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Prison d’Avignon-le-Pontet : Détenu récidiviste. Nouvelle agression sur la MAH2 !!

Le mardi 12 décembre 2023, au rez-de-chaussée de la Maison d’Arrêt (MA) 2, un incident grave a eu lieu lors de la distribution des repas, vers 17h20.

Un détenu a exigé de se rendre à la cabine téléphonique. Face au refus de l’agent, l’individu a défié le surveillant d’étage par un refus de réintégrer sa cellule et a réagi avec violence, bousculant violemment le surveillant.

L’agent, ayant tenté de repousser le détenu, a été entraîné dans la cellule du détenu car celui-ci s’est agrippé à son gilet pare-lame.

DANS UN ACTE D’AGRESSION EXTRÊME, LE DÉTENU A

ÉTRANGLÉ L’AGENT !!!

L’intervention rapide de l’auxiliaire d’étage et d’un autre agent a été nécessaire pour maîtriser le détenu. L’alarme portative a été déclenchée et une équipe d’intervention a été appelée pour mettre fin à l’incident et placer le détenu au Quartier Disciplinaire (QD).

L’AGENT, VICTIME DE L’AGRESSION, A ÉTÉ TRANSPORTÉ AUX URGENCES DE L’HÔPITAL D’AVIGNON !!!

Ce détenu, connu par notre établissement pour son comportement difficile lié à des problèmes mentaux, ne cesse d’effectuer des aller-retours entre notre établissement et l’hôpital psychiatrique.

CE N’EST PAS SA PREMIÈRE AGRESSION !!!

Combien de temps encore nos agents vont-ils devoir subir les crises de ces détenus psychologiquement instables ?

FO Justice EXPRIME son soutien indéfectible à notre collègue et lui souhaite un prompt rétablissement.

FO Justice EXIGE une sanction sévère, tant sur le plan administratif que pénal pour cette attaque.

FO Justice FÉLICITE nos agents de terrain pour la gestion de ces profils particuliers qui n’ont pas leur place en établissement pénitentiaire, mais plutôt en établissement psychiatrique.

FO Justice EXIGE que ce détenu soit placé en unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) à l’issue de son QD puis son transfert disciplinaire sur un autre établissement pénitentiaire.

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Prison de Villenauxe-la-Grande : CSA du 12 décembre 2023

Mesdames, Messieurs,

Nous ne pouvions pas commencer ce CSA sans saluer vivement le travail des personnels du Centre de détention de Villenauxe-la-Grande, qui, malgré tout ce qu’on peut en dire, « tient le bateau ».

Des personnels méritants et qui sont pourtant malmenés par cette voyoucratie, dont les profils sont de plus en plus violents, et ce, malgré la volonté de l’administration de l’endiguer depuis 2014 par des plans anti-violence. Alors, nous allons entendre que nous sommes dans une prison et que ce sont les aléas du métier. Chacun aura son propre jugement, en fonction de son angle de vue, il y aura sans nul doute une distorsion entre ceux qui vivent l’action au quotidien et ceux qui l’observent, assis dans leur bureau.

Une partie du problème est là : dénigrer le travail de l’un et de l’autre, sans véritablement connaître les missions et les contraintes respectives.

Le management qui se dit « bienveillant » dans notre établissement ressemble plutôt aux Fourches caudines. Entre propos limites, demandes d’explication, etc., en bref une malveillance non dissimulée ! Mais une catégorie d’élus profite de passe-droits et de clientélisme, tout cela de manière ostensible.

Un fonctionnement ravageur, quand les personnels attendent un peu d’égard sur leur travail. On entend souvent que nous sommes des idiots, qu’il faut casser du surveillant… nous en resterons là tellement les choses sont pathétiques et paradoxales quand on sait que l’on peine à recruter. D’ailleurs, on entend en retour du discours managérial des surveillants qui parlent de démission, de passerelle à l’approche de la catégorie B, en somme, un prêté pour un rendu qui, au final, nous amènera à ne plus avoir grand monde. À Villenauxe-la-Grande, la synthèse du management serait « tais-toi et avance … et ne demande rien » ! Il est finalement normal et humain que les personnels viennent à reculons.

