L’UISP FO Justice Dijon s’inquiète de la tournure que prend le « dialogue » social au sein de la DISP de Dijon et plus particulièrement au sein des deux établissements que sont Nevers et Joux-la-Ville.
Sur ces 2 établissements, les chefs d’établissement semblent avoir beaucoup de mal à saisir l’intérêt du dialogue social et semblent être prêts à toutes les bassesses pour ne pas chercher à en comprendre le fonctionnement.
Quelqu’un aurait-il l’amabilité de leur expliquer que « Art. 15 » fait référence au même article du Décret n°82-447 du 28 mai 1982 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique modifié par le décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020 ?
Y-a-t-il une âme charitable qui voudrait bien leur expliquer que sur cet article il est fait état des représentants syndicaux titulaires ET suppléants et que cela est tout autant valable pour un CSA que pour des réunions de travail ?
Il serait bien également de leur expliquer que la consultation revêt un caractère obligatoire lorsqu’un projet est relatif au fonctionnement et à l’organisation des services. Cela éviterait que l’on voit fleurir des organigrammes de référence qui n’ont pas été soumis en CSA…
Il serait également appréciable de leur rappeler qu’un agent a le droit s’il le souhaite d’être assisté de la personne de son choix.
Si ces CE s’abstenaient simplement des règles élémentaires de politesse, nous pourrions nous en accommoder, quand bien même l’un d’entre eux irait même jusqu’à ignorer le nom de son CDA, et quand bien même les projets semblent tourner en rond sans jamais avancer.
Mais ces pratiques autocratiques sont nocives au fonctionnement des établissements et plus encore aux agents qui y travaillent. Dans ces 2 établissements nous remontent des sujets de maltraitance de personnels de tout corps (ou presque) et de tout grade.
L’UISP FO Justice Dijon demande à ce qu’une attention toute particulière soit portée sur le dialogue social et les pratiques nocives aux personnels qui ont cours sur ces établissements.
L’UISP FO Justice Dijon exige qu’il soit mis un terme définitif à ce qui ressemble de plus en plus à une entrave volontaire.
Monsieur le Ministre, Monsieur le Garde des Sceaux,
La situation de la densité carcérale s’aggrave de jour en jour et malheureusement, aucun signal ne nous permet d’envisager un infléchissement de la courbe dans les mois à venir.
Les professionnels de la justice, et plus particulièrement ceux qui se trouvent au bout de la chaîne pénale, personnels de surveillance, personnels d’insertion et de probation, personnels administratifs et techniques, sont à bout de souffle. Ils n’en peuvent plus.
L’administration pénitentiaire est devenue la voiture-balai de notre pays, réceptacle de tous celles et ceux que la société souhaite mettre à l’écart et dont elle ne sait plus quoi faire, qu’ils aient ou non leur place dans un établissement pénitentiaire. Et ce sont les personnels qui servent cette administration avec courage, loyauté et abnégation, qui en subissent les conséquences au quotidien.
Faute de places en établissements psychiatriques, faute d’aménagements de peine, et sous l’incessante pression de l’opinion publique, l’incarcération devient la règle.
Cette situation n’est plus tenable pour les personnels de l’administration pénitentiaire.
Si chacun d’eux peut entendre et comprendre que nos forces de l’ordre, et ‘ensemble des citoyens, exigent que toutes les peines prononcées par l’autorité judiciaire soient appliquées, la limite de ce que peuvent endurer et assumer ces personnels est aujourd’hui largement dépassée.
Il nous faut trouver des solutions qui puissent permettre une exécution des peines dans de bonnes conditions pour les personnels en charge de leur application. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de donner du sens à ces peines, de telle sorte que leur exécution soit utile à la personne condamnée et ainsi, mieux prévenir la récidive au sein de notre société.
N’est-ce pas là l’objectif, au-delà de celui de rendre justice à la victime ?
Pour Force Ouvrière Justice, la solution doit passer par la possibilité de purger une peine hors des murs d’une prison.
L’incarcération à domicile, pour un certain nombre de peines, avec un contrôle plus important, et un temps de mise à l’épreuve plus contraignant, peut constituer l’une des solutions.
Nous souhaitons, Monsieur le Ministre de la Justice, pouvoir vous faire part de nos propositions, afin de réduire, de manière efficace et durable, la surpopulation carcérale, tout en permettant que chaque peine prononcée soit effectuée dans le respect des victimes, de la décision judiciaire rendue par un magistrat, du travail de nos forces de l’ordre et de l’opinion publique.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.
Le jeudi 25 janvier 2024, une réunion a été orchestrée à l’initiative de FO Justice PACA-Corse. Cette rencontre a réuni la Référente Handicap de la Délégation Interrégionale Sud-Est, le correspondant local du handicap du centre pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes ainsi que Pierre RUIZ, référent régional pour les questions de handicap au sein de FO Justice PACA-Corse.
Au cours de cet échange constructif, notre organisation syndicale (OS) a pu mettre en lumière des problématiques essentielles telles que :
LE TRAITEMENT DES DOSSIERS,
LE SOUTIEN AUX AGENTS,
LES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION DE CARRIÈRE POUR LES PERSONNELS EN SITUATION DE HANDICAP.
FO Justice PACA-Corse a fermement exprimé son engagement à faire de ces enjeux une priorité absolue.
Nous tenons à remercier la Référante Handicap de la Délégation Interrégionale Sud-Est et le correspondant local du handicap du CP Aix-Luynes pour leur écoute attentive, leurs explications éclairées et leur engagement dévoué.
FO Justice PACA-Corse se tient résolument à vos côtés et vous offrira un accompagnement déterminé dans toutes vos démarches… Vous n’êtes pas seuls !
Nous vous encourageons vivement à faire appel à vos délégués FO Justice pour défendre vos droits avec force et conviction.