Ce lundi matin un de nos collègue a subit une fois de plus l’intolérance et la frustration d’un de nos pensionnaires.
La population pénale devient toujours plus violente et exigeante.
La preuve en est aujourd’hui encore, avec un acte de rébellion et de violence envers notre collègue!
Tout est parti d’un refus de réintégrer parce que l’agent à l’étage n’a pas voulu prendre le bon de cantine et le donner à la comptabilité. Or il y a des règles et le ramassage des bons ce fait vers 8 h, après il est trop tard!
Mais comme cela ne suffisait pas le détenu est venu se mettre front contre front avec notre collègue.
La mise en prévention a permis de mettre fin à l’incident.
Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice ne tolère pas que certains détenus passent outre le règlement.
Les personnels ne sont pas là uniquement pour satisfaire les exigences de ces messieurs!
Une fois encore la surpopulation pénale provoque tensions et violences et ce sont les personnels qui en subissent les conséquences!
Le syndicat FORCE OUVRIERE Justice apporte son soutient à notre collègue. Voilà ce qu’est devenu le quotidien des personnels de nos jours.
Ce vendredi 5 avril alors que le premier surveillant procédait au contrôle d’effectif à la MA1, le détenu R. s’est montré virulent, insultant et très agressif.
Alors que ce dernier était allongé sur son lit, œilleton bouché, le gradé s’inquiète de sa santé. Pour tout réponse, il a eu le droit à : « sale négro, je vais te planter ! ». Heureusement que le professionnalisme de nos gradés n’est plus à démontrer. La fermeture de la porte a permis d’éviter le pire, la personne détenue s’étant déjà saisi du couteau présent sur la table de la cellule.
Il aura fallu l’intervention de l’officier du QD avec ses 3 agents équipés de moyen de protection et un bouclier pour intervenir et le monter en QD.
FO Justice tient à remercier le personnel en tenue pour leur professionnalisme et leur engagement au quotidien.
FO Bourg en Bresse demande à ce que l’administration félicite les agents intervenus ce jour-là et souhaite une sanction à la hauteur des fautes commises.
Le bureau local Force Ouvrière reste disponible pour les agents et leur apporte son soutien.
Si certains semblent avoir d’autres priorités, telles que la recherche active des supposés « coupables » de la dégradation du paquetage du mineur, rappelons que le 6 mars 2024, l’agresseur de notre collègue a été transféré par MOS à l’EPM de Porcheville. Cette odieuse agression avait suscité un vif émoi au sein de la communauté pénitentiaire.
Le bureau local de Force Ouvrière Justice déplore vivement cette « autopsie » du paquetage, étant donné le manque de soutien apporté à la victime par la direction locale lors de cette sauvage agression. Qu’en est-il du RETEX demandé par Force Ouvrière Justice ?
N’en déplaise à certains !
Nous n’avons pas l’habitude de mâcher nos mots et nous assumons nos responsabilités lorsque le dialogue social pointe du doigt une structure.
Les échos sont unanimes : mettre des mots sur une situation inadéquate qui perdure ne donne pas bonne presse.
La Direction du bâtiment D4 se lance, comme à son habitude, dans une chasse aux sorcières : « qui a dit ! qui a parlé ! comment les syndicats sont-ils au courant ? ». Sachez, Messieurs, Mesdames, que la confiance accordée dans les urnes par les personnels devrait être une piste de réponse à vos interrogations excessives.
Si certains semblent déconnectés de la réalité carcérale, en revanche, nous avons une population pénale hyperconnectée, prête à tout pour compromettre notre sécurité en défiant l’autorité des personnels.
Ainsi, les différentes saisies opérées ce week-end lors des fouilles réalisées par les agents au quartier mineur sont assez révélatrices :
• 6 téléphones portables
• 1 chargeur
• Une paire d’écouteurs
• 1 câble USB
• Des produits stupéfiants
• 3 billets de banque de 50 euros.
Par ailleurs, l’une des fouilles diligentées sur ce secteur a été possible grâce aux signalements des agents de la PEP. En effet, un mineur incarcéré au quartier arrivant mineur a effectué des appels malveillants envers des personnes de l’extérieur avec un téléphone portable. Ces derniers ont alerté l’établissement pour faire cesser ses agissements.
Le bureau local de Force Ouvrière Justice encourage les agents à croiser leurs informations dans cette lutte incessante et cruciale contre les trafics en tous genres qui fragilisent nos détentions.
Le bureau local de Force Ouvrière Justice demande à la direction locale d’être aussi réactive dans les demandes de récompenses que dans les sanctions.
Il serait peut-être temps de vous poser les vraies questions sur les maux du D4 sans chercher des boucs-émissaires ou des alibis de fortune !
Pour Force Ouvrière Justice, un mercato d’urgence s’impose !
Au CD de VILLENAUXE- LA-GRANDE, il est temps maintenant que chacun assume ses actes. Nous savons que certains sont friands de la désinformation pendant que d’autres sont passés maîtres dans la délation. Ils se reconnaîtront.
Quant à la planification, c’est le rôle du service Origine avec un officier à la tête de ce service et secondé par un surveillant brigadier.
Ils sont les seuls responsables du planning et des attributions des postes de travail. À aucun moment, le nouveau bureau local FOne s’est ingéré dans la gestion de ce service.
Nous demandons donc que cesse cette fausse information visant à nous discréditer sur la gestion du planning des agents.
Le bureau local FO Justice n’a pas la main sur le service Origine.
De quoi parle-t-on alors en accusant le bureau local FO d’être à la manœuvre sur le planning des agents et des attributions des postes ?
Ceux qui ont des yeux pour voir et observer sauront que ce sont les surveillants adhérents FO qui font la détention à 80% dans cet établissement.
Nous invitons les mécontents à se rapprocher du service Origine et non de FO Justice. Il faut que ces fausses informations cessent dorénavant.
La prochaine fois que le bureau local FOest mis en cause dans la gestion du planning, nous prendrons nos responsabilités.