Chacun de nous en parle, en a parlé ou bien en parlera, la gestion de détention est une question centrale pour tous les personnels de notre établissement. Une évidence puisqu’elle est intrinsèquement liée aux conditions de travail. Nous sommes dans l’indigestion, il faut dire que tout ce qui a été décidé depuis plusieurs années n’a été qu’une succession de couches, tel un mille-feuille de mauvaise qualité.
Alors, la première des questions s’adresse à vous M. le directeur : combien avez-vous de surveillants sous votre commandement ?
Une question qui peut paraître saugrenue au premier abord, mais c’est la réponse que l’on nous apportera ou non qui nous l’indiquera, ou bien l’absence de réponse, ce qui est devenu pour nous une habitude.
Nous avons l’organigramme de référence qui, à notre connaissance, n’a fait l’objet d’aucun avenant pour le modifier. Et si cela est le cas, nous souhaiterions en disposer…
Dans le cadre du dialogue social souhaité par notre administration, nous voudrions de la transparence, pour être force de proposition. Pour que cela puisse se faire, nous souhaitons disposer des procès-verbaux de CTS relatifs à : (n’ayant eu qu’un seul CSA depuis le début de l’année au lieu des quatre indiqués dans le règlement intérieur type fourni par l’administration).
La suppression du surveillant cantine, cela éviterait que les jours de distribution soient un « bordel » sans nom !
Le vestiaire, où il devrait y avoir 2 postes vestiaire, 2 agents à temps plein ne semble pas dénué de sens au vu du travail que ce poste nécessite.
La modification des postes PCI2 et Quartier2, passés en coupure, où les horaires amènent à découvrir les postes au moment le plus sensible, aberrant !
La suppression des 3 agents disponibles et mouvements, qui crée une injonction paradoxale des ordres : l’agent doit occuper les coursives de son étage, mais également les mouvements accompagnés au niveau de la « rue ». (sans note de service)
Ou encore
L’équipe parloirs qui était initialement de 5 a tout simplement été décimée. Tout cela indique que le mille-feuille est vraiment de mauvaise qualité, sans aucune concertation ni aucun vote, comme les plaquettes de nuit ou la suppression du lit à la porte d’entrée, et cette dernière plaquette de nuit…
Et l’indigestion est exacerbée par l’accumulation des mouvements qui ne sont pas structurés, à laquelle s’ajoutent la découvre et la suppression de postes de manière récurrente. Les notes qui sont aussi nombreuses que complexes, comme celle de l’USCA, urgence ou pas urgence, l’agent doit savoir … compliquée quand même l’histoire ! Et il y aurait tant à dire.
Mais avant tout, il faut déjà nous fournir les comptes-rendus de C.T.S. Si cela est compliqué, nous demanderons les comptes-rendus des C.T.I pour voir ce qui a été acté à l’unilatérale et ce qui a été fait dans le respect du dialogue social.
Nous comprenons la démotivation des agents, mais nous ne pouvons en aucun cas l’accepter. Pour que cela change, le bureau local FO Justice compte sur vous, M. le directeur, pour enfin avancer de manière efficace.