons rien.

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Prison de Saint-Mihiel : Une claque comme cadeau de Noël

Ce jour, alors que notre collègue effectue son travail, le détenu D. lui met une claque au milieu de la coursive.

Un geste basique pour ce détenu qui tenta d’étrangler une infirmière dans son précèdent établissement.

Connu et reconnu chez nous, il est hébergé paisiblement en régime ouvert. Une réinsertion presque réussie jusqu’à aujourd’hui.

Nous nous posons la question suivante :

Que fait ce genre de détenu dans un établissement comme le nôtre ?

La gestion de la détention n’est pas la priorité en ce moment.

Le management des agents est beaucoup plus important.

Depuis peu, le syndicat est tombé aux oubliettes, les décisions sont prises sans concertations, des agressions non relayées.

Les agents souffrent mais en SILENCE pour le moment.

Nous avons prévenu la DISP de l’état de notre prison qui était si familiale il y a peu encore. Mais en vain, car nous pensons que vous approuvez le bordel, que dis-je, la révolution qu’il se passe chez nous.

Nous pouvons même dire que la tradition a changé :

Au lieu d’avoir des chocolats pour Noel, les agents reçoivent des claques.

FO Justice local souhaite un prompt rétablissement à l’agent et se tiendra à ces cotés pour la suite des évènements.

FO Justice local exige que ce détenu soit transféré immédiatement en UDV.

FO Justice local refuse que notre établissement devienne la poubelle de la DISP.

FO Justice local tient à remercier ses représentants Nationaux qui sont au cœur de l’actualité depuis l’arrivée de notre nouveau Ministre.

Au moins vous Monsieur le Ministre vous êtes allé à la rencontre de vos agents en Etablissement le jour de Noel alors que nous l’astreinte de Direction n’as même pas fait son apparition avec les fameux chocolats.

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Prison d’Aurillac : La minute vocabulaire du SL FO Justice

Plus-Value : 1. Accroissement de la valeur d’échange d’un bien sans modification de sa valeur d’usage.

Le chef d’établissement a annoncé, à qui voulait l’entendre, l’affectation d’une « plus-value » à l’administratif pour valider le fait que le chef greffe n’avait plus besoin d’être doté d’une double casquette GREFFE/RH et que la gestion des remplacements entre agents administratifs lors de leurs absences était entièrement maîtrisée en raison de la polyvalence de l’agent comptable.

Mais SL FO AURILLAC se demande où est la plus-value quand aucun administratif ne peut palier à l’absence de l’économe. Par exemple, la distribution du papier hygiénique aux hébergés n’a pas été faite ni la distribution des produits d’entretien aux auxiliaires du SG. Une machine à café est cassée par un auxiliaire et il n’y a personne pour faire l’achat de remplacement.

Par contre, nous avons eu le double prélèvement d’une amende qui n’est régularisé qu’au retour des vacances de la comptable alors que celle-ci avait avisé avant son départ en CA de cette bévue par le Brigadier-Chef de détention.

Alors si le terme « plus-value » veut dire créer des ennuis, certes il y en a une…

Mais ce sont toujours les mêmes qui pâtissent de cela. Ce sont les agents en détention qui subissent les agacements des personnes détenues et essaient de les contenir. Et bizarrement, ce sont toujours les mêmes qui s’en inquiètent le moins et ce sont ceux qui s’en inquiètent le plus (en prenant des risques professionnels comme cumuler économat et adjoint régie pour le bien de la Maison d’Arrêt) qui sont souvent les plus malmenés dans notre établissement.

Le SL FO AURILLAC avait pourtant tiré la sonnette d’alarme sur le sujet dans une lettre ouverte en février dernier et avait plus d’une fois remis sur le tapis le problème de l’organigramme administratif dans divers échanges. Mais force est de constater que rien n’a été fait, à part (pour changer) charger un peu plus le chef de détention (le même qu’on humilie pour quelques minutes de retard) et laisser le Brigadier-chef de détention prendre des initiatives pour que tout aille au mieux. Initiatives qui d’ailleurs ne manqueront pas d’être vivement critiquées au rapport de direction.

Devant tant de problèmes, nous ne somme plus dans la simple image d’une marche trop haute…

Mais l’honneur est sauf, les notes de service seront sorties pour le retour de la MCI !

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