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Prison de Brest : Rencontre avec le Directeur Interrégional adjoint

Le 18 avril 2024, Monsieur JULY Directeur Interrégional Adjoint s’est rendu sur notre établissement.

Au cours de cette visite, une réunion avec les organisations syndicales s’est tenue au cours de laquelle les représentants présents ont pu partager leurs inquiétudes et proposer leurs projets pour notre établissement.

C’est à cet instant que le « coucou ufapien » s’est mis à chanter !

Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre l’officier secrétaire local adjoint UFAP re prendre à son compte notre projet de sécurisation du parking personnel !

En effet, au cours des derniers CSA locaux, nous n’avions pas eu la chance d’entendre la voix de notre « coucou ufapien » sur ce projet.

De notre côté, nous avions bien entendu rappelé fidèlement à nos revendications précédentes la nécessité absolue de sécuriser le parking.

Ce projet n’est pas abandonné mais est retardé par les difficultés rencontrées par notre Directeur Technique à obtenir des devis d’entreprises.

Sur la même thématique, nous avons rappelé les difficultés de l’établissement en matière de vidéoprotection sur certains secteurs, sujet qui semble avoir retenu l’attention du Directeur Interrégional Adjoint tout comme les portiques de sécurité.

Enfin, nous avons rappelé les raisons pour lesquelles nous réclamions des filets anti projections à défaut de clôture pour couper le terrain de sport.

Les projections sont un fléau quotidien qu’il nous faut absolument juguler pour la sécurité de tous les personnels.

Notre organisation syndicale s’est réjouie que suite à notre volonté de reprendre la main sur l’activité sport, des mesures d’exclusion soient enfin prononcées à l’égard des détenus fautifs en en attendant la mise en place de groupe de travail sur les listes de sport.

L’officier responsable se serait-il mis au travail et soutiendrait-il enfin ses moniteurs de sport et suivrait-il la volonté des agents ?

Lui qui jusque-là s’opposait fermement à ces listes et préférait acheter la paix sociale !

Concernant la surpopulation carcérale, le Directeur Interrégional Adjoint nous a rappelé que la situation sur la MA BREST n’est malheureusement pas un cas isolé et que l’ensemble des établissements du territoire en souffrent.

Il nous a indiqué que cette situation était observée à la loupe par nos plus hautes autorités.

Les magistrats ont été sollicité pour qu’ils utilisent les moyens juridiques mis à leur disposition pour limiter les entrées et accélérer les sorties de nos établissements avec pour objectif : revenir à des niveaux de population pénale plus acceptables.

Notre bureau Local saura rester vigilants sur le niveau de surpopulation et ne cessera d’alerter si nous nous maintenions au taux actuel.

En attendant, nous avons également demandé à ce que les détenus condamnés définitifs ne devant plus être sur l’établissement soient transférés le plus rapidement possible.

Nous avons indiqué qu’à notre sens, sur un plus long terme, le Finistère ne pourra pas couper à la construction d’un second établissement. En effet, 254 places de prison pour un bassin de population de 900 000 habitants nous semblent insuffisantes.

Concernant le manque de personnel, le « coucou ufapien » s’est à nouveau mis à chanter pour réclamer les agents manquants à l’organigramme !

Mr l’officier secrétaire local adjoint : ou étiez-vous lors du dernier mouvement du personnel qui nous a permis d’obtenir 6 postes de surveillant ?

Vous n’aviez de cesse de crier haut et fort que notre action ne servait à rien !

Pour votre parfaite information, cette annonce avait été donné en direct par Madame la Directrice et non pas lors de la visite de notre garde des Sceaux sur la Région Brestoise.

Le Directeur Interrégional Adjoint nous a indiqué que la volonté de notre Directrice Interrégionale était de maintenir à 90 % le taux d’agents affectés dans les établissements sans préférence.

Nous avons rappelé l’état de grande souffrance de l’ensemble des personnels de la Maison d’Arrêt, et indiqué qu’un certain nombre d’agents (7) absents de longue durée étaient toujours comptés dans l’effectif, ce qui nous mettaient donc en difficulté pour fonctionner.

Pour finir, Mr l’officier secrétaire local de l’ufap, notre conception du syndicalisme est qu’une organisation représentative du personnel est une force de proposition.

