Aucun policier, gendarme ou surveillant pénitentiaire ne fait ce métier pour avoir un jour à faire usage de son arme, encore moins pour ôter la vie.
Vendredi, un détenu s’est évadé de la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis, et le surveillant en poste au mirador a fait usage de son arme. Nous sommes SOULAGÈS qu’il l’ait seulement blessé, alors même qu’il aurait été parfaitement dans le cadre juridique si ce tir s’était avéré létal.
Soulagés, car un homme serait mort.
Soulagés, car notre collègue aurait été placé en garde à vue et marqué à jamais, lui ainsi que sa famille.
Soulagés, car toute une profession aurait été, une fois de plus, jetée à la vindicte populaire.
Soulagés, car cela aurait ajouté de la tension dans le pays et donné aux voyous cagoulés un prétexte de plus pour tout casser dans les rues, et aux voyous en cols blancs une occasion malsaine de venir déverser leur haine « du bleu » sur les plateaux de télévision.
Les femmes et les hommes qui représentent les forces de l’ordre sont de toutes origines, issus de tous les milieux. Ils s’engagent pour protéger, défendre et porter secours à nos concitoyens. Voilà leur seule et unique motivation, leur seul et unique devoir.
Nous avons une pensée pour notre collègue et camarade policier, qui est aujourd’hui incarcéré ainsi que pour sa famille. Gardons présent à l’esprit que cela peut arriver à n’importe lequel d’entre nous.
Depuis plusieurs jours, l’Administration Pénitentiaire fait face à des attaques sur plusieurs structures pénitentiaires auxquelles l’ensemble des Personnels doivent répondre avec le plus grand professionnalisme au péril de leur intégrité physique. Il en va de même pour les attaques qui visent directement les agents à l’extérieur des établissements.
POUR FO JUSTICE, C’EST INTOLÉRABLE ET LA RÉPONSE PÉNALE DOIT ÊTRE À LA HAUTEUR DE CES FAITS !
FO Justice apporte tout son soutien à l’ensemble des Personnels mobilisés depuis le début des évènements et les félicite. Nous serons à leurs côtés quoi qu’il arrive.
Cependant, FO Justice appelle au calme et à la raison nos concitoyens. La mort d’un homme est toujours un drame, mais ne saurait justifier en rien un tel déferlement de violence !