Le bureau local Force Ouvrière Justice, vous informe dans le cadre de la préparation des ACMT 2024 les modalités organisationnelles retenues pour faciliter le recensement des besoins des agents portant sur l’amélioration des conditions de travail.
Chaque directeur / directrice de structures désignera un référent charger de centraliser les remontées de l’ensemble des besoins des agents.
Les agents devront émettre leurs besoins au plus tard le 19 janvier 2024.
22 au 26 janvier 2024 échanges sur l’ensemble des besoins recensés avec les représentants des personnels
Transmission des tableaux finalisés des besoins au plus tard le 29 janvier 2024.
Nous rappelons que l’ensemble des besoins et projets seront validés ultérieurement dans le cadre d’un Comité Social d’Administration spécial ACT 2024 avec les organisations représentatives issues des élections professionnelles.
Depuis quelques temps le plus grand quartier disciplinaire de France est sous tension avec des profils de plus en plus lourds nécessitant une gestion équipée et/ou menottée. Sans compter les nombreux pyromanes voire ceux qui font du « chantage au suicide » pour se soustraire aux sanctions prononcées par la commission de discipline.
L’ensemble de ses gestions au quotidien mette à rude épreuve les nerfs des personnels.
Ainsi, le vendredi 15 décembre 2023, un détenu très défavorablement connu des services pénitentiaires en raison de son agressivité et de son impulsivité a donné du fil à retordre aux agents affectés au quartier disciplinaire !
C’est le moins qu’on puisse dire !
Les faits se sont déroulés vers 17h45, lors de la distribution du repas en gestion équipée. Le multirécidiviste a fait mine d’obtempérer aux injonctions des agents en mettant sa main sur la tête face à la fenêtre.
Dès l’ouverture de la grille et avant de procéder au menottage par le gradé, l’assaillant se retourna brusquement pour saisir le bouclier. L’agent a réagi en le repoussant sur le lit.
Tandis que les ailiers tentaient de maitriser ses membres supérieurs. Le forcené était très virulent et il a opposé une farouche résistance en portant de nombreux coups aux agents.
Au regard de son agressivité et de sa détermination à casser du bleu, deux agents non équipés sont intervenus en renfort pour contribuer à sa maitrise au sol avant d’être menotté par le 1er surveillant.
Lors du retrait en cellule, l’assaillant s’est de nouveau distingué en portant plusieurs violents coups de poings au niveau du casque de protection d’un collègue.
Les agents interviennent de nouveau pour le maitriser. Lors de leur retrait en cellule le forcené se releva brusquement pour cracher sur le visage et l’uniforme de deux agents. Pendant toute l’intervention l’assaillant a proféré des menaces de mort et n’a pas cessé de les invectiver, les insulter et les provoquer à outrance.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents de ce secteur sensible pour leur professionnalisme et leur sang-froid dans la gestion de cet incident majeur.
Bilan : 5 agents blessés profondément choqués présentant de nombreux contusions au niveau des bras et au niveau des cervicales.
Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne avec la plus grande fermeté cette violence singulière dont l’unique objectif est sa détermination à broyer du bleu.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande le transfert de ce multirécidiviste par mesure d’ordre et de sécurité.
Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement aux agents et les accompagnera dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des récompenses aux agents de ce secteur pour leur sang-froid et leur professionnalisme dans la gestion de cet incident.
Enfin, le bureau local Force Ouvrière Justice remercie les ELSP et les ELAC qui sont maintenus en renfort sur ce quartier sensible.
Nouvel incident qui aurait pu être évité ce dimanche 10 décembre 2023 si seulement le premier surveillant avait fait preuve d’écoute envers ses agents et le conseil des éducateurs PJJ.
Pour revenir sur les faits, un mineur faisant l’objet d’une mesure de vigilance depuis le 7 décembre 2023 pour son potentiel de violence et sa gestion très complexe, il profite en fin de promenade pour brancher sa cigarette puff vers la télé afin qu’elle se recharge avant le repas du collectif.
Le surveillant de la brigade de l’unité arrivant choisi pour ses compétences professionnelles, la trouve facilement en voyant une certaine agitation chez le mineur.
Par la suite, le binôme suggère au premier surveillant de ne pas faire de collectif avec ce mineur connaissant « eux » le public avec lequel ils travaillent et ayant pris connaissance de la mesure de vigilance de ce détenu. Nous redoutions tous une alarme mettant en péril la sécurité de tous avec un effectif de moins de quatre agents ce jour là.
Le binôme PJJ et AP informe le 1er surveillant de jour en ces termes « il va complètement péter les plombs ».Tout le monde redoute de travailler avec ce premier surveillant aux décisions toujours en inadéquation avec les mesures de sécurité, mais qui recherche juste son confort. Le premier surveillant n’en a que faire des arguments apportés par les professionnels et décide en toute irresponsabilité de maintenir le collectif de ce jeune, s’appuyant son sur soi-disant, bon comportement du matin.
Qui vous a dit cela ? Vous l’avez constaté depuis votre tour de contrôle au PCI ? Ce n’est pas la première fois que vous agissez en ne prenant pas en compte le conseil de vos collègues.