Nous rappellerons qu’il n’est pas possible d’effacer le propre de l’individu et de ses limites physiologiques. Être fatigué, stressé, épuisé est entendable pour tout être humain. Nous sommes dans une profession qui cumule tout cela et se foutre en plus de la vie privée et des difficultés que chacun peut rencontrer n’est pas entendable. Alors, ce qui est brandi tel un étendard sur un champ de bataille, l’absentéisme, est la cause de tous les maux. Un effet de manche facile, mais pas très beau. Un cache-misère de ce que nous avons suffisamment dénoncé : le volume d’incompétence du service des agents dans un aussi petit bureau, improbable … Mais il y a peut-être là deux pistes : la bienveillance entre individus qui travaillent ensemble, mais aussi s’intéresser aux difficultés humaines.

Il semble que tout soit dit, nous vous donnons en synthèse ce que nous pensons de la bienveillance à Villenauxe-la-Grande.

M. le directeur, vous avez votre part dans ce jeu, loin de tout, vous avez délégué jusqu’à en devenir inexistant aux yeux des personnels, en sortant parfois du bois tel un père Fouettard, ou encore pour moraliser. Vous avez une drôle de notion de la fonction de directeur.

Et là, ce n’est pas une question, c’est ce que nous pensons. Vous ne serez pas d’accord, mais penser n’est pas encore interdit.

Dans votre établissement, la vie privée des personnels n’existe pas. Toute personne qui détient des éléments fait preuve d’indiscrétion. Pourtant, notre code de déontologie et la CNIL sont bien clairs sur tout cela.

En ce qui concerne le dialogue social, qu’en dire…le sujet est tellement vaste !

Il est d’ailleurs inexistant, nous n’avons jamais eu les documents utiles au travail syndical, comme la Charte des temps par exemple.

Le dialogue social s’apparente à de la ruse lorsque des choses sont actées sans être mises à l’ordre du jour et encore votées, comme lors de ce CSA du 30 juin 2023. Nous vous parlons des plaquettes de nuit, une énième transformation sans consultation, la suppression du lit à la porte d’entrée alors que notre établissement n’a pas de porte dormante. Nous ne contesterons pas à proprement dit ce CSA aujourd’hui, mais nous le ferons annuler dans son intégralité par la voie régionale, car le cadre du dialogue social n’a pas été respecté.

Et nous pouvons encore évoquer l’ordre du jour de ce CSA que vous tenez aujourd’hui :

C’est bien la première fois que nous voyons que nous sommes appelés à voter des fiches de poste, d’autant plus qu’il s’agit d’officiers :

Premièrement, les fiches de poste n’ont pas vocation à être validées en CSA, mais c’est plutôt la Charte des temps qui sert à construire les fiches de poste.

Deuxièmement, une Charte des temps particulière aux officiers doit être rédigée. À quoi bon nous présenter des fiches de poste d’officiers ce jour ?

Vous nous présentez également des mesures relatives au service, là encore sans documents préalables.

Mais vous souhaitez aussi nous présenter un focus sur la déontologie, une présentation du plan de prévention des suicides et de lutte contre les violences.

Nous ne savons pas à quoi sert ce type de présentation puisque la direction centrale de l’administration pénitentiaire a largement communiqué sur ces sujets par intranet, et ce, depuis un moment, et que vous-même les avez diffusés à travers des notes de service avec ces documents en pièce jointe. Nous vous remercions pour cette redite, mais nous vous rappelons que nous savons lire.

Une chose nous interpelle également : vous avez convoqué des personnes en tant qu’experts, mais sur leur convocation figure l’intégralité des points évoqués au CSA. Nous vous rappelons que les experts viennent à votre demande ou à celle de toute OS siégeante, mais qu’ils n’ont vocation qu’à amener leur expertise sur leur sujet. Ils ne peuvent pas rester pendant tout le CSA, c’est une règle et il ne semble pas possible d’y déroger.

Nous aurions tant de choses à dire, mais votre temps est tout aussi précieux que le nôtre et nous savons que vous nous écoutez sans nous entendre. Nous vous indiquons toutefois que nous ne siégerons à aucune réunionite concernant notamment la gestion des bâtiments B et C. D’ailleurs, nous ne comprendrons jamais comment vous pouvez scinder le fonctionnement de deux bâtiments dans une seule et même structure. Pour le bureau Force Ouvrière, la gestion d’une détention est globale. Nous vous laissons libre de la gestion, de toute façon, ces réunions sont précuites.