Faudrait il peut être travailler avant de se présenter à une réunion au lieu de tenter de lire en douce le document de travail de notre représentant pour ainsi s’approprier nos idées et les revendiquer ensuite …

Mr l’officier secrétaire local adjoint, Force Ouvrière justice va finir par pour réclamer des droits d’auteurs !

Si un temps vous avez pensé à rejoindre notre organisation syndicale, vous proposant pour gérer les relations avec les médias dans le simple but de vous mettre en lumière, sachez que bien vous en a pris de vous raviser !

La conception du syndicalisme telle que Force Ouvrière justice le conçoit est tellement aux antipodes de votre comportement (ragots, mensonges …) que votre choix de demeurer chez nos collègues UFAPIENS ne peut que nous satisfaire !

Le bureau Local Force Ouvrière Justice se tiendra toujours présent dans la défense des intérêts de tous les personnels mais de manière éthique sans démagogie et dans le respect de chacun …

A bon entendeur… COUCOU !

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Prison de Douai : Violente agression lors du service de nuit

Ce mercredi, les collègues en service de nuit ont reçu un appel au PCI d’un détenu qui se plaignait du comportement de son codétenu.

Les agents de piquet se rendirent sur place avec le gradé pour régler le problème. A l’ouverture le détenu a asséné un violent coup de poing au visage du surveillant qui se trouvait devant la porte, sans aucune raison.

Ce détenu déchainé, dans un état d’agressivité extrême refusait de se laisser maitriser. Le gradé fut obligé de mettre un jet de lacrymogène pour pouvoir procéder au menottage. La cellule fût fouillée, les agents ont saisi plusieurs morceaux de stupéfiants, un chargeur et un téléphone que son codétenu avait jeté au moment de l’ouverture de la cellule a été retrouvé dans les abords.

Malgré cette intervention d’une extrême violence, l’astreinte de direction ne s’est même pas déplacée pour prendre des nouvelles des agents.

FO Justice apporte tout son soutien à l’agent qui a reçu un coup de poing et félicite les collègues qui ont su garder leur sang-froid pour maitriser cet individu hors de contrôle.

En plus d’avoir des interventions quotidiennes sur des détenus virulents, notre direction accepte de recevoir des MOS toutes les semaines sans renvoyer aucun détenu perturbateur en retour. La gestion du quartier disciplinaire ainsi que celle du quartier l’isolement va devenir très compliquée.

FO Justice demande à la direction d’effectuer également des transferts car cela ne fonctionne pas à sens unique.

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Prison d’Orléans-Saran : Déclaration liminaire CSA du 19/04/2024. “Un COPIL surveillant acteur déguisé”

Madame la Présidente,

Mesdames et messieurs les membres du Comité Social d’Administration,

Aujourd’hui, cette instance est spécialement consacrée à la dynamisation du déploiement du surveillant acteur incontournable d’une détention sécurisée au sein de l’établissement.

Pour le premier Comité Social d’Administration de l’année, nous pouvons que déplorer ce déguisement du COPIL surveillant acteur en CSA. Il aurait été plus judicieux de reprogrammer un nouveau COPIL suite au fiasco du lundi 18 mars 2024.

Comment voulez-vous parler de surveillant acteur ? Alors que les chiffres parlent d’eux-mêmes avec une surpopulation pénale ce qui entraîne automatiquement une surcharge de travail pour les personnels de tous corps et grades confondus.

Vous comprendrez bien que dans ce contexte les conditions de travail des personnels sont affligeantes.

Au sein de cet établissement, le surveillant acteur ne tourne qu’autour de la population pénale et pourtant vous avez connaissance de la charte. Il faudrait déjà que ça soit la bonne charte qui soit affichée dans nos murs, bien-sûr quand elle est affichée.

Afin d’avoir un échange constructif chacun doit savoir de quoi il parle afin de ne pas avoir de discours stériles avec des règlements de compte camouflés.

De surcroît, Force Ouvrière Justice souhaiterait savoir parmi le personnel présent à cette instance qui a suivi les modules du surveillant acteur ?

Nous pouvons constater qu’au CPOS qui est soi-disant la vitrine voire même le vaisseau de la Direction Interrégionale, le port du Gilet par Lame est une OPTION.