A l’heure du collectif, le mineur descend et s’aperçoit que la puff a été récupérée.
C’est ce moment que nous redoutions, le détenu vrille complètement, il court et menace de mort les professionnels aussi bien PJJ que les agents AP, il bouge dans tous les sens et devient imprévisible et surtout instable au vu de la gravité des faits. Il a même cassé la cabine téléphonique se trouvant au rez-de-chaussée. La situation est déjà très grave et l’agent déclenche son alarme.
Le premier surveillant et les renforts arrivent, le jeune continue les insultes ainsi que les menaces et il reste très agressif.
Nous continuons dans la médiocrité avec le maintien du collectif tout en laissant l’agent dans l’impuissance totale. Les agents arrivés en renfort et contrariés face à tant d’incompétence repartent choqués et dans l’incompréhension la plus totale. Le premier surveillant fera de même.
Les agents ont été mis en danger pendant tout le repas par un acte irréfléchi.
Que faire face à un premier surveillant qui fuit ses responsabilités et non à l’écoute de professionnels qui connaissent et suivent le mineur sur l’unité ?
Le détenu continue donc à table de menacer avec un couteau de planter celui qui bougera, à ce moment ce sont deux surveillants, deux éducateurs et deux mineurs qui sont en danger. Une nouvelle alarme éclate car le détenu refuse de regagner sa cellule. Deux alarmes en une matinée qui auraient pu être évitées si vous aviez pris le temps d’écouter les agents au lieu de vous cacher derrière vos pseudos responsabilités autoritaires.
Mais ce n’est pas tout, les deux éducatrices sont parties en fin d’après-midi dans un état de détresse psychologique totale en faisant valoir le droit de retrait auprès de leur hiérarchie.
Nous tenons également à remercier et à honorer l’effort de notre collègue qui a continué avec professionnalisme son travail jusqu’à la fin de sa faction. Vous pensiez avoir géré ? Et bien non !
Ce dimanche 17 décembre 2023 est une nouvelle journée chaotique sur notre établissement. Tout commence par une prise de service avec des postes découverts, une banalité sur le CD !!!
Peu après l’ouverture sur le bâtiment A, règlement de compte à l’arme blanche entre détenus, nous poursuivrons en début d’après-midi avec une bagarre dans les douches sur le bâtiment B.
Quelques instants plus tard, alors que les agents portent assistance à un détenu dans la cour de promenade arrivant, ce dernier semble effectuer un malaise. Arrivé proche de sa cellule, celui-ci reprend rapidement ses esprits et refuse de réintégrer.
Ce belliqueux n’hésite pas à agresser physiquement plusieurs de nos collègues.
Résultats : 3 agents dirigés vers les urgences
Et pour conclure la journée, une sortie sous escorte de 3 agents pour ce voyou.
Les jours se suivent et le constat reste le même : la population pénale est de plus en plus violente et nos conditions de travail ne cessent de se dégrader.
C’EST LE RAS-LE BOL POUR LES PERSONNELS DU CD SALON
Le bureau local FO Salon APPORTE tout son soutien aux collègues blessés et se tiendra à leurs dispositions pour les accompagner dans leurs démarches administratives et pénales !
Le bureau local FO réitère tout son soutien à nos camarades blessés.
Le bureau local FO Salon DEMANDE des sanctions à l’encontre de l’agresseur
Ce samedi 16 décembre 2023, une nouvelle agression a encore eu lieu sur l’un de nos collègues au bâtiment B, pas par un de nos pensionnaires, mais par deux !!!
Les faits se sont produits après l’heure du passage des douches, les deux protagonistes ont réclamé la douche après l’heure du passage prévu par le règlement intérieur….
L’agent leur a clairement expliqué que le passage des douches était fini depuis 8h30 et qu’ils ne se sont signalés qu’après l’horaire réglementaire pour bénéficier de la douche. En effet, ni le PCH avec l’interphonie ni même l’agent de coursive n’ont été sollicité en temps voulu par ces messieurs…
Suite à l’annonce du refus légitime de l’agent de leur octroyer la douche, le collègue a voulu refermer la porte mais les deux occupants de la cellule ont alors violement repoussé la porte ! Porte qui a alors violemment percuté la tête de notre collègue !!!
L’alarme a été déclenché et les collègues sont arrivés en renfort afin de mettre fin à l’agression en mettant l’un des individus violents en prévention.
Bilan de cette agression gratuite et d’une extrême violence : 3 jours d’ITT pour notre collègue.
Suite à cette lâche agression, les collègues ont effectué une fouille de la cellule et on fait des découvertes plutôt intéressantes
1 téléphone
5 câbles de chargeur
2 blocs de chargeur
1 cigarette électronique
2 grammes de cocaïne
10 grammes de résine de cannabis
Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé.
Le bureau local Force Ouvrière Justice attend une réponse ferme du tribunal de Bobigny et que les deux détenus soient punis avec la plus grande fermeté.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande le transfert des deux détenus dès la fin des 30 jours du QD.