Le 1er octobre s’est tenu le CSA du CD de Joux-la-Ville. Comme nous l’avions souligné précédemment, nous avons voté contre l’organigramme proposé, estimant que les besoins réels en personnel étaient largement sous-évalués. Nous avons relevé le paradoxe entre les déclarations de la direction, qui se targue d’un prétendu accueil favorable des personnels, et son refus catégorique de soumettre son projet au vote de ces mêmes personnels.
De plus, nous avons signalé que la transmission des documents en trois vagues (à 8 jours, 4 jours, et la veille du CSA) ne nous a pas permis de les étudier correctement, ni de consulter convenablement les agents que nous représentons.
Il n’y a jamais eu de travail ni d’échange réel avec les OS, mais l’illusion de dialogue n’est même plus de mise. Une réunion dite “de nouvelles propositions” s’est tenue à 2 jours du prochain CSA, mais aucun document de travail ou correctif n’a, encore une fois, été transmis en amont.
Ces braves gens s’attendent donc à ce que nous leur donnions un blanc-seing pour poursuivre la démolition de notre établissement, au détriment de la vie, de la sécurité des personnels, et de l’institution elle-même. Il est évident, après deux ans de gestion, qu’il n’y a aucune raison d’accorder la moindre confiance à ces projets. Les “réalisations” de la direction se résument à deux inaugurations, dont le travail avait été entamé bien avant. Certes, couper un ruban, ça demande de la préparation !
Le seul autre “projet” notable est la mise en place d’un plan de prévention des violences, qui, paradoxalement, a échoué dans l’un des établissements les plus calmes de la DISP. Les résultats sont là : selon le tableau de bord des violences du deuxième trimestre, Joux-la-Ville figure désormais sur le podium des établissements les plus concernés. Bravo !
Nous avions le “Club des 5” dans notre enfance, nous avons désormais leur antithèse : le club des 5 de Joux-la-Ville. Niveau RH, le terme “désastre” serait un doux euphémisme. Quant à la gestion de la détention, encore faudrait-il que l’un d’entre eux sache à quoi cela ressemble…
Par bonté et optimisme, nous allons supposer que la gestion administrative et financière de l’établissement est exemplaire. Cela expliquerait peut-être les danses spontanées, l’émergence de stars sur les réseaux sociaux, ou encore l’absence d’appels d’offres pour favoriser les “proches”. Même si, curieusement, cela n’explique pas pourquoi tant d’administratifs souhaitent quitter le navire…
Enfin, nous saluons la gestion du greffe, dont l’effectif pléthorique permet d’envoyer les personnels en formation longue. Un contraste saisissant avec la détention, qui, elle, ne peut même pas former ses agents en RH.
À très bientôt pour de nouvelles communications. Pour ceux qui saisiront la référence, le prochain CSA nous fera une nouvelle démonstration de la technique favorite de nos responsables : “mille ans de souffrance”. Pour les autres, prenez cela comme un funeste présage.