Cette option devrait peut-être intégrer les modules du surveillant acteur !!!

Comment pouvez-vous exposer et mettre en danger les personnels quelques soient leurs grades en les laissant au contact de la population pénale sans gilet ?

Depuis longtemps, nous vous alertons sur le fait que l’établissement accueille de plus en plus de détenus avec des troubles psy, des détenus violents… Vous avez eu un aperçu de cette violence dimanche dernier sur le CDH.

Peut-être attendez-vous un drame pour réagir ?

Force Ouvrière Justice vous rappelle une nouvelle fois que vous êtes la garante du cadre dans l’établissement alors qu’il n’y en a aucun.

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Prison d’Auxerre : Du sang, du feu et des larmes. Barbarie et incendie à la Maison d’Arrêt

Le sang, produit par cet instant de barbarie survenu le 18 avril, une personne détenue a été massacré en cours de promenade par trois jeunes majeurs. Sans l’intervention courageuse des agents sur place, il n’y a aucun doute sur l’issue de cette boucherie, fatale. La personne détenue a été sauvée par les agents, convulsant il a plusieurs fois perdu connaissance.

Le feu, produit par l’intolérance à l’autorité de ces 3 jeunes majeurs. Ils ont été logiquement mis en prévention à la suite du carnage auquel ils se sont livré en cours de promenade. Mécontents, violents, ils ont profité de l’obscurité de la nuit pour incendier 3 cellules du quartier disciplinaire.

Les larmes, ce sont celles des agents qui se sentent abandonnés par une administration qui semble les plonger dans ces situations par facilité.

L’actualité fait grand bruit de la question de l’excuse de minorité, ici ce n’est pas le sujet, mais on peut s’interroger sur l’apparente clémence d’une « excuse de jeune majorité ».

Ces jeunes majeurs ultra-violent, sans aucune limite étaient ensemble, malgré de nombreux incidents et informations qui auraient pourtant justifié une séparation. Cette séparation aurait été bénéfique à la sécurité de l’établissement mais aussi à leur réinsertion. Comment expliquer que cette mesure de séparation n’ait pas été prise ? Est-ce le fait d’associations, qui sous-couvert de bon sentiment, prennent le pas et influent sur la politique et la discipline pénale ? C’est peut-être le cas. Une chose est sûre la surpopulation carcérale en est une cause évidente. Comment gérer efficacement les mouvements de cellules lorsque ces dernières débordent ? Les MA sont chaque jour, chargées davantage de détenus bien au-delà de leur capacité d’accueil, immobilière ou RH. On entasse toujours plus de détenus, on multiplie les missions et les effectifs sont constant voire en baisse. C’est de ce contexte que naissent l’épuisement, l’usure et les larmes.

Pour autant, il convient de féliciter l’investissement, l’engagement et le courage des agents.

Rappelons le, hier sans leur intervention un détenu n’aurait certainement pas survécu à la violence sans limite et à la sauvagerie de jeunes majeurs détenus.

L’engagement total et rapide, pendant une bonne partie de la nuit jusqu’au petit matin des agents de nuit, des pompiers, des ELSP, de toute la chaîne de commandement, des ERIS, a permis de sauver des flammes, la structure, les détenus et les sauvages incendiaires eux-mêmes.

Le SLP-FO Justice Auxerre demande à ce que les intervenants de tous grades et tous corps soient officiellement récompensés.

Le SLP-FO Justice Auxerre demande à ce qu’un RETEX soit organisé rapidement.

Le SLP-FO Justice Auxerre appelle à une vraie réflexion sur l’organisation et les RH de la MA.

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Mobilité des Surveillants et Brigadiers : Nouvelle date de lancement de la campagne de mobilité

Le Syndicat National FO Justice vous informe qu’après avoir sollicité à plusieurs reprises les services de la DAP, et encore ce midi à l’issue du CSA AP, la CAP de mobilité des Surveillants et Brigadiers qui devait se tenir à compter du 10 avril, est reportée au mardi 23 avril 2024, après des incidents techniques dans le SIRH Harmonie.

La DAP précise que la prise de fonctions générique est fixée au 1er octobre 2024.

FO Justice vous tiendra informés des évolutions futures.

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