Ce mercredi 8 juillet 2026 au matin, le RDC c a été le théâtre d’un événement d’une violence inouïe . Un énième épisode qui vient illustrer, de la manière la plus dramatique qui soit, le quotidien de VLM. Nous ne sommes pas un hôpital psychiatrique, et pourtant, nos agents gèrent l’ingérable.
Tout commence par un caprice de promenade de la part d’un détenu souffrant de lourds troubles psychiatriques, déjà placé sous le régime de la promenade isolée en raison de sa dangerosité .Face au refus légitime et réglementaire des personnels d’accéder à son exigence, les autres cours étant occupées, l’individu bascule instantanément dans la virulence. Menaces, agitation frénétique, tentative d’escalade et appels à la prière.
De retour en cellule, la tension monte d’un cran .Le détenu provoque un tapage, défie le gradé de secteur et dissimule des lames de rasoir dans sa bouche. Devant ce profil hautement imprévisible et dangereux, la mise en prévention est ordonnée .les agents s’équipent.
A l’ouverture de la cellule barricadée, le drame se noue en une fraction de seconde. Le détenu se porte un violent coup de lame à rasoir à la gorge avant de s’effondrer dans une mare de sang.
Confrontés à une scène d’une violence absolue et à une hémorragie massive, nos collègues équipés, coordonnés et renforcés, ont fait preuve d’un sang-froid exceptionnel, d’une lucidité rare et d’une maitrise technique irréprochable.
Grace à leurs gestes de premiers secours immédiats, ils ont littéralement arraché cet homme à la mort avant l’arrivée des pompiers.
FO VLM tient à saluer solennellement l’héroïsme, le courage de l’ensemble des personnels civils et pénitentiaire mobilisés ce matin. Au-delà de l’action héroïque de nos personnels, FO justice refuse de banaliser ce genre d’événement. Ce matin, nous avons frôlé le pire. La lame de rasoir s’est retournée contre lui. Demain, qu’en sera-t -il de nos collègues ?
FO VLM exige un soutien psych ologique et un suivi rigoureux pour tous les agents ayant été confrontés à cette scène traumatisante.
Une réflexion de fond avec l’ARS et l’AP sur le maintie n en détention de profils psy aussi lourds.
Des félicitations officielles et des distinctions pour les agents et gradés dont le comportement exemplaire a permis d’éviter le pire.
La psychiatrie n’a pas sa place en détention classique ! Des profils d’une telle dangerosité, pour eux-mêmes et pour les autres, relèvent d’une prise en charge médicale lourde « UHSA, hospitalisation d’office », non des cours de promenade d’un centre pénitentiaire.