Dernier point évoqué, nous nous interrogeons également, mais sans vouloir polémiquer, sur la personne que vous avez placée en tant que référente handicap puisqu’elle représente l’administration au sein du comité médical. Nous poserons cette question à nos instances régionales.

Pour conclure cette longue déclaration liminaire, nous ne participerons pas à un dialogue de sourds, nous avons des instances régionales et nationales réactives et à notre écoute. Le dialogue social se fera par ces deux biais, en l’absence de dialogue social au sein de notre établissement.

Le bureau local Force Ouvrière vous souhaite une belle journée.

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CSA Interrégional PACA-Corse du mardi 12 décembre 2023

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI),

Nous voici réunis pour la dernière session du CSAI pour marquer la fin de cette année 2023 et nous permettre de dresser le bilan suivant. Alors que les agents et leurs familles se préparent pour les fêtes de fin d’année, FO Justice PACA-Corse ne peut ignorer l’insuffisance criante de personnels qui touche l’ensemble des structures de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille !

Monsieur le Président, malgré vos efforts pour renforcer les effectifs des agents sur notre DISP à l’occasion de la prochaine campagne de mobilité des surveillants et surveillants brigadiers, nombre d’entre eux resteront encore en deçà de ce taux en raison de la date de prise de fonction éloignée prévue le 1er juillet 2024 !

Aujourd’hui, nos établissements déplorent plus de 10% de vacances de poste sur leurs structures, alors même que les missions se multiplient et que la charge de travail ne cesse d’augmenter. Cette situation alarmante ne va faire que s’aggraver en 2024, avec des taux de couverture qui vont encore chuter, en attendant l’arrivée des nouveaux mutés et les sorties d’école.

FO Justice PACA-Corse, vous exhorte donc à prendre soin de nos ressources humaines, de ces précieux « agents pénitentiaires, personnels administratifs, techniques, de la PJJ et CPIP » qui sont devenus une denrée rare.

FO Justice PACA-Corse reconnaît et salue vos efforts pour valoriser davantage les agents. Toutefois, nous constatons et déplorons toujours le fait que, malgré les garde-fous mis en place par l’administration, certains membres de la hiérarchie usent de leur position pour maltraiter les agents !

Nous aborderons plus largement ce sujet lors du prochain CSAI-FS le 21 décembre prochain, mais il est essentiel de souligner dès maintenant que certains agents, tous corps et grades confondus, respectueux de leur hiérarchie, subissent des traitements dégradants, des humiliations et même des violences verbales de la part de leurs supérieurs. Leurs comportements sont inacceptables, nuisent à leur dignité professionnelle et enfreignent le code de déontologie qui, rappelons-le, s’applique à TOUTES et TOUS !

Comment pouvons-nous tolérer une telle situation au sein de notre administration ? Les agents, en plus des rappels et de la surcharge de travail n’ont pas à subir ces formes de violence !

La Qualité de Vie au Travail (QVT) est un enjeu majeur dont s’est saisie la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP).

Notre DISP pourrait et devrait se positionner en modèle. L’équipe FO Justice PACA-Corse vous demande de rappeler à vos chefs d’établissements (CE) qu’il est primordial d’accorder davantage d’importance aux alertes des agents et qu’il leur revient d’adopter un management bienveillant, plutôt que de balayer ces problèmes sous le tapis de l’indifférence !

Nombreux sont les agents qui redoutent leur hiérarchie et hésitent à signaler des problèmes, craignant que leurs alertes ne soient simplement ignorées, étouffées ou pire… qu’il leur en soit tenu grief !

AIDONS-LES !!! PROTÉGEONS-LES !!! SOUTENONS-LES !!!

En outre, il est crucial pour FO Justice PACA-Corse de discuter du système anti-drones. Bien qu’il réponde au cahier des charges de la DAP, ce système a déjà révélé ses faiblesses face aux délinquants et ces derniers réussissent à livrer des « colis ». Pour FO Justice PACA-Corse, il serait judicieux d’envisager des mesures complémentaires !

Pour terminer, FO Justice PACA-Corse souhaitait évoquer la sécurité du personnel du Centre de Détention (CD) de Casabianda. Nous exprimons notre indignation suite aux menaces et intimidations auxquelles les agents sont confrontés. Il est impératif que notre administration prenne des mesures immédiates, notamment en envoyant des renforts de l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ERIS) de Marseille.

Et que dire de certaines notes de service de la Direction Interrégionale qui semblent ne pas pouvoir traverser la Méditerranée, ou d’autres qui, une fois parvenues à bon port, se révèlent inadaptées à la structure ?

Monsieur le Président, nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à ignorer tous ces problèmes. Nos agents méritent mieux, ils méritent respect et soutien pour accomplir leurs tâches dans les meilleures conditions possibles. Ils méritent une hiérarchie responsable et une administration qui prend leurs préoccupations au sérieux !!!

FO Justice PACA-Corse est déterminé à se battre pour ces droits et à mettre en lumière ces problèmes afin d’améliorer la vie de nos agents. Et nous espérons que vous, Monsieur le Président, vous joindrez à nous dans cet effort.

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UHSA Rennes-Vezin : Stop à l’hémorragie !

L’équipe Interrégionale FO Justice, accompagnée par le secrétaire local FO Justice du CP Rennes-Vezin, est allée à la rencontre du personnel de surveillance travaillant à l’UHSA de Rennes-Vezin.

Nous avons été choqués par ce que nous avons vu et entendu, le constat est simple :

Ce service est totalement laissé à l’abandon et le personnel y travaille dans des conditions honteuses !

On ne parle plus de sous-effectif, c’est carrément l’hémorragie au sein de l’UHSA :

Ce service devrait compter 28 personnels de surveillance, et nous sommes très loin du compte ! Actuellement, seulement 16 collègues travaillent au sein de cette unité. Soit une carence en effectif de plus de 43 % ! C’est juste aberrant !

Et que fait notre administration pour mettre en place un recrutement digne de ce nom, qui permettrait de combler les départs (retraite, mutation, …) ?

Rien !

Pire encore, notre Direction Interrégionale est trop occupée à faire monter les effectifs en ELSP sur le CP Rennes-Vezin.

L’UHSA, quant à elle, n’a pas bénéficier de recrutement depuis beaucoup trop longtemps, et les personnels de surveillance qui seraient intéressés pour y travailler sont gentiment redirigés vers les ELSP ! A tel point aujourd’hui qu’ils ne souhaitent plus postuler sur l’UHSA, par crainte de ne pas y être positionnés !

Cette façon de faire est lamentable !

La conséquence directe est, qu’en plus de cette énorme carence en personnel de surveillance sur le site, il n’y a plus de réserve pour l’UHSA.Les conditions de travail se dégradent depuis plusieurs années déjà, dans une inertie totale de notre administration. Et ce sont, encore et toujours, les collègues qui trinquent !

Le nombre de missions reste inchangé malgré une équipe d’escorte en moins ; les heures supplémentaires explosent ; les collègues s’épuisent ; la fatigue, autant physique que morale, se fait de plus en plus ressentir. Les risques psychosociaux sont plus que présents au sein de cette unité.

L’administration attend toujours plus des agents sans aucune considération en retour, sans aucune prise en compte de leur santé et de leur sécurité, pas plus que de leur vie privée !

Idem pour les moyens matériels, notamment les gilets tactiques, qui ne sont absolument pas adaptés aux plaques que les agents doivent porter en fonction de la nature des missions exercées.

La direction du CP Rennes-Vezin devrait avoir honte !

Vous auriez pu fournir les plaques avec les gilets tactiques et ainsi éviter le « bricolage » que VOUS faîtes subir aux collègues !

FO Justice UISP Rennes sonne l’alerte : Arrêtez d’isoler et d’ignorer sciemment ce service !

FO Justice UISP Rennes exige un recrutement local à hauteur des attentes du personnel de L’UHSA Rennes-Vezin !

FO Justice UISP Rennes exige un équipement du gilet tactique complet et optimal, afin que les collègues puissent travailler dans des conditions sécuritaires et dignes de leurs missions.

FO Justice UISP Rennes rappelle qu’il n’est jamais bon de laisser un service à l’abandon. Vous créez de la frustration et de la colère en usant les personnels de la sorte et en les ignorant. Cela risque d’avoir des répercussions graves sur leur santé et leur sécurité !

FO Justice UISP Rennes attend de réelles avancées pour les personnels pénitentiaires de l’UHSA Rennes-Vezin ! Nous veillerons à ce que leur conditions de travail s’améliorent, et rapidement !